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La décharge de la forêt du Bois des cars de Dély Ibrahim

Le fait accompli

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le 07.06.17 | 12h00 Réagissez

La décharge sauvage longeant le mur d’enceinte de la forêt du Bois des Cars, à Dély Ibrahim, sur les hauteurs d’Alger, a fini par avoir raison de toutes les initiatives prises par les autorités locales pour éradiquer cette montagne d’immondices qui a fini par s’imposer dans le vécu des riverains.

Les agressions subies par cette forêt avec leurs conséquences sur la salubrité des lieux et la santé publique se passent dans l’indifférence la plus totale : des citoyens, mais également des élus locaux, qui semblent avoir baissé les bras et cédé à la résignation en s’accommodant de cette outrance faite à la nature et à l’homme.

Le lieu est devenu le réceptacle des ordures jetées à même le trottoir, non seulement par les riverains et les commerçants du quartier, mais aussi par les habitants des quartiers alentours, qui défilent à toute heure, de jour comme de nuit, en voiture ou à pied, devant cette décharge pour se soulager de leurs ordures.

Le lieu est devenu une adresse prisée de l’incivisme qui fait presque oublier l’existence de la forêt qui faisait jadis la réputation et la vitrine de l’agglomération. Les autorités locales, en mal d’inspiration et cédant à la facilité, ont cru trouver la solution pour venir à bout du phénomène en appelant au civisme des citoyens et en menaçant de poursuites judiciaires les contrevenants à travers des panneaux affichés bien en vue sur le mur de clôture de la forêt.

Rien n’a changé : la décharge est toujours là, plus tentaculaire encore, gagnant chaque jour en volume et en espace. D’autres solutions, toutes aussi infructueuses, furent tentées, comme la mise en place de bacs fleuris ou de bennes à ordures, un geste qui a été interprtété comme une officialisation de la décharge. Même les appels renouvelés de l’imam de la mosquée du quartier lors des prières du vendredi, rappelant les valeurs de propreté et d’hygiène dans la foi musulmane, n’ont pas trouvé d’écho.

Il n’est pas rare, en effet, de voir des citoyens déposer leurs colis dégoulinant sur ce trottoir sur leur chemin vers la mosquée. Après l’échec de toutes les actions de pédagogie et de sensibilisation, la nécessité s’impose de passer à une autre phase, répressive, en tapant dans les poches des contrevenants.

L’installation de caméras de surveillance pourrait jouer un rôle dissuasif. On a vu le résultat probant enregistré par rapport au problème de stationnement anarchique dans cette commune dès lors que les services de police ont commencé à sévir par des opérations quotidiennes de mise en fourrière et de sabots ! 

O. B.
 
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