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Autoroute Alger-Dar El Beïda

Entretien aléatoire des espaces verts

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le 18.07.17 | 12h00 Réagissez

La végétation se défraîchit au gré de la chaleur et du manque d’entretien.

Avant même leur réception définitive, les espaces verts aménagés sur les autoroutes flétrissent à vue d’œil. Cette situation dévoile une gestion peu efficace de ces espaces, dont la réalisation a coûté beaucoup d’argent. Au fur et à mesure que ces aires de végétation sont réalisées, elles doivent être accompagnées d’un entretien permanent et durable. Néanmoins, le constat est tout à fait inverse. La pelouse qui couvre toute l’étendue de cet espace allant du port jusqu’à l’aéroport, se meurt sous la chaleur torride.

Dans certains endroits, le gazon s’est mû en herbes folles, signe d’un entretien aléatoire. Il n’y a même pas de système d’irrigation. Pour arroser la végétation, tout en continuant à rouler, un camion se met sur la voie rapide de l’autoroute et déverse son contenu d’eau sur les plantes. Les automobilistes, obligés de ralentir, créent d’interminables embouteillages, qui, souvent, atteignent des kilomètres à la ronde. Le comble est que même des arbres plantés récemment, en l’occurrence des ficus, ont été, on ne sait pour quelle raison, arrachés.

Outre les ficus, des centaines de palmiers plantés tout au long des deux principales autoroutes de la capitale que sont la rocade sud et l’autoroute de l’Est, ont été également arrachés et remplacés par d’autres. Ces palmiers ont été ramenés des wilayas du Sud. Les conditions inadéquates de leur transport n’ont pas permis la réussite de leur replantation.

Les autorités de la wilaya, confrontées à cet échec, ont décidé de ne plus planter de palmiers. Le choix s’est fixé en fin de compte sur des ficus importés d’Espagne. Ces derniers sont plus résistants aux conditions climatiques et ne nécessite pas beaucoup d’entretien et restent verts tout au long de l’année. Rappelons qu’au début des années 1980, il été prévu de réaliser sur cette aire, longue d’une douzaine de kilomètres, un métro aérien, qui devait assurer la navette entre le centre-ville et l’aéroport.

Des ouvrages d’art ont été partiellement réalisés dans l’espace qui sépare les deux sens de l’autoroute. Cependant, le projet a dû être abandonné par manque de financement. Le segment de l’autoroute a été récupéré pour en faire un espace vert. Ce dernier s’intègre parfaitement aux aménagements qui sont en cours de réalisation dans une partie de la baie d’Alger, à l’instar de la Promenade des Sablettes, qui, faut-il le signaler, est une véritable réussite.

Au fur et à mesure que les travaux avancent, les espaces qui sont réceptionnés sont immédiatement soumis à un entretien minutieux et permanent. La Promenade des Sablettes fait partie d’un ensemble de projets dits «structurants» de la capitale. En plus des deux plages artificielles créées au niveau de la Promenade, l’aménagement de l’Oued El Harrach et son épuration font partie également de ce grand projet.

Les travaux d’assainissement entrepris sur le cours d’eau ont atteint un taux d’avancement appréciable. L’oued El Harrach sera navigable sur une distance de six kilomètres environ. La Promenade des Sablettes s’étendra donc au delà de l’embouchure de l’oued, au grand bonheur des habitants de la capitale.

 

Saci Kheireddine
 
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