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Hygiène publique à Bologhine

Naqî houmtak, le bel exemple des jeunes

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le 14.06.17 | 12h00 Réagissez

 
	La page Facebook Bologhine ex-St-Eugène a enflammé les internautes et mobilisé les synergies autour du mot d’ordre «Naqî houmtak» (Nettoie ton quartier)
La page Facebook Bologhine ex-St-Eugène a enflammé les...

L’état de déchéance dans lequel se vautre la commune a fait sortir, finalement, de leur torpeur certaines bonnes volontés, jalouses de leur cité.

Grâce à un sursaut d’orgueil citoyen et responsable qui a germé dans les réseaux sociaux, des jeunes de quartiers, résolus à redorer le blason terni au fil des ans de cette bourgade littorale, ont pris le taureau par les cornes pour sensibiliser la collectivité sur le cadre de vie et l’hygiène publique.

Le quidam qui arpente les axes principaux, les boulevards Abdelkader Ziar et Emir Khaled peut relever ce constat qui se résume en l’éradication de pas moins de six points noirs qui ternissaient le décor urbain, dont certains sont aménagés en espaces verts. Certaines ruelles briquées, leurs façades rafraichies ou peintes ne donnent pas moins fière allure à la cité.
 

La Toile mobilise les jeunes

La page Facebook Bologhine ex-St-Eugène a enflammé les internautes et mobilisé les synergies autour du mot d’ordre «Naqî houmtak» (nettoie ton quartier). Cette consigne d’action commune, qui a vite fait le tour de la Toile, renseigne si besoin est que «ce qui n’a pas été fait l’espace de 20 ans par les gestionnaires de la cité est réalisé en un laps de temps extrêmement court avec les moyens du bord, loin d’être colossaux. Pour peu que la société civile s’emmêle à tous les niveaux et soit aidée par certains responsables de la commune, qui se terrent dans leurs bureaux», tient à souligner Nabil Mouhoub, un des souscripteurs à cette action louable.

Une manière de signifier en termes voilés, que l’apathie criante des élus locaux est mise à nu par ceux qui prônent l’action efficiente pour un meilleur cadre de vie. L’air à succès susurré par la vox populi ne tarde pas à faire effet boule de neige pour embrasser cette salutaire entreprise dont l’initiateur n’est autre qu’un enfant de la commune, ingénieur d’Etat en écologie marine, fraîchement promu au poste de contrôleur principal d’hygiène et de salubrité à la mairie, en l’occurrence Abdelaali Berkani.
 

Opération pilote réussie

Le jeune ingénieur, mû par la volonté de changer le look lugubre et insalubre que traîne comme un boulet la commune depuis des décades, a réussi à changer la donne. Du moins un début qui prête à l’optimisme en matière d’hygiène publique. Mais quelque part, cet écologiste pragmatique et désirant matérialiser son savoir sur le terrain de la commune dérange. On tient à l’étouffer, apprend-on de ses proches amis, car il refuse de cautionner le fonctionnement désuet et les habitudes amorphes dans lesquels se plaisent certains élus. Ne dit-on pas que l’habitude est une seconde nature ? Difficile, en effet, de changer les mœurs réfractaires à la belle ouvrage, inhibitrices de toute action bienfaisante.

S’il est des élus qui lui reprochent de porter deux casquettes – celle de la commune, où il est fonctionnaire, et celle associative, à travers son action de proximité avec les citoyens-, d’autres craignent qu’ils soient effacés par l’effet qu’entraînera son aura populaire. Toutefois, les jeunes semblent saisir la portée de la salubrité publique et sont résolus à se battre à fer émoulu contre la paresse. «Nous sommes apolitiques, ce qui nous tient à cœur, c’est de mettre en œuvre le process proposé par l’initiateur, en matière de bien-être public et nous espérons que notre action ne soit pas court-circuité par des responsables tapis dans l’ombre dans la commune», confient des jeunes qui, les manches retroussées, s’affairent à lustrer leur quartier dans les alentours du téléphérique et le lieudit le Plateau.

A débarrasser l’environnement dans lequel évoluent les citoyens du décor décati. «Et ce n’est qu’une première étape pilote, car nous envisageons d’autres actions dans la durée et redorer le blason de Bologhine», renchérissent Chakib Touati et Youcef Tamzi, deux jeunes qui, parmi le groupe qui met du cœur à l’ouvrage, ambitionnent de rendre propre la commune de Bologhine. Une invite adressée à tous les administrés et surtout aux élus priés à «se frotter» au terrain et aller à la rencontre du citoyen, insistent nos interlocuteurs qui refusent, par ailleurs, que leur initiative soit récupérée à des fins politiques ou électoralistes à l’approche à grands pas des municipales. 

M. Tchoubane
 
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