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Les autorités tardent à sévir

Insupportables désagréments des motos de grosse cylindrée

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le 05.06.17 | 12h00 Réagissez

 
	Le vrombissement de ces motos est identique à celui des machines utilisées dans les grands chantiers
Le vrombissement de ces motos est identique à celui des machines...

Les motos de grosses cylindrées ne sont pas qu’un danger de mort pour les piétons ou leurs conducteurs, mais aussi une source d’ennui, notamment la nuit.

Faute de régulation et d’application du code de la route, les conducteurs de ces engins usent et abusent, profitant du laisser-aller des autorités publiques. Destinées à rouler sur les autoroutes, les circuits vides et les routes peu fréquentées, ces motos sont bizarrement concentrées au centre-ville à Alger. Ce qui en soi n’est pas une infraction à la loi. Mais le mal est dans l’usage qu’on en fait.

A la place Audin, à titre d’exemple, des motards passent à la vitesse de l’éclair, alors que la route est bondée de monde. De nombreux accidents graves sont enregistrés. Les conducteurs n’hésitent pas, en toute irresponsabilité, à augmenter la vitesse dès qu’ils s’aperçoivent de l’absence de policiers dans les parages. Les services de sécurité procèdent cycliquement à un contrôle rigoureux de ces engins et des aventuriers qui les pilotent. Mais souvent ils se montrent conciliants, et ce, au détriment des piétons et autres habitants désarçonnés quotidiennement par des dépassements, qui sont en passe de se banaliser. La nuisance sonore est générée par le bruit assourdissant des motos, dont les conducteurs prennent plaisir à augmenter le niveau des décibels au milieu de la nuit.

«Chaque jour, je suis réveillé la nuit par des motos extrêmement bruyantes. Bien que l’infraction de tapage nocturne soit bien établie, il n’empêche que rien ni personne ne semble en mesure de mettre un terme à cette situation», s’indigne un habitant de la commune de Bab El Oued. Au quartier Debussy, à Alger-Centre, des habitants ne savent plus à quel saint se vouer, le dérangement étant grand. «Ma mère souffre d’un problème cardiaque, chaque jour elle est tirée violemment de son sommeil, à cause du bruit provoqué par le passage de ces motards. Un jour son cœur s’arrêtera de panique. A leur passage, on dirait que c’est un crash d’avion ou des tirs de char qui se produisent.

C’est strident et assommant», s’indigne un résident. Pis encore, dans ce même quartier, il y a une clinique pour cancéreux, nécessitant du calme et de la retenue. Hélas, malgré la présence constante de policiers, des automobilistes klaxonent onnent et des motards font ronfler leurs moteurs en toute impunité. Pourtant, les conducteurs de ces motos de grosse cylindrée auraient pu éviter de  déranger les habitants, en n’appuyant pas trop sur l’accélérateur. «Le vrombissement de ces motos est égal à celui des machines utilisées dans les grands chantiers. C’est insupportable», explique un mécanicien. Mieux encore, certaines motos sont dotées de pièces de rechange de piètre qualité, ce qui créé ce son violent et agressif.

«Une fois, un bébé, qui était dans les bras de sa maman, s’est mis à pleurer. Le pauvre était effrayé par le passage d’une de ces motos», raconte un autre citoyen. Faut-il interdire la circulation de ces engins la nuit et leur imposer de respecter les normes avant de pénétrer dans les zones urbaines ? Compte tenu de son utilité, cette revendication doit aboutir dans les meilleurs délais, d’autant que ces motos connaissent un véritable foisonnement ces derniers temps.  
 

Djamel G.
 
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