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Les commerces fermés, les autorités démissionnaires

Pain, fruits, légumes et viande introuvables

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le 07.09.17 | 12h00 Réagissez

 
	Les mauvaises habitudes des commerçants n’ont pas changé pendant la période des fêtes
Les mauvaises habitudes des commerçants n’ont pas...

Quatre jours après l’Aïd El Adha, la plupart des commerces sont encore fermés. Les autorités concernées semblent avoir prolongé leur congé estival.

Des citoyens, pénalisés, ne savent plus à quel saint se vouer. «C’est du jamais vu, il n’y a plus rien. Même le service minimum n’a pas été assuré», se plaint un père de famille. Hier, l’une des rares boulangeries ouvertes à la rue Burdeau, au centre d’Alger, était prise d’assaut par des centaines de citoyens. «J’ai fait la queue pendant 40 minutes, mon tour arrivé, il n’y avait plus de pain. Le boulanger dit qu’il faut attendre encore 12 minutes», raconte un autre citoyen, les nerfs à fleur de peau. A la rue Tanger et près de la place Maurétania, des vendeurs «informels» proposaient des baguettes minuscules à 25 et 30 DA.

Dans les rares marchés ouverts, la quasi-totalité des étals de fruits et légumes est fermée. On ne propose que des «déchets» à des prix inabordables. La pomme de terre est cédée à 100 DA. C’est de l’arnaque. Au marché couvert de Meissonier, à titre d’exemple, 85% des étals et autres boutiques ont baissé le rideau. «Je voulais acheter des légumes, mais je n’ai rien trouvé. J’ai encore deux oignons à la maison, je vais préparer des pâtes…», nous dira une jeune femme. «A El Biar, j’ai trouvé quelques légumes chez un commerçant. Il m’a dit que le seul camion de vente en gros présent au marché a écoulé sa marchandise en moins de 15 minutes», nous explique un autre citoyen.

Le comble est que même les bouchers sont fermés. Certains sont ouverts mais sont vides, faute d’approvisionnement. Bien que ce soit la rentrée sociale et que la fin de la fête de l’Aïd ait coïncidé avec le début de la semaine, les mauvaises habitudes des commerçants n’ont pas changé. Pis encore, profitant de l’absence des autorités publiques, ils sont encore plus nombreux à fermer boutique, comparativement aux années passées. Bien que le ministère du Commerce se félicite du respect de la permanence, l’état des lieux est loin de conforter les 99% de taux de suivi annoncés par la tutelle. «La vie ne s’arrête pas aux deux jours de l’Aïd. Où sont passés les commerçants quatre jours après?» s’interroge un homme d’un certain âge.

Notre interlocuteur dénonce l’anarchie régnante et l’absence de toute notion de service public chez les commerçants qui se remplissent les poches durant toute l’année et abandonnent leurs clients à la moindre occasion. Aussi faut-il souligner que le ramassage des ordures n’est toujours pas assuré correctement. Mobilisés en renfort les jours de l’Aïd, les agents de NetCom semblent aux abonnés absents ces derniers jours. Sinon, comment expliquer ces monticules d’ordures visibles dans de nombreux quartiers ? Tout compte fait, la joie de l’Aïd est vite rattrapée par l’insupportable réalité quotidienne.
 

Djamel G.
 
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