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Routes et moyens de transport dans la capitale

Quand la pluie tombe, le risque de paralysie augmente

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le 14.11.17 | 12h00 Réagissez

Chaque hiver, le problème des inondations se pose avec acuité.

La première ville du pays demeure sérieusement vulnérable aux aléas de la nature, notamment en hiver. Son réseau routier et ses moyens de transport public ne sont pas adaptés. A chaque pluie, les principales routes sont submergées et les moyens de transport paralysés ou débordés. Le constat est le même que celui des années précédentes.

Mais depuis, rien n’a été fait pour améliorer les choses. L’action des collectivités locales se limite aux travaux de nettoyage des réseaux d’assainissement, des avaloirs et des bords de routes sur les voies rapides. Aucune stratégie ni plan d’ensemble pour tenter d’apporter une solution au problème des embouteillages quasi systématiques qui suivent toute précipitation.

D’ailleurs, les automobilistes de la capitale savent que l’on ne peut échapper aux bouchons les jours de pluie, certains professionnels des transports évitent carrément de travailler. Les usagers ne manqueraient certainement pas de remarquer une grande absence des taxis, pris dans les bouchons ou carrément restés chez eux.

Ce qui est inacceptable pour une capitale censée fonctionner à plein régime dans toutes les conditions. Pis encore, l’une des principales réalisations ayant apporté une véritable bouffée d’oxygène pour les habitants, à savoir le tramway, est souvent affecté par les intempéries. Faute d’un système d’évacuation efficace et bien réfléchi, le tram se trouve noyé et à l’arrêt dès que quelques gouttes de pluie tombent. En conséquence, c’est tout le système de transport des voyageurs qui se trouve chamboulé. Des milliers d’usagers sont ainsi obligés de changer d’habitudes ou d’improviser pour se déplacer.

Généralement, c’est la ruée sur les bus, qui profitent de l’occasion pour se remplir les poches en surchargeant leurs moyens de transport sans le moindre respect des normes. Même le métro n’échappe pas aux désagréments de l’hiver, puisque dans certaines stations l’on enregistre des inondations. Bien que signalées depuis des années, des trémies et des routes très fréquentées n’ont à ce jour pas bénéficié de travaux appropriés pour régler définitivement cette faille.

Hier en début de matinée, les premiers embouteillages se sont formés sur l’autoroute de l’Est, particulièrement le tronçon qui longe la commune de Dar El Beïda. Des mares d’eau de plusieurs dizaines de mètres ont obligé les automobilistes à ralentir, ce qui a affecté la fluidité de la circulation. Les travailleurs qui devaient rejoindre le centre-ville avant 8h ont dû passer plus d’une heure sur l’autoroute.

«Les solutions techniques pour préserver la capitale de ce genre de désagréments existent. Il est vrai qu’un certain nombre de réalisations ont été lancées dans ce sens, mais beaucoup reste à faire, notamment au niveau local», confie un automobiliste. La densité urbaine fait que l’écoulement naturel des eaux de pluie se retrouve entravé par l’enchevêtrement des habitations, d’où la nécessité de régler le problème des inondations au niveau des quartiers et des lotissements d’habitation. 
 

Djamel G.
 
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