Régions Est Actu Est
 

Phénomène des chiens errants à Souk Ahras

2 330 morsures enregistrées en 10 mois

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 26.12.17 | 12h00 Réagissez

La prolifération des chiens errants en milieu urbain et semi-urbain est depuis peu présentée comme un problème de santé publique par les responsables de plusieurs secteurs, ainsi que quelques acteurs du mouvement associatif.

Les chiffres effarants communiqués récemment aux différents organes de presse suscitent une inquiétude majeure par rapport aux risques des morsures et à leurs séquelles ressenties par les victimes, dont des enfants en bas âge. Les doléances des citoyens à ce sujet sont souvent renvoyées aux calendes grecques par les édiles municipaux, sinon diluées dans un discours peu consistant.

Selon un bilan annuel de la direction de la santé et de la population (DSP) la wilaya de Souk Ahras a enregistré entre les mois de janvier et novembre de l’année en cours pas moins de 2 330 morsures, dont 721 cas au chef-lieu de la wilaya, suivi de Sedrata, avec 285 morsures, alors que les communes de M’daourouch et de Taoura occupent respectivement les troisième et  quatrième positions, avec 166 cas pour la première et 114 pour la seconde.

Le même bilan fait état de plusieurs difficultés dans la prévention et la prise en charge rapide des victimes, et ce, à cause de l’éloignement de certaines régions des grandes agglomérations et de la négligence constatée pour certains cas, où la victime, ou ses parents, transfèrent le patient après complication.

Sur un autre volet, des habitants des quartiers de la périphérie du chef-lieu de la wilaya ont tiré la sonnette d’alarme quant à l’existence de plusieurs chiens dits «dressés pour des objectifs précis», dont le gardiennage, et qui représentent le même danger, si bien qu’une faune de jeunes délinquants utilisait, il y a quelques années, ces animaux pour menacer les citoyens et les agresser.

Le rôle des APC n’est pas à négliger, et c’est d’ailleurs dans cet esprit qu’un élu communal a récemment plaidé en faveur des opérations d’abattage dans les 22 communes concernées par ce phénomène.

«Pour ceux qui tentent vaille que vaille de banaliser ce problème, je dirais que nous venons d’atteindre la cote d’alerte, dans la mesure où il ne se passe pas un jour sans que l’on entende parler d’une personne assaillie par une meute de chiens, notamment la nuit et au petit matin», a-t-il déclaré lors d’une réunion offi-cielle.                                                                          

Abderrahmane Djafri
 
Loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie
 
Loading...