Régions Centre Alger
 

Les plages de l’est de la capitale

La pollution détourne les baigneurs

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 06.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	 La pollution au niveau du littoral  fait fuir les estivants
 La pollution au niveau du littoral  fait fuir les estivants

Au lieu de régler le problème de la pollution à la source, les pouvoirs publics dévient le cours du lac Réghaïa.

L’affluence sur les plages de l’est de la capitale a diminué de manière considérable. A l’origine de cette situation, inhabituelle en pleine saison estivale, la pollution des eaux du rivage, provoquée par le lac de Réghaïa. Ce dernier, hautement pollué, se déverse librement dans la plage d’El Qadous. Malgré l’intervention des autorités de la wilaya qui ont lancé récemment des travaux au niveau de la digue séparant le lac de la plage, les estivants ne daignent plus s’aventurer dans cette rive, qui a désormais mauvaise réputation.

Outre la plage d’El Qadous, d’autres sites de baignade connaissent la même situation, à l’instar de Decca plage et de la plage «les Canadiennes». La pollution, qui a affecté ces deux rivages durant les premiers jours du lancement officiel de la saison estivale, a poussé les baigneurs à les déserter. En dépit des analyses qui sont périodiquement faites par les services de la Seaal, les estivants ne daignent plus s’aventurer dans ces trois plages.

Nombre d’entre eux affirment avoir été affectés par des éruptions cutanées, «une journée après nous être rendus à la plage d’El Qadous, nous avons moi et mes enfants attrapé une maladie de la peau, qui s’est manifestée par des boutons de couleur rougeâtre», confie un habitué de la plage. D’après les agents de la Protection civile qui assurent la surveillance de la baignade à Decca plage, une nappe de couleur rose se formait tout au long du large et ne se dissipait qu’au gré des courants.

«La nappe venait de l’est. Elle couvrait progressivement la plage des ‘‘Canadiennes’’ et d’une grande partie de Decca plage. Il ne s’agit pas d’algues maritimes, mais de pollution caractérisée, car l’odeur qui se dégageait de cette nappe est putride», témoignent-ils. Pour régler le problème, les pouvoirs publics ont lancé des travaux qui consistent à surélever la digue qui sépare la plage d’El Qadous et le lac de Réghaïa, d’une part, et à dévier le cours du lac en l’orientant vers l’est.

Il s’avère que cette solution est loin de régler définitivement le problème, car le cours des eaux du lac finira naturellement par rejoindre le rivage. Les pouvoirs publics ont résolu le problème pour un temps seulement. Il faut traiter le problème de la pollution an amont, c’est à, dire, au niveau du lac, dont les eaux sont hautement contaminées. Selon les riverains, la station d’épuration, dont le rôle est de traiter les eaux qui se déversent dans le lac, est restée plusieurs mois à l’arrêt, «les eaux du lac sont très polluées.

D’ailleurs, il n’est pas difficile de s’en rendre compte. Elles dégagent une odeur nauséabonde. Plusieurs têtes de moutons et de vaches sont mortes après avoir bu de cette eau», confient-ils. Nous avons tenté de prendre attache avec les responsables de la Seaal pour plus d’explications, mais en vain. Il nous a été demandé de faire des demandes au ministère de tutelle et à la direction générale, pour pouvoir prendre rendez-vous avec les responsables concernés.     

Saci Kheireddine
 
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie