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Anarchie urbaine : Les gardiens de parking reviennent

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le 29.05.17 | 12h00 Réagissez

L’opération d’éradication des parkings anarchiques n’a pas permis de résorber définitivement le phénomène.

Les gardiens des parkings anarchiques ont repris leur activité de manière accentuée. Dans la commune de Mohammadia, toutes les cités qui se trouvent aux abords du centre commercial Le Printemps, sont sous l’emprise de groupes de jeunes. Ces derniers se partagent l’exploitation des moindres parcelles de trottoirs. Une véritable organisation a été mise en place par ces jeunes, qui, pour affirmer leur présence, usent de violence envers les automobilistes.

En plus des fragments de trottoirs qui sont équitablement répartis entre ces parkingueurs, les fractions de la ville les plus convoitées sont soumises à une répartition de temps draconienne. Les rues les plus proches du centre commercial sont intensément exploitées. Des jeunes se relayent continuellement sur cette partie de la ville, lui conférant des allures de négoce.

A Sidi M’hamed, les parkingueurs qui avaient l’habitude d’entreposer des caisses vides sur la chaussée afin de réserver les places de stationnement, ont réinvesti la rue Hassiba, notamment à proximité du siège de la CNEP. Notons qu’un commissariat de police est situé à une dizaine de mètres seulement du parking en question. Les parkingeurs sévissent également au niveau des espaces attenants aux immeubles du quartier les «Groupes». Les mêmes gardiens de parking qui avaient la mainmise sur les ruelles se trouvant aux alentours des immeubles, ont repris leurs anciennes places. Ils ne se contentent pas de garder les voitures des éventuels vols, mais s’arrangent à ce que les places de stationnement ne soient pas occupées plus de deux heures. Passé ce délai, ils n’hésitent pas à doubler le tarif. Pour asseoir de nouveau leur diktat, ces jeunes gardiens brandissent des gourdins contre tout automobiliste récalcitrant. De prime à bord, avant même que le véhicule ne prenne place dans l’air de stationnement, ces jeunes se renseignent sur la durée du parcage, «c’est une première forme d’intimidation, car si l’automobiliste ne répond pas, les gardiens passent directement aux menaces verbales et aux injures», confie un automobiliste. 
 

Saci Kheireddine
 
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