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Entretien des cités AADL dans la capitale

Les habitants dénoncent une mauvaise gestion

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le 22.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	Les cités AADL restent sans entretien
Les cités AADL restent sans entretien

Dès le début des années 2000, les habitants des nouvelles cités AADL se sont tous dit  : «Enfin un havre de paix, un logement décent.» Ils comptaient également sur des changements importants qui ont bouleversé leur mode de vie, qui, rappelons-le, ont attendu une dizaine d’années avant de se voir attribuer une nouvelle habitation.

A travers la capitale, visibles au loin, les immeubles qui dépassent les 15 étages font maintenant partie du décor urbain. A Bab Ezzouar, à la cité Mokhtar Zerhouni, les habitants qui ont investi les lieux en 2004 dénoncent plusieurs malfaçons. Si de loin les immeubles paraissent cossus, de plus près cela change radicalement.

De l’extérieur, les immeubles paraissent délabrés, la peinture a perdu de son éclat, les murs défraîchis donnent une mauvaise image de la cité. «Depuis notre emménagement, il y a plus d’une décennie, les services de l’AADL ne se sont guère manifestés», affirme un habitant.

En pénétrant à l’intérieur de l’une des plus grandes et plus hautes tours de cette cité, le manque d’entretien est flagrant, ce que dénoncent les habitants évoquent le manque d’entretien des immeubles. «Les détritus ont envahi les cages d’escalier», s’insurge un habitant résidant au onzième étage.

Ce même locataire s’est exprimé en donnant plusieurs chiffres qui donnent matière à réfléchir. «Notre immeuble compte pas moins de 15 niveaux et nous sommes 64 locataires à y habiter. Chaque fin de mois, nous devons nous acquitter de 2000 DA pour les charges, ce qui totalise 130 000DA ; je pense que c’est suffisant pour engager des femmes ou des hommes d’entretien pour nettoyer l’immeuble régulièrement», suggère-t-il tout en s’indignant de l’absence des services de l’AADL.

D’autres problèmes aussi importants sont également dénoncés, et le plus grave reste sans conteste les pannes à répétition des ascenseurs. En effet, selon des habitants, les ascenseurs tombent constamment en panne. «Nous sommes dans l’obligation de monter parfois les 15 étages à pied et c’est éprouvant pour les personnes âgées et à mobilité réduite, elles restent bloquées dans leur maison en attendant une réparation de fortune», dit un père de famille.

De l’autre côté de la capitale, plus précisément à Douéra, la cité AADL 1400 Logements commence à montrer des signes de délabrement précoce. Un habitant rencontré signale plusieurs anomalies. En effet, le  bitume des lieux a vite perdu de sa teneur, et les crevasses ainsi que les nids-de-poule sont nombreux à l’intérieur de la cité, ce qui a pour effet en période de pluie de provoquer des ralentissements à l’intérieur même de cette cité. «Les riverains ralentissent à cause des crevasses pleines d’eau. Si l’une d’elles est suffisamment profonde, elle peut endommager le véhicule», avertit le jeune homme. Egalement, à l’instar de la cité Mokhtar Zerhouni, les ascenseurs montrent également des signes de fatigue.

Selon les  habitants de l’une des tours, l’ascenseur aurait été réparé par les locataires eux-mêmes. «La machine est en panne depuis 5 ans, nous avons pris le taureau par les cornes en  décidant de procéder à la réparation nous-mêmes, en faisant appel à une entreprise spécialisée», poursuit-il. Cela a coûté 150 000 DA, une somme importante pour des revenus modestes.

La troisième cité que nous avons visitée est celle d’El Achour, non loin de Tixeraïne. A l’intérieur, la vision s’aggrave encore plus, les immeubles qui ont poussé en hauteur ont tous perdu de leur éclat. La peinture qui était blanche et bleue s’effrite des parois, les habitants des derniers étages souffrent de nombreux problèmes plus graves que le décor des immeubles.

Zinedine, qui habite au 15e étage d’une tour, dénonce des problèmes d’étanchéité qui s’intensifient au fur et à mesure que le temps passe. «La pluie érode le toit et les murs, je vais devoir engager des travaux pour arrêter le problème avant que ça ne s’aggrave encore plus et avant le retour des pluies», nous a-t-il dit.     

Et bien sûr et comme dans les autres cités que nous avons visitées, le délabrement et les ordures à l’intérieur des immeubles sont omniprésents. Des odeurs d’urine polluent l’atmosphère d’une cage d’escalier, l’éclairage fait défaut la nuit. «Nous avons lu dans le journal que la wilaya a engagé des travaux pour la réfection des ascenseurs qui tombent constamment en panne, mais jusqu’à présent nous n’avons absolument rien vu de concret», s’indigne un autre habitant.

        

Rachid Larbi
 
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