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Blida : Les sans-abri... une misère froide

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le 01.03.18 | 12h00 Réagissez

En cette période hivernale, ils sont des centaines de personnes dans toutes les communes de la wilaya à vivre dans des conditions épouvantables et inhumaines.

Elles dorment sur des cartons, mangent sur les trottoirs.Hommes, femmes et enfants habitent la rue, livrés au froid et aux bandes de malfaiteurs, vivotant dans la misère la plus totale. Au niveau de la ville de Blida, des sorties nocturnes sont effectuées de temps à autre par diverses associations caritatives.

Nombreux sont ceux qui veulent venir en aide à cette frange de la société qu’on appelle ‘SDF’ (sans domicile fixe), afin de leur donner assistance et réconfort pendant un laps de temps. Dans l’une de ses sorties nocturnes, l’association des anciens scouts de Blida a procédé à la distribution de 70 repas chauds.

Il y avait au menu du riz en sauce avec viande, une hrira et une bouteille d’eau minérale à chacune des personnes dans des artères choisies à l’avance : 13 Mai, boulevard des 20 Mètres, Ouled Yaïch, Zabana et autres. Anéantis par le désespoir, plusieurs de ces SDF disent maudire le jour où ils sont nés et ne souhaitent qu’une seule chose : quitter ce monde qu’ils n’ont pas choisi, alors que d’autres ont toujours l’espoir de vivre une meilleure vie.

Allongé sur un matelas de fortune, Ali, d’une voix très faible, confie à l’assistance : «Dès que je vois ces gens venir vers nous, je me dis que l’espoir existe toujours». Le principal objectif des sorties nocturnes des équipes issues des associations caritatives, c’est de les rassurer, d’être à leurs côtés, de les écouter, car parfois ces derniers refusent même l’aide et surtout d’aller vers un centre d’accueil, dira un des responsables de cette sortie.

Et d’ajouter : «A écouter ces malheureux raconter leurs déboires, nous ne pouvons qualifier cet état de fait que de misère extrême. Sinon, comment expliquer que des femmes et des enfants sont délaissés, abandonnés, sans aucune aide.» Une femme du côté de la cité les ‘Bananiers», accompagnée d’un enfant de 12 ans, nous déclare : «Je les attends ‘‘ki hllal el aïd’’ (croissant lunaire annonçant l’Aïd).

A chaque fois que je les vois, cela me réconforte.» A la question de savoir pourquoi elle ne veut pas aller au centre, elle répond : «Dehors, je suis libre, au centre, c’est strict et d’ailleurs j’ai où aller.» Plusieurs questions méritent d’être posées à ce sujet. Quelles que soient les réponses à ces questions, la prise en charge de ces pauvres est obligatoire, voire impérative, car ce sont d’abord et avant tout des Algériens.

T. B.
 
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