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Beni Mered et Chebli (Blida) : Cheikh Moussa, «l’imam bâtisseur»

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le 26.12.17 | 12h00 Réagissez

Azzouni Ismaïl, plus connu sous le nom de Cheikh Moussa, ce jeune imam que certains qualifient de «modéré», d’autres d’«intellectuel», a prêché pendant plus de treize années la bonne parole en Amérique.

Il a réalisé des miracles pendant les six années qu’il a passées à Chebli. La mosquée El Forqane, sous sa direction, a connu un essor considérable. Elle se remplissait, chaque vendredi, au point que, parfois, les trottoirs avoisinants étaient pleins de fidèles, venus de différentes régions du pays, écouter son prêche hebdomadaire. Ils venaient écouter un discours plein de sérénité, où le mot «haram» ne ponctuait pas ses phrases, un débat où la science, la religion, la technologie, la culture et les arts se côtoyaient sans s’éliminer.

Il a exhorté les fidèles à l’aider à élargir la mosquée (qui ne pouvait plus contenir les visiteurs) et à pouvoir mettre à la disposition de ses habitués toutes les commodités nécessaires. La mosquée El Forqane s’est métamorphosée en quelques mois. Une école coranique, des classes pour le préscolaire et un espace pour les femmes ont vu le jour.

Cheikh Moussa, qui n’a pas coupé les ponts avec le temps qu’il a passé aux USA, y va périodiquement pour rendre visite à sa famille. Lors de l’une de ses visites, et pour s’acquitter de son «devoir hebdomadaire», la conférence du mardi que ses habitués attendaient avec impatience, a pu présenter son prêche en utilisant la technologie : la mosquée El Forqane s’est mise au skype (voir El Watan du 1/7/2012) ; elle fut la première qui, avec un ordinateur portable, quelques fils, un data show et un drap tendu entre les deux piliers du mihrab, a pu relier deux régions du monde éloignées l’une de l’autre le temps d’une conférence où l’orateur expliquait l’importance de la technologie dans la communication et dans la religion.

La mosquée, disait-il, doit suivre le mouvement, se mettre à jour et utiliser tous les moyens que la technologie met à sa disposition pour jouer son rôle de vecteur d’éducation, d’enseignement, d’information et de formation. Cheikh Moussa a quitté Chebli, depuis un temps. Il est actuellement l’imam de la petite mosquée Abderrahmane Ibn Khaldoun, située à Diar El Bahri, Béni Mered (Blida). En grand meneur d’hommes qu’il est, il a lancé, comme à Chebli, son projet d’agrandissement de la mosquée en commençant par la construction d’une école coranique pour les jeunes et les moins jeunes de ce quartier. Les gens se sont vite ralliés à son projet.

«La mosquée Abderrahmane Ibn Khaldoun sera métamorphosée, d’ici peu, avec la volonté et la générosité des donateurs qui joueront certainement le jeu», assure-t-il, avec un sourire plein de confiance. Cheikh Moussa sait les impliquer dans sa volonté de rendre «agréables, pratiques, accueillantes et modernes, les maisons de Dieu».

La petite mosquée de Diar El Bahri, que personne ne connaissait il y a quelques mois, se remplit aujourd’hui de visiteurs de toutes les régions de la wilaya. Cheikh Moussa est un exemple à suivre. Avec des imams jeunes, cultivés, très au fait de ce qui se passe dans le monde de la science et de la technologie, les mosquées ne s’en porteraient que mieux.
 

Mohammed Rahmani
 
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