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Epic de Wilaya Cacva

Des activités discrètes mais importantes

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le 20.12.17 | 12h00 Réagissez

 
	L’Epic Cacva a deux vocations principales : celle ayant trait à la pédagogie et celle relative à la production
L’Epic Cacva a deux vocations principales : celle ayant trait...

Le développement des activités de l’Epic repose sur une nouvelle méthode de gestion instaurée depuis 2014.

L’Epic Cacva (Etablissement des centres d’apprentissage de couture de la wilaya d’Alger) fait partie de ces établissements qui ont su s’adapter aux nouvelles exigences. En effet, depuis l’année 2014, l’Epic a fait un bond en avant, que ce soit sur le plan de la gestion administrative, organisationnelle, financière ou surtout sur le plan productif.

Les pouvoirs publics en général donnaient la priorité, et c’est une attitude compréhensible dans une certaine mesure, à tous les établissements et instances qui agissent de manière directe sur la voie publique, laissant dans l’ombre nombre d’établissements qui, aujourd’hui, avec la nouvelle politique de la wilaya, refont surface et font un travail remarquable.

L’Epic Cacva a deux vocations principales : celle ayant trait à la pédagogie et celle relative à la production. S’agissant du volet pédagogique, «l’établissement gère 16 centres de formation. Ces derniers étaient dans un état lamentable à cause du délabrement qui a atteint toutes les structures et tous les espaces. Ils ont été, depuis 2014, totalement réhabilités.

Aujourd’hui, ces centres offrent aux stagiaires des conditions d’apprentissage optimales», rapporte la directrice de l’Epic, Hanachi Nadia. Concernant le volet «production», l’établissement compte deux ateliers de fabrication, dont les modes d’organisation et de production ont été depuis 2014 revus et améliorés.

L’efficacité de la nouvelle méthode de gestion se traduit principalement par des statistiques patentes, qui mettent en exergue des efforts fournis depuis un certain nombre d’années. «Nous sommes passés d’une production minimaliste de 17 000 articles en 2013 à 50  000 en 2017. La stratégie mise en place a porté ses fruits. La progression se fait d’année en année», indique la directrice de l’établissement.

Sur le plan finances, le bilan fait ressortir une amélioration conséquente. «Le bilan de l’Epic est positif pour les trois derniers exercices. Le chiffre d’affaires est passé de 38 millions de dinars en 2013 à 117 millions de dinars en 2016. Le taux d’autofinancement est passé durant la même période à 39% au lieu de 1% seulement», assure la directrice. Et de préciser : «Au fur et à mesure que la production augmente, la subvention diminue.

De 213 millions de dinars en 2013, l’établissement passe à 148 millions de dinars en 2017, soit une diminution de 31%. Nous visons, avec la nouvelle stratégie mise en place depuis 2014, à atteindre 0% de subvention.» Concernant le volet organisationnel, l’Epic a opéré une métamorphose complète dans ce domaine. «Nous avons dès notre investiture établi un nouvel organigramme, qui détermine avec précision les postes de travail, les missions, les manuels de production, les procédures de gestion.

Dans le sillage de cette dynamique, nous avons établi le règlement intérieur afin d’instaurer une gestion optimale de la ressource humaine et de combler toutes les failles qui caractérisaient le mode de gestion précédent», assure-t-elle. «Nous avons con-firmé nombre de travailleurs contractuels qui, pour certains, exerçaient depuis fort longtemps.

Nous avons mis en place une stratégie nouvelle pour la formation du per-sonnel. 35% des travailleurs ont bénéficié d’une formation en 2015. Nous sommes pas-sés à 49% en 2016, pour atteindre durant l’année 2017 un taux de 75%. S’ajoutent à cela les promotions dont a bénéficié presque tout le personnel et l’octroi de primes pour travaux exceptionnels que nous avons instaurées dans le but d’encourager la production.

En matière de gestion du personnel, nous avons créé en 2015 la méde-cine du travail, ainsi qu’une commission pour l’amélioration des conditions d’hygiène et de sécurité», poursuit-elle. Signalons que le nombre de stagiaires qui suivent en permanence leur formation dans les centres de l’Epic avoisine les 1900. Ce chiffre reflète le progrès et les avancées réalisés par l’établissement qui, des années durant, était plongé dans une léthargie déconcertante.

En dépit d’un certain nombre de problèmes ayant trait à l’installation de la section syndicale, qui est, d’après la directrice de l’établissement, en porte-à-faux avec la réglementation en vigueur, l’Epic a pris en charge de grands chantiers dans la capitale, tels ceux de l’Ena et de la fac centrale.

Au final, il est impératif de mettre en relief le rôle de l’établissement dans la sauvegarde du patrimoine, car, en plus des tenues de travail confectionnées dans ses ateliers, ses missions visent à préserver le patrimoine traditionnel de la couture et de la broderie. Le Cacva, établissement de centres d’apprentissage de couture de la wilaya d’Alger, existe depuis quarante ans. Ayant un statut d’Epic (Etablissement public à caractère industriel et commercial), cette structure développe une activité aussi discrète qu’indispensable, d’où la nécessité de l’encourager. 

 

Saci Kheireddine
 
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