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Relations algéro-italiennes

Quand une langue booste l’économie !

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le 04.11.17 | 12h00 Réagissez

 
	Pasquale Ferrara, ambassadeur d’Italie à Alger
Pasquale Ferrara, ambassadeur d’Italie à Alger

L ’ambassade d’Italie à Alger compte développer davantage la langue italienne en Algérie.

Et cela a une dimension non seulement culturelle, mais surtout économique. Invité récemment par l’organisation patronale Ceimi à Blida, Pasquale Ferrara, ambassadeur d’Italie à Alger, a déclaré qu’un projet lié au développement de l’italien dans les écoles est en cours, et ce, en collaboration avec le ministère de l’Education nationale.

Pour le diplomate, un Algérien qui apprend l’italien a plus de chances de tisser des liens avec l’Italie, notamment dans le domaine économique et commercial.

«Et cela est tout bénéf pour les relations bilatérales entre les deux pays», défend-il. «Actuellement, ils sont 13000 élèves à suivre des cours d’italien dans les établissements scolaires publics. Ce nombre est appelé à croître dans le futur», avance le diplomate. La langue italienne est enseignée dans trois universités du pays, à savoir Blida 2, Annaba et Alger 2.

Mais nombreux sont les diplômés en italien qui se retrouvent au chômage à cause du manque de postes budgétaires en rapport avec cette langue dans le secteur de l’enseignement.

Ce problème sera un tant soit peu résolu avec la généralisation progressive de cette langue dans les écoles, rassure-t-on. «90 enseignants d’italien dans des établissements scolaires publiques ont été formés en didactique et pris en charge par l’ambassade d’Italie. Bref, notre but est de rendre l’italien attractif en Algérie», ajoute le diplomate.

Pour rappel, «l’enseignement de la langue italienne dans les écoles algériennes a vu le jour en 2004, avec l’institution de cours facultatifs et extra-scolaires, à la suite de l’Accord culturel de 2002 et grâce à la contribution économique du ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI).

En 2013, la langue italienne a été enfin introduite par le ministère algérien de l’Education nationale dans le cadre des programmes scolaires du système éducatif, en tant que troisième langue étrangère, au même titre que les langues espagnole et allemande», lit-on sur le site internet de l’ambassade d’Italie en Algérie.

Pour Kamel Moula, président du Ceimi, l’Italie a toujours été présente en Algérie, notamment à travers ses équipements et machines industrielles très demandés, selon lui, par les opérateurs économiques algériens. «Les machines made in Italy ont toujours eu du succès grâce à leur bon rapport qualité/prix.

Dans les moments difficiles, soit durant les années 90, beaucoup d’entreprises algériennes ont eu recours au matériel italien pour démarrer leur activité ou renouveler leur parc. Les opportunités qu’offraient les fabricants italiens aux opérateurs économiques algériens sont salutaires. Même durant la Révolution nationale, des armes en provenance d’Italie ont servi la cause nationale».

On apprend par ailleurs, lors de la même visite, que les pourparlers sont toujours en cours pour ouvrir une usine de montage de véhicules Fiat à Tiaret. «Ils sont bien avancés», rassure le diplomate italien. «L’idéal est d’arriver à exporter vers l’Afrique les voitures Fiat montées à Tiaret», espère le président du Ceimi.

 

Mohamed Benzerga
 
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