Régions Centre Alger
 

La solidarité de l’État ne touche pas toutes les personnes vulnérables

Le drame «invisible» des SDF

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 12.12.17 | 12h00 Réagissez

 
	Les décès des sans domicile fixe sont souvent dus au froid
Les décès des sans domicile fixe sont souvent dus au froid

Un nouveau centre d’hébergement d’urgence pour sans-abri, d’une capacité d’accueil de 350 lits, sera prochainement réceptionné à Dély Ibrahim.

Les efforts consentis et les mesures annoncées pour porter aide et assistance aux sans domicile fixe (SDF) d’Alger sont loin d’être à la hauteur. La vague de froid qui frappe la capitale est la bienvenue pour bien des habitants, mais certainement pas pour les centaines de personnes qui passent leurs nuits à l’extérieur.

Certains n’ayant même pas de quoi se nourrir et se couvrir. L’état des lieux est dramatique, malgré l’intensification des patrouilles nocturnes des services de l’action sociale. Face à cette situation pour le moins scandaleuse, l’on annonce qu’un nouveau centre d’hébergement d’urgence pour sans-abri, d’une capacité de 350 lits, sera prochainement réceptionné à Dély Ibrahim. Ce qui est loin d’être une solution, d’autant que cet établissement devait être prêt pour cet hiver et la date de son ouverture n’a même pas été précisée.

En attendant, les SDF, dont une bonne partie sont des femmes, parfois des enfants et des malades mentaux, souffrent du froid glacial dans le dénuement le plus total. L’action des autorités publiques est loin de toucher toutes ces personnes. Certaines comptaient davantage sur la charité des citoyens que sur la solidarité organisée de l’Etat.

En l’absence de statistiques exactes et de connaissance parfaite des coins et recoins où survivent ces individus vulnérables, les équipes de la wilaya, malgré toute leur volonté, ne pouvaient assurer un travail ciblé. Généralement, les patrouilles ne parcourent que les principales rues où les SDF attendent qu’on leur livre de la nourriture et quelques vêtements chauds.  Ceux qui se trouvent en dehors du tracé fixé à l’avance par les services de wilaya risquent de passer la nuit à jeun et sans couverture.

Sinon comment expliquer le fait que des SDF dorment à même le sol, couverts de cartons et de papier journal, au quartier du Debussy, à titre d’exemple. Renseignement pris, l’on apprend que de nombreux citoyens leur donnent à manger et à boire, certains n’hésitent pas à offrir leurs propres vêtements à ces personnes grelottant de froid.

Certains habitants, plutôt sensibles et consciencieux, ouvrent la porte des bâtiments aux SDF, des portes fermées à clé durant les autres mois de l’année. Mais cela est loin de constituer une solution, sachant qu’Alger accueille un nombre impressionnant de SDF, venus de toutes les wilayas du pays. Si certains savent s’y prendre et se débrouiller, d’autres, notamment les malades mentaux et les personnes âgées, sont complètement livrés à eux- mêmes.

C’est à cette catégorie justement que la direction de l’action sociale doit accorder un intérêt particulier. Et pour cause, à chaque fois que l’on annonce qu’un cadavre est découvert le matin par des citoyens, l’on se rend compte qu’il s’agit d’une personne âgée, physiquement, voire mentalement, amoindrie.

Comme il demeure judicieux de se demander où passent leurs nuits les bébés et les enfants mineurs, utilisés, à longueur de journée, par les réseaux de mendicité. Sauf miracle, aucun responsable ne s’en soucie, sinon les autorités publiques auraient tout bonnement appliqué la loi pour préserver ces bébés et éviter que ce phénomène ne se banalise. 


Djamel G.
 
Loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco
Loading...
Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie
 
Loading...