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Leur nombre est en constante augmentation

Inquiétante prolifération des chats errants

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le 23.10.17 | 12h00 Réagissez

 
	Avec les ordures ménagères jetées n’importe où et n’importe comment, les chats errants s’en donnent à cœur joie
Avec les ordures ménagères jetées n’importe...

Les chats errants pullulent dans les quartiers d’Alger, sous l’œil bienveillant des citoyens et des autorités concernées. Bien que présentant une vraie nuisance et une menace pour la santé publique, des chats, parfois sauvages, cohabitent avec les citadins et s’imposent, bon gré, mal gré, comme un élément indissociable de la cité.

Par ignorance ou gentillesse, de nombreux habitants les nourrissent et les protègent. Souvent au détriment d’une bonne partie du voisinage, qui subit cette présence nuisible comme un mal inévitable. Faute de réflexes sanitaires, ils sont rares les citoyens qui saisissent les bureaux d’hygiène communaux pour procéder au ramassage de ces animaux, certes proches de l’homme, mais qui deviennent une menace s’ils n’ont pas subi tous les vaccins nécessaires.

Au boulevard Mohamed V, au quartier du Télemly, à la rue Didouche Mourad, pour ne citer que ces endroits, des meutes de chats sont nourries quotidiennement dans des cages d’escalier, à l’entrée des immeubles ou autres cours à proximité de lieux publics ou de jeux pour enfants. «C’est même devenu une habitude que personne ne peut changer. Chaque jour, la porte du bâtiment, même fermée, est ouverte pour accueillir des dizaines de chats auxquels l’on donne à boire et à manger», raconte un citoyen.

En conséquence, les habitants sont incommodés par les odeurs d’urine, les hurlements, les bagarres, mais le plus insupportable reste l’anarchie dont ils sont responsables. En fait, bien que nourris, ces chats errants fouillent les poubelles et éparpillent les détritus. Des pratiques «normales» pour des animaux vivant à l’extérieur et qui viennent manger à proximité des zones résidentielles.

Faute d’une connaissance de la réglementation et en l’absence de communication et de sensibilisation dans ce sens, ce phénomène est appelé à prendre des proportions encore plus alarmantes. Faut-il souligner que voir un enfant en bas âge jouer avec un chat errant sur la voie publique ne choque plus personne. Pourtant un chat vivant dans la rue est susceptible d’être atteint de la rage, un mal qui tue. «J’avais un chat domestique, depuis que je le laisse sortir, il a attrapé la rage.

Un jour, il nous a attaqués, il était devenu incontrôlable et violent. Il m’a causé des blessures ainsi qu’à ma femme et mon fils. On a passé plusieurs jours sous traitement de crainte de virus», raconte un citoyen. Hélas, ce risque est sous-estimé par bien de citoyens et ne semble pas pris très au sérieux par les services chargés de traquer ces animaux. Bien que les agents de la fourrière canine effectuent des opérations généralement de nuit, cela ne semble pas suffire. Cela d’autant que la fréquence de reproduction des chats est importante.Djamel G.

 
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