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Grève des transporteurs privés

Ils dénoncent l’intégration de l’Etusa dans des lignes saturées

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le 10.07.17 | 12h00 Réagissez

Les transporteurs privés sont en grève depuis hier. D’après  Fniza Amar, président du syndicat des transporteurs privés, «le débrayage a été décidé après l’expiration de toutes les voies de désapprobation que nous avons fait parvenir aux pouvoirs publics», confie-t-il.

A l’origine de cet ultime recours, l’intégration d’un nombre très important de bus appartenant à l’Etusa, qui plus est, sur des lignes qui sont déjà desservies par des transporteurs privés. «Les bus de Tahkout, qui travaillent pour l’Etusa, ont envahi les stations de transport urbain pour desservir des lignes qui sont déjà saturées.

Dans la plupart de ces stations, le travail est organisé de manière à permettre à tous les propriétaires de bus de travailler. Pour cela, les bus ne sont mis en service qu’un jour sur deux, et ce, pour faire face à la saturation», explique-t-il. Des dessertes, telles que Ben Aknoun- Chéraga, Bab El Oued-Chevalley ou encore Qahouet Chergui-Aïn Taya, ont atteint depuis des années des seuils de saturation qui ont conduit nombre de transporteurs à quitter définitivement la profession. «Ce n’est plus possible pour nous de travailler dans de pareilles conditions. Déjà avec le grand nombre de bus privés, nous n’arrivons pas à rentabiliser l’activité, alors que viennent s’ajouter les bus de l’Etusa !» explique un propriétaire de bus. D’après nombre de transporteurs privés, «les bus de l’Etusa ne rentrent pas dans les stations pour ne pas s’acquitter des frais de stationnement. Pour prendre les voyageurs, ils se garent à l’extérieur des stations et gênent dans la plupart des cas la circulation routière qui s’en trouve affectée», disent-ils.

A Qahouet Chergui, dans l’est de la capitale, les bus de l’Etusa, pour prendre les passagers, ont pris l’habitude de se mettre sur le flanc de la station de transport urbain, qui n’est autre qu’une venelle étroite. «Ils s’arrêtent dans cet endroit qui n’est pas approprié pour prendre les passagers. Ils créent ainsi des embouteillages à chaque arrêt», affirment des transporteurs. «Nous avons tenu une réunion mercredi passé avec les représentants des transporteurs. Le débrayage a été décidé par ces représentants, alors qu’aucun préavis de grève n’a été transmis à la tutelle. En tout état de cause, nous restons solidaires de nos collègues les transporteurs», soutient Fniza Amar. Nous avons pris attache avec le directeur des transports de la wilaya.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce dernier a infirmé l’information selon laquelle une grève a été déclenchée par les transporteurs privés, réduisant l’information à quelques inquiétudes émises par ces derniers. «Il n’y a pas de grève. Il s’agit d’un vent de panique qui a soufflé sur les transporteurs privés au sujet de l’intégration des bus de l’Etusa sur certaines lignes. Notre rôle à nous est d’assurer le transport des citoyens dans les endroits où il y a un manque  de bus», assure-t-il. De l’autre côté, le président des transporteurs privés affirme que la grève a été suivie par 90% des propriétaires de bus.

 

Saci Kheireddine
 
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