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Retard ou exclusion des projets de logement

Interminables protestations devant le siège de la wilaya

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le 28.05.17 | 12h00 Réagissez

 
	Des habitants des bidonvilles affirment qu’ils attendent depuis des mois et ne voient rien venir
Des habitants des bidonvilles affirment qu’ils attendent depuis des...

Le siège de la wilaya d’Alger est devenu le «point de chute» de dizaines de citoyens exclus des opérations de relogement ou victimes de retard dans la livraison de leurs projets de logement.

Pratiquement, chaque semaine des hommes et des femmes, dépités et en colère, y viennent exprimer leur désarroi et crier leur détresse. Ils sont parfois reçus par des responsables, parfois ignorés par les services de Zoukh. Lundi, c’était des habitants des bidonvilles de la commune de Bologhine qui sont venus en grand nombre pour demander justice.

Malgré l’opération de relogement du 29 décembre 2016, le problème est loin d’être réglé. «500 familles ont été relogées, mais 320 autres ont été exclues», affirme un père de famille.

«Certaines d’entre elles sont des anciennes des lieux, ajoute-t-il, inconsolable. Et depuis, l’on ne cesse de frapper à toutes les portes en quête de solution». «On a vu le maire, le wali délégué et le chef de cabinet de la wilaya, chacun d’entre eux s’en lave les mains et impute la responsabilité à l’autre», indique notre interlocuteur.

«La semaine passée, comble du ridicule, on nous a demandé de déposer à nouveau des recours, nous voilà venus comme prévu et on refuse de nous recevoir», s’indigne-t-il. Le drame est que ces habitants sont depuis des mois logés dans la rue, leurs baraques ayant été démolies juste à la fin de l’opération de relogement.

Lors de cette énième action de protestation, à laquelle ont pris part des femmes, des personnes âgées et des petits enfants, des habitants, certains en larmes, affirment qu’ils n’ont pas où aller, ni les moyens de louer un appartement. Ils ont également dénoncé des irrégularités dans l’opération de recensement et demandent l’ouverture d’une enquête. Des habitants des bidonvilles d’El Hamiz et d’El Kerrouch, à Réghaïa étaient aussi parmi la foule excitée et en ébullition. Ils affirment qu’ils attendent depuis des mois le résultat de leurs recours mais ne voient rien venir.

Dénonçant une certaine légèreté dans la prise en charge de leurs requêtes, ces protestataires affirment qu’ils viennent pratiquement chaque semaine s’enquérir de l’avancement de leurs dossiers, en vain. «On a été exclus du relogement à la veille du Ramadhan dernier, voilà qu’un autre mois sacré est arrivé, mais nous sommes toujours sans toit», dénonce une femme d’un certain âge. Mais à Alger, il n’y a pas que les déboires des demandeurs de logement social qui résonnent devant le siège de la wilaya.

Des souscripteurs de logement social participatif (LSP), qui attendent depuis de très longues années, sortent eux aussi de leurs gonds pour manifester leur ras-le-bol.

A Draria, un projet de 2600 logements, entamé en 2008, n’est qu’à 50% d’avancement. A Aïn El Malha, un projet datant encore de 2008, est à 95%, mais tarde à être achevé. Des bénéficiaires ne cessent de revendiquer la réception de leurs appartements, mais sans suite. «Nous sommes victimes d’escroquerie, au vu et au su de tout le monde, les autorités ont menacé de sévir contre les entrepreneurs retardataires, mais rien n’a encore été fait», raconte un souscripteur, père de famille, qui craint de «mourir» avant que les clefs de son logement ne lui soient remises.
 

Djamel G.
 
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