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Gestion de l’espace urbain

Des parkings autorisés ne répondant à aucune norme

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le 01.10.17 | 12h00 Réagissez

En dépit des efforts fournis par les services de sécurité visant à lutter contre les parkings anarchiques, le phénomène n’a pas été éradiqué pour autant.

Dans un bilan rendu public par les services de sécurité, couvrant la période estivale, seules 328 personnes activant dans ce domaine ont été arrêtées. Eu égard au nombre de parkings anarchiques exploités illicitement dans la capitale, ce nombre de personnes arrêtées et traduites devant les tribunaux ne saurait prétendre à une éradication totale qui redonnerait à l’espace public un semblant d’ordre et d’organisation. Pis encore, certains parkings donnés en exploitation dans le cadre de coopératives de jeunes, ne répondent à aucune norme. A Bab Ezzouar, une route qui borde une cité se trouvant en face du quartier commerçant connu pour abriter nombre de magasins de pièces de rechange, a été, paradoxalement, transformée en parking, alors qu’il s’agit d’un axe routier, qui plus est, faisant face à une cité d’, dont les habitants sont aujourd’hui contraints de s’acquitter des frais de stationnement.

«Cet espace est  commun à tous les habitants de la cité. Il a été donné en exploitation à des jeunes désœuvrés. Maintenant ces jeunes nous réclament des droits de stationnement même sous nos balcons», déplore un habitant de la cité. Ces jeunes, dont l’autorisation d’exploitation dudit parking ne porte aucun sceau et qui eux-mêmes ne portent pas de brassard et ne donnent pas de tickets font la pluie et le beau temps. Ils n’hésitent pas à s’en prendre aux habitants de la cité qui ne veulent pas payer le stationnement. «On veut savoir qui a donné à ces jeunes l’autorisation d’exploiter un axe routier en le transformant en parking.

Dans cet endroit il n’y a pas lieu de créer un parking, puisqu’ il s’agit d’une route qui longe des immeubles», s’interrogent-ils. A Mohammadia, des jeunes ont également pris possession de toutes les artères et ruelles se trouvant aux abords du centre commercial le Printemps». Certains espaces ont été donnés en exploitation à des jeunes dans le cadre de coopératives. A vrai dire, ces espaces ne sont pas des aires de stationnement, mais des portions de trottoirs, «les autorités ont donné la voie public à des jeunes pour en faire des parkings. Ce n’est pas normal, d’autant plus que ces portions de trottoirs bordent des cités d’immeubles.

C’est ainsi que nous, habitants de ces immeubles, sommes réduits à négocier notre place de stationnement. Nous lançons un appel aux autorités compétentes afin qu’elles réexaminent ces autorisations. On ne peut pas faire d’un trottoir un parking», disent-ils. Et d’ajouter : «Les autorités qui ont donné ces parkings en exploitation devraient revoir leur stratégie, car il s’agit en fin de compte de décisions improvisées. Un parking doit répondre à un certain nombre de conditions. On ne peut pas transformer un trottoir qui borde un immeuble d’habitation en parking. Cela pénalise les habitants.»

Saci Kheireddine
 
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