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Fête de l’Aïd : la même ritournelle !

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le 06.09.17 | 12h00 Réagissez


Bien que le département du commerce ait instruit des milliers commerçants à assurer le programme de permanence pendant les jours de l’Aïd El Adha, les consommateurs ont eu du mal à s’approvisionner. Chaque année, c’est la même ritournelle : le département du commerce gonfle le taux d’établissements ouverts pendant que ceux assujettis au service motivent leur inactivité à l’absence des ouvriers partis fêter l’Aïd à l’intérieur du pays. Nombre de boulangers, de gérants de café et de supérettes font en tout cas le pied de nez aux directives du département de commerce ou souscrivent au travail au rabais, juste pour marquer le coup.

Pour échapper aux sanctions prévues par la direction du commerce en cas d’infraction, les boulangers usent depuis de roublardise, en se limitant à meubler leurs claies à pain avec quelques dizaines de baguettes, le présentoir est en revanche bien achalandé en produits de croissanterie et pâtisserie et autres viennoiseries. Cela rapporte mieux et gros. Que cela soit à Bab El Oued, El Achour, Sebala, Bir Mourad Raïs ou Birkhadem, il fallait jouer des coudes pour s’offrir deux ou trois quignons à moitié cuits. Dans certains quartiers à El Achour, presque tous les commerçants avaient les rideaux baissés. A croire qu’ils observaient une grève. Le boulanger, lui, met vers 11h, le valet sur le maillet, car il n’a plus rien à offrir au consommateur qui retourne sur ses talons après avoir fait le pied de grue au seuil de son établissement pendant une bonne demi-heure, voire plus. Le «cave» quitte le lieu les mains vides, car la fournée s’est arrachée en un claquement de doigts par ceux qui le précédaient. L’autre fourberie consiste – c’est un lieu commun : écouler les autres fournées de sa panification aux petits revendeurs qui sortent par une autre porte du fournil avec des corbeilles en métal bourrées de pain, non sans déclencher une algarade. Comme quoi le boulanger n’as pas de temps à perdre avec la clientèle pendant les fêtes de l’Aïd. Et au diable la permanence, laisse-t-il deviner. Au risque de nous répéter, cette manière d’agir du boulanger nous renvoie à la réponse du berger à la bergère. Autrement dit la réplique implicite du commerçant à sa tutelle : «Vous voulez qu’on assure la permanence, alors vous allez voir, on en fera comme bon nous semble !»

M. Tchoubane
 
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