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Instantané : La sensibilisation, le maillon faible de l’écocitoyenneté

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le 25.09.17 | 12h00 Réagissez

Il  y a quelques semaines, la wilaya d’Alger a mis en place un comité de suivi relatif au tri sélectif des ordures ménagères.

Ce dernier, créé le 18 juin 2017 par arrêté de wilaya n°3808, vise à redorer le blason terni d’une ville qui peine à se débarrasser des dépotoirs anarchiques et autres points noirs qui enlaidissent le tissu urbain  et altèrent, du coup, le cadre de vie des administrés. Intitulée «Alger se lance au tri», l’opération sera bientôt menée -à travers une trentaine de cités pilotes- conjointement par les Epic Netcom, Extranet, l’Agence nationale des déchets, des associations et des responsables de cités, dont la tâche qui leur est assignée se résume non seulement dans la disponibilité des outils et équipements, mais surtout dans le module ayant trait à la communication.  Car, faut-il le relever, la gestion des déchets ménagers demeure une question cruciale dans nos villes depuis des décennies.

Dans cet ordre d’idées, le commun des citoyens lambda remarque que nos cités s’enlisent au fil des jours dans leur fange au regard de l’incivisme des uns, dont le réflexe est aux antipodes de l’écocitoyenneté, et du manque criant d’un programme censé être  développé par  les gestionnaires de la ville. Au point que l’on assiste à deux thèses qui s’opposent, voire s’affrontent, quant à la question récurrente de la préservation de l’environnement.

Les uns incriminent l’incivisme de l’administré, l’éco-responsabilité ou le geste écocitoyen qui fait défaut, les autres décrient l’apathie dont font montre les collectivités locales en matière de gestion urbaine et de protection environnementale dans tous ses segments. Aussi, il n’est pas hasardeux de voir cet esprit de beylick faire main basse dans nos quartiers, où chacun de nous a fini par s’autoriser son «petit bled» dans la tête, à la faveur d’une gestion aléatoire.

On se débarrasse de nos résidus dans l’espace urbain commun en les balançant n’importe où, n’importe comment et au moment qui nous arrange. La mission de la police de l’urbanisme et de la protection de l’environnement (PUPE) est confinée, faut-il le noter, dans l’établissement de procès-verbaux, seulement. La rigueur dans la gestion de la ville et la coercition contre les réfractaires ne sont pas de mise.

Résultat : les citoyens se plaignent du paysage répugnant de leurs cités, au moment où ceux qui veillent à l’hygiène publique s’en défendent à fer émoulu qu’ils ne lésinent pas sur les moyens et ne ménagent aucun effort pour donner fière allure à la ville grâce aux tâches complexes, loin d’être une sinécure, disent-ils, auxquelles ils s’adonnent journellement. In fine, les deux parties se renvoient la balle.

Un dialogue de sourds s’installe et un cadre de vie déplorable. Dès lors, la question, qui n’est pas moins récurrente, réside-t-elle dans l’insuffisance de moyens en matière de ressources humaines et financières affectées à nos Epic chargés de débarrasser le plancher de la ville des résidus ? Incombe-t-elle à la politique publique des gestionnaires de la cité ?

Ou serait-ce l’indifférence de la société civile dont le réflexe écocitoyen est, faut-il  le souligner, loin d’être son credo ? Dans la foulée, serait-il malvenu de souligner que l’enfant chez nous, ne fait pas encore la différence entre un pot de fleurs et un bac à ordures ? Le garnement ne sait pas que s’il ne jette pas l’emballage de son bonbon dans la rue, il économisera le geste de nettoyer.  Ce qui nous renvoie à juste titre au pertinent axiome de Nicolas Hulot : «L’écologie est aussi et surtout un problème culturel, le respect de l’environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux.»

Par ailleurs, il n’est pas superflu de dire que le rôle prépondérant des médias dans des campagnes d’information d’intérêt public serait davantage salutaire dans une entreprise d’hygiène publique ciblant les pensionnaires de nos cités à acquérir des aptitudes écogestes vis-à-vis de l’environnement et, par extension, améliorer leur cadre de vie. En tout cas, c’est le vœu des gestionnaires de la ville.
 

M. Tchoubane
 
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