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Une journée de Ramadhan : Les prix abordables sur le marché

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le 01.06.17 | 12h00 Réagissez

 
	Un bon Ramadhan passe obligatoirement par une virée au marché
Un bon Ramadhan passe obligatoirement par une virée au...


Si pour de nombreuses personnes, la journée durant le mois de Ramadhan débute à 15h, d’autres au contraire la commencent bien avant et parfois dès l’aube.

Le mois sacré qui est arrivé il y a maintenant 5 jours apporte comme chaque année son lot de frénésie, de variété culinaire, d’odeurs diverses, de saveurs, de petits boulots, pour un mois. Oublions les soirées avec leurs fêtes, et les nombreuses rencontres et focalisons-nous sur ce qui se passe le jour.

Si pour de nombreuses personnes la journée durant le mois de Ramadhan débute à 15h, d’autres au contraire la commencent bien avant et parfois dès l’aube. Arrêtons-nous au marché et à l’ambiance qui y règne, et ce qui se déroule dans les coulisses avant l’ouverture, entre vendeurs qui étalent leur marchandise et jeunes qui arrivent à l’ouverture pour vendre les diouls, élément important pour qu’une bonne ménagère garantisse un repas irréprochable pour des estomacs plus qu’affamés.

C’est au marché Mohamed Bouguerfa que tout se passe, entre décoration du club de foot local, le CRB, et animation du marché Tnach, l’ambiance est plus qu’inédite pour ceux qui n’y sont jamais allés.  Le marché Mohamed Bouguerfa, qui compte à l’intérieur de nombreux vendeurs qui proposent à la clientèle de nombreux produits, du poisson frais, qui, avec son odeur, vous imbibe le nez, aux olives qui, à l’entrée, font frémir les papilles, en passant bien évidemment par les nombreuses boucheries et vendeurs de fruits et légumes qui proposent des fraises, des pêches qui redonnent la pêche, des nectarines pompeusement juteuses, des figues qui dégoulinent de miel, que dire de plus.

Au rayon légumes, il faut compter sur les belles salades bien vertes, les patates de toutes les variétés et les savoureuses tomates qui restent en cette période de chaleur l’un des mets préférés des Algérois. Abdellah est un vendeur de fruits, c’est également un musulman pratiquant avec la barbe et le qamis, avec le rire et le sourire qu’il affiche, il affirme que sa table a la Baraka. «J’essaye de proposer à mes clients qui sont pour la plupart   des réguliers, des produits frais et variés afin d’offrir de la variété et du choix, et ces choix se répercutent sur les bourses», explique le vendeur.

Selon le jeune homme, tout est une question de disponibilité de produits lorsqu’il s’agit de prix. Il déclare que quelques jours avant le début du mois sacré, de nombreuses personnes ont fait le marché en achetant de grandes quantités. Nous lui demandons tout simplement pourquoi ? «Tout est une question de spéculation au niveau du marché de gros. Si les prix augmentent chez le mandataire, nous sommes obligés de vendre plus cher afin d’espérer avoir une marge bénéficiaire. A chaque Ramadhan, les revendeurs au marché de gros  vendent des quantités limitées afin de jouer sur les prix, mais cette année le changement est visible, el khir est sur les tables et les prix sont incroyables pour cette année», dit-il. Nous décidons d’aller voir ces prix.

La première table que nous trouvons semble être la bonne, nous regardons attentivement les prix affichés, tandis que le vendeur nous dévisage. Nous engageons la conversation et aussi incroyable que cela puisse paraître, il reprend le même commentaire qu’avait fait Abdellah. Il rajoute une phrase qui semble avoir beaucoup de sens : «Si les prix restent ainsi bas, le client sera content et nous aussi, tant qu’il y aura de la marchandise à foison, comme en ce moment, rien ne peut remonter les prix.»

Il faut dire que les tomates à 50 DA, les poivrons qui ne dépassent pas les 100 DA, la courgette qui aussi ne dépasse pas les 60 DA  et d’autres légumes à des prix bas par rapport aux années passées, donnent aux nombreuses femmes qui viennent faire leurs achats, des idées de plats qui rien qu’à entendre leurs noms donnent l’eau à la bouche. Une femme accompagnée de sa fille nous dit que ce soir elle va préparer des concombres farcis cuits au four. Mais comme toujours, il y a toujours un mais qui fait son apparition quelque part. Tout Algérien ne peut passer son Ramadhan sans se délecter d’une bonne viande rouge ou blanche.

Qu’elle soit d’un bovidé ou d’un ovidé, la viande reste un élément essentiel dans la préparation des repas. Une chorba sans morceaux de viande n’est rien, la viande donne du goût. Et pour réussir cette fameuse chorba, il faut passer par le boucher. Chez le boucher, les prix semblent n’avoir connu aucun changement, le kilo à 1350 DA est comme l’année passée fixe et inflexible, seul changement pour cette année sur les étals, les vendeurs affichent la provenance de leur marchandise et mentionnent si c’est local ou d’importation.

«On a mangé de la viande d’âne qu’on nous a fait passer pour de la viande bovine, alors comment croire d’où elle provient ?», s’interroge le grand-père. A la sortie du marché, de petits jeunes vendent leurs diouls préparés par maman à la maison. Au prix de 70 DA la douzaine, il ne s’agit pas d’acheter mais de faire plaisir. Comme l’a dit Abdellah, el khir est là et sachons l’apprécier comme il se doit. Saha ftorkom

Rachid Larbi
 
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