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Fêtes de mariage : Nouvelle tendance, éviter les salles des fêtes…

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le 24.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	Dans de nombreux quartiers de la capitale, l’on signale de plus en plus de fêtes de mariage célébrées à l’ancienne
Dans de nombreux quartiers de la capitale, l’on signale de plus en...

De nombreuses familles évitent les salles des fêtes pour célébrer un mariage et optent pour des réceptions à la maison. Une tendance qui se confirme chaque jour un peu plus, en raison des prix  trop élevés et de la mauvaise qualité des prestations assurées.

Dans de nombreux quartiers de la capitale, l’on signale de plus en plus de fêtes de mariage célébrés à l’ancienne. Autrement dit, avec les moyens du bord, au grand bonheur de certains, qui y voient un retour aux «origines». Et au malheur aux autres, notamment les concernés, dont le principal mobile n’est autre que la crise économique conjuguée à la cherté de ces salles. A Alger, la moins cher salle des fêtes revient à la location dix millions de centimes, sans compter les prestations.

«Pour louer une salle des fêtes en ‘‘bon état’’, il faut dépenser au moins 15 millions de centimes, à cela s’ajoutent les frais de la nourriture, des gâteaux et de la musique», explique-t-on. Et en pleine saison estivale, elles sont toutes réservées, jusqu’au mois d’octobre. Ainsi, de nombreux habitants recourent au plan B. A Bab El Oued, à La Casbah, à Alger-Centre, voire dans les nouvelles cités, des fêtes de mariage sont célébrées dans des F3.

Certains comptent sur la précieuse aide des voisins, qui leur ouvrent leurs appartements, l’espace d’une journée, pour l’accueil des invités et le stockage des cadeaux et autres marchandises. D’autres se résignent à faire avec les moyens du bord et comptent sur la compréhension des familles invitées, censées rebrousser chemin sans trop tarder faute d’espace. Pour les plus chanceux, ils aménagent la terrasse de l’immeuble, où ils installent une bâche, de la lumière et y organisent la collation, voire l’inévitable zorna ou disk jockey.

Une option qu’on voit d’un bon œil, puisque sur la terrasse on se permet de faire durer la musique jusqu’aux coups de 23h, alors que dans la majorité des salles des fêtes, l’on est obligés de tout arrêter à 19h, étant situées en zone urbaine. Aussi, la plupart des familles qui optent pour l’organisation de la fête à la maison, et faute d’espace, s’entendent avec des restaurateurs, dont elles réservent les salles pour une journée, voire une demi-journée, généralement la soirée, et y convient leurs invités.

«Je me suis entendu avec le propriétaire d’un restaurant dans le quartier. Il m’a fait la liste des achats nécessaires. Il a préparé le dîner lui-même. En moins de trois heures, tout le monde a mangé, le repas était très bon, pour un prix deux fois moins cher qu’en salle des fêtes», raconte un citoyen d’Alger-Centre. A La Casbah, un autre jeune citoyen a célébré son mariage sur la terrasse de l’immeuble. «Les femmes étaient dans l’appartement, les hommes sont restés dehors, à l’heure du dîner, tout le monde est monté à la terrasse, où les amis et les proches ont assuré le service. Cela s’est bien passé, tout le monde était content», raconte-t-il.

«Dommage que tous les immeubles ne disposent pas de terrasses vastes et exploitables, sinon personne n’ira dans les salles des fêtes», argue, avec conviction, un autre jeune citoyen, qui se mariera dans quelques semaines. Et d’ajouter : «La salle des fêtes toute seule m’a coûté 25 millions de centimes, je l’ai réservée pour deux réceptions, la collation et l’arrivée de la mariée.»
 

Djamel G.
 
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