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Une taxe pour rendre Alger propre ?

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le 08.10.17 | 12h00 Réagissez

En marge d’un séminaire tenu dernièrement à Tlemcen, la ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Mme Fatma-Zohra Zerouati, avait tenu à annoncer que les contribuables seront soumis à une nouvelle «taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) oscillant entre 1000 et 1200 DA annuellement».

Cela permettrait, selon la responsable de l’Environnement, de doter les collectivités locales d’une «ressource fiscale importante». Cette imposition serait-elle motivée par le souci d’améliorer le cadre de vie et le bien-être du citoyen, ou juste pour faire bénéficier les communes d’une manne financière conséquente ? L’interrogation n’est guère superflue, lorsqu’on sait qu’un pareil affranchissement existe déjà, aussi bien pour les ménages que pour les commerçants, même si ces derniers se montrent réfractaires. Pour rendre effective cette taxe, le gouvernement n’aura pas à s’entortiller les méninges pour trouver l’astuce en ces temps de vaches maigres. Il trouvera certainement les mécanismes adéquats pour faire greffer à l’une des quittances de la consommation domestique d’énergie ou de l’eau du contribuable la fameuse TEOM, comme ce fut le cas pour la taxe de la télévision introduite dans la redevance de l’électricité.

Dès lors, la question qui reste en suspens et que le département de l’Environnement semble éviter d’aborder est comment rendre la cité propre, grâce à ce renflouement d’argent qu’on envisage. Certes, ne pas s’acquitter de sa quote-part en matière d’impôt et de fiscalité, qui conditionnent, bien entendu, l’existence des recettes publiques, relève de l’incivisme, voire de l’objection de conscience, mais y aura-t-il une contrepartie indirecte matérialisée sur le terrain suffisamment envahi, faut-il répéter, par l’activité informelle? Ces fonds qui serviront de remise à flot des collectivités locales permettront-ils de redorer le blason de nos villes en matière de salubrité publique et d’améliorer la qualité de vie dans les abords de nos chaumières largement en porte-à-faux avec l’éco-responsabilité  ?  Ce prélèvement de taxe du contribuable sera-t-il investi dans des campagnes de sensibilisation et de communication à même de faire adhérer le contribuable à planter un décor moins inhospitalier dans son quartier ? Moult interrogations qui interpellent, en tout cas, une stratégie efficiente susceptible d’affranchir El Djazaïr Ibn Mezghenna et les autres villes de leur gadoue. Dans le cas opposé, ce ne serait pas moins jeter son bonnet par-dessus les moulins.

 

M. Tchoubane
 
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