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Restauration du Lycée Ibn Rochd

Plus de 15 milliards dépensés presque pour rien

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le 09.12.17 | 12h00 Réagissez

 
	Le lycée Ibn Rochd
Le lycée Ibn Rochd

Même si une importante somme dépassant les 15 milliards de centimes a été consacrée à la réhabilitation du lycée Ibn Rochd (ex-Duveyrier), les travaux semblent défectueux, quatre ans à peine après leur réception.

En effet, cela concerne surtout l’étanchéité. A chaque fois que la pluie fait son apparition, l’eau pénètre à l’intérieur de certaines classes, engendrant ainsi des désagréments dans le bon déroulement des cours. La remise en état du lycée en question était pourtant engagée suite à un projet présidentiel concernant la réhabilitation des anciens lycées à valeur historique. L’établissement secondaire en question a vu le passage sur ses bancs de grands héros de la Révolution nationale, à l’instar de Abane Ramdane, M’hammed Yazid, Ali Boumendjel ou encore Benyoucef Benkhedda.
 

A-t-il été mal réhabilité ?

La direction des équipements publics de la wilaya de Blida se veut rassurante. Selon une source fiable, les travaux ont été concrétisés «selon les normes et réceptionnés officiellement, donc validés. Le bureau d’études est de Tlemcen, il a eu un prix national. Pis encore, un avis d’appel d’offres a été lancé pour le choix du bureau d’études et de l’entreprise chargée de la réhabilitation».
«Le lycée Ibn Rochd est très ancien, sa construction remonte à plus de 130 ans. Sa réhabilitation a été très difficile, vu sa fragilité et ses murs porteurs très délicats. L’entrepreneur a fait de son mieux pour le réhabiliter», insiste-t-on, tout en reconnaissant que l’Algérie manque de vrais restaurateurs. Notre source nous informe que la bâtisse abritant le lycée a été trouvée dans un piteux état. «Les fissures étaient partout, les fils électriques n’étaient pas bien protégés.

Le cumul du manque d’entretien à travers les années était bien visible». Une chose est sûre, l’état actuel du lycée Ibn Rochd n’a pas laissé indifférent le wali de Blida. Ce dernier a décidé d’enquêter sur les «éventuelles malfaçons qui auraient été commises par le maître d’ouvrage, le bureau d’études ou l’entreprise chargée de la réhabilitation». Il a d’ailleurs déclaré qu’il était prêt à déposer plainte et à poursuivre celui ou ceux qui ont enfreint la réglementation.

 

Mohamed Benzerga
 
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