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Instantané : L’insalubrité publique, ce décor omniprésent

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le 26.07.17 | 12h00 Réagissez


Ces derniers temps, le débat sur l’insalubrité de nos rues et quartiers refait surface, même si c’est de manière timide. Certains administrés stigmatisent cette situation et font porter le chapeau aux responsables de la gestion urbaine, alors que d’autres restent insensibles, ou se complaisent à composer avec ce décor hideux. Les autorités locales, elles, mettent en avant, d’une part, le manque de moyens et les pannes dues à la surexploitation du matériel qui est mis à rude épreuve, et d’autre part, pointent du doigt l’incivisme, devenu «génique», pour paraphraser un sociologue.

Ainsi, deux théories s’affrontent dans un dialogue de sourds qui ne permet pas de voir le bout du tunnel pour tenter de redorer un tant soit peu le blason de la cité qu’on aime désigner par Alger la Blanche. Une internaute n’y va pas par quatre chemins pour répondre à la question qu’elle se pose elle-même : «Pourquoi nos villes sont-elles aussi sales ?» Et de tirer un constat caustique : «Parce que nous sommes sales !» «Nos villes, explique-t-elle vertement, ne sont que le reflet de ce que nous sommes.

Prétendre le contraire c’est ne pas avoir le courage de se regarder dans le miroir, ou plus grave, c’est qu’à force d’habitude, on fait un avec l’insalubrité, au point de ne même pas s’en soucier.» Cette cinglante et dure affirmation flirte-t-elle avec l’esprit fatal ? Serait-elle une résignation qui n’autorise aucune solution pour acquérir de nouveaux comportements écogestes ?

Loin s’en faut, mais serions-nous en mesure d’inverser la tendance et contrarier cette remarque abrupte et qui ne titille pas moins notre amour-propre ? La clé réside toutefois dans le manque criant de communication entre le gestionnaire de la cité et l’administré pour préserver un environnement le moins inhospitalier possible.

Pourquoi, Dieu du ciel, s’échine-t-on à mobiliser 20 milliards de centimes pour l’achat et la réparation du matériel, selon le responsable de Netcom (ce n’est pas une mauvaise disposition, d’ailleurs), alors qu’elle se montre chiche sur les moyens financiers susceptibles de sensibiliser, via les médias lourds, le citoyen, comme le fait, présentement, la SDA lorsqu’il s’agit de cultiver chez ce dernier la modération dans la consommation d’énergie électrique ? Dans la foulée, serait-il gauche d’avancer que la cellule de base qu’est la commune ne fait aucun effort dans ce qu’on appelle le travail de proximité pour se concerter avec le citoyen en matière de bien-être public.

Elle fait montre d’apathie dans la géographie qu’elle gère et ne juge aucunement nécessaire de souscrire à des initiatives associatives, encore moins mettre en branle un plan d’action, conduisant à un «mieux vivre-ensemble» et un cadre de vie expurgé de cette insalubrité publique qui nous assaille de toutes parts. Même s’il faut savoir raison garder, la réalité reste têtue. Elle est omniprésente.

M. Tchoubane
 
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