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Bien que situés en plein centre urbain

Des commerces dans les sous-sols toujours inexploités

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le 04.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	Galerie marchande à la Grande-Poste, à Alger.
Galerie marchande à la Grande-Poste, à Alger.

Certains sont fermés depuis des années, alors que d’autres sont ouverts, sans pour autant attirer un grand monde.

Les espaces commerciaux situés dans des sous-sols à Alger ne sont, pour la plupart, pas exploités. Certains sont fermés depuis des années, alors que d’autres sont ouverts, sans pour autant attirer un grand monde. C’est le cas notamment de l’espace sis à côté de l’hôtel Safir, ex-Aletti. Bien entretenu, bénéficiant d’un affichage pour attirer les passants et  géré comme un établissement public, il n’empêche que les locaux sont dans leur quasi-totalité fermés ou servent de lieux de stockage pour certains commerçants ayant d’autres locaux dans les rues les plus commerçantes de la capitale.

Ce sous-sol n’est bizarrement connu que pour ses toilettes publiques. «La plupart des personnes qui entrent, c’est pour les sanitaires», nous dira un habitant, précisant qu’étant spacieux et bien situé, cet espace a tous les atouts pour devenir un lieu de négoce par excellence. A la Grande-Poste, un autre sous-sol commercial est fermé.

Il est encore plus grand que le premier et naguère bien fréquenté par les badauds. Actuellement, il est délaissé et les plaques de marbre, placées récemment sur ses principales entrées, n’ont pas changé grand-chose à son état de délabrement. D’ailleurs, malgré le passage des services de nettoiement, des odeurs d’urine et autres détritus s’y dégagent, importunant les passagers et les citoyens qui viennent se reposer au jardin Khemisti. «Si le sous-sol était resté ouvert, le problème de l’insalubrité ne se serait pas posé», croit dur comme fer un habitué des lieux.

A la place des Martyrs ou à la place Kennedy, c’est quasiment le même constat. La plupart des locaux sont fermés et les quelques commerces ouverts sont boudés par les habitants. Une question d’habitude pour certains et de sécurité pour d’autres. Pour autant, bien d’autres espaces commerciaux, situés dans des sous-sols, ont bonne réputation et ne repoussent pas les habitants, qui les fréquentent au quotidien. C’est le cas du sous-sol de la place Audin ou encore celui adjacent au siège de la wilaya.

Une partie du sous-sol de Sahat chouhada, du côté menant vers la gare ferroviaire, est également animée et les commerces, des restaurateurs pour la plupart, gagnent bien leur vie. Tout compte fait, ces espaces, parfois considérés comme infâmes, méritent plus d’intérêt de la part des autorités publiques appelées à les réhabiliter et les rentabiliser.

En ces temps de vaches maigres, les autorités locales se doivent de les exploiter pour renflouer leurs caisses, que l’Etat est, désormais, incapable d’alimenter en raison de la chute vertigineuse des prix du pétrole. Ces espaces commerciaux doivent faire l’objet d’une prise en charge de la part des services de la wilaya, devant leur redonner une vocation commerciale à même d’encourager les visiteurs. «C’est une question d’aménagement, car ces lieux manquent de commodités. Pour les réhabiliter et les rendre attractifs, il convient de lancer ce genre de travaux», suggère un habitant de la capitale. 
 

Djamel G.
 
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