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CSP de Chebli : Faire avec les moyens du bord

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le 03.02.18 | 12h00 Réagissez

Le Complexe sportif de proximité (CSP) de Chebli (wilaya de Blida), samedi matin, une journée ensoleillée qui s’annonce, des dizaines de jeunes athlètes suivent, sur le terrain central (qui se veut en matico, mais qui, en vérité, selon les connaisseurs, ne convient à aucun sport), un stage national technique autour d’un art martial peu connu en Algérie, le Giao Long Vo Dao.

Rencontré sur les lieux, en survêtement et un sifflet au cou, le directeur, qui représente à lui seul la DJS en cette journée de week-end, nous fait part de ses projets et de ses problèmes. «Ma mission est de créer des activités sportives saines pour lutter contre l’oisiveté qui est mère de tous les vices et de tenir par la main les jeunes de cette ville pour les éloigner des maux sociaux qui les guettent constamment».

Au CSP de Chebli, plusieurs activités sont exercées : le VCC (Vélo Club de Chebli) s’y entraîne régulièrement, ses membres, de jeunes adolescents, veulent raviver la flamme de la glorieuse star de la petite reine, Zaâf Abdelkader, emblème de cette ville de la Mitidja. Les arts martiaux, sous presque toutes leurs formes, sont pratiqués dans la salle de ce complexe.

Le handball est présent avec une école, des benjamins et des minimes. Des séances d’aérobic font le plaisir des femmes de la région. Sur le plan culturel, une troupe de musique andalouse, El Ghaouthia, fait des merveilles. Des cours de musique sont même donnés aux jeunes amateurs par un enseignant chevronné.

Le personnel du CSP de Chebli se résume à un directeur, une secrétaire et un agent. Le premier responsable se plaint du manque de personnel : l’endroit n’est pas gardé continuellement : un seul agent ne peut pas assurer la sécurité jour et nuit du complexe, qui a besoin, entre autres, d’une clôture. Un toboggan a été récemment installé, mais l’endroit n’a pas été aménagé pour accueillir des enfants : des risques d’accidents existent sérieusement.

«Nous n’avons aucune aide, aucune subvention de quelque partie que ce soit. L’ODEJ de Blida (Office des établissements de jeunes), qui s’occupait du centre nous a envoyé une correspondance nous informant que nous ne dépendions plus de lui. Par exemple, dernièrement, j’ai demandé aux services de la commune une aide en détergents, un responsable m’a répondu que notre complexe ne dépend pas de l’APC. De qui dépend-on finalement ? Car, malgré toute la bonne volonté du monde, comme on dit chez nous, une main ne peut pas applaudir toute seule !»

Juste à l’entrée du complexe, un amas de débris, des tas de sable et de pierres et une énorme citerne toute rouillée ternissent le décor. Si les services de la commune ne sont pas responsables de l’entretien du complexe, qu’ils «balaient» au moins devant sa porte.
 

Mohammed Rahmani
 
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