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Secteur de la culture à Médéa

Sérieux déficit infrastructurel

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le 04.11.17 | 12h00 Réagissez

La culture dans toute sa diversité à travers les localités de la wilaya de Médéa végète encore par manque criant d’espaces infrastructurels, de moyens et d’équipements adéquats, freinant ainsi la volonté de milliers de jeunes talents doués, qui émergent çà et là dans des conditions rudimentaires, pour se projeter dans un avenir meilleur en faisant découvrir évidemment leur vocation intuitive et leur savoir-faire.

Mais hélas, souvent ils n’arrivent pas à trouver un lieu approprié pour aller s’exprimer et s’éclater en exhibant devant le public leur style ou leurs chefs-d’œuvre artistiques, étant donné l’indigence du secteur, qui ne possède qu’une seule maison de la culture construite en 1974 au chef-lieu de wilaya.

Elle se trouve aujourd’hui largement dépassée par le temps et l’espace devant une population qui, depuis, a triplé, passant de 70000 à 200 000 habitants. Cette unique structure, malgré son exiguïté, est devenue un pôle par excellence de regain culturel dans tous les «founoun», qui continue par son riche et divers programme à drainer de grandes foules avides de spectacles et de divertissements. Le passage récent de Radio culture (ENRS), qui avait déplacé son studio de diffusion accompagné d’un staff de techniciens et de journalistes pour émettre, sur ses ondes, à partir de la maison de la culture Hassan El Hassani durant une journée consacrée aux activités culturelles et touristiques, a été une opportunité pour les jeunes artistes de débattre des perspectives de développement de ce secteur important et sensible, auquel les pouvoirs publics n’accordent que peu d’intérêt.

Le micro, qui s’arrachait d’une main à une autre  pour exprimer les idées et les points de vue constructifs des uns et des autres, a dévoilé le vrai visage des potentialités artistiques existantes que recèle la capitale du Titteri.
Le choix de Médéa, ville millénaire et berceau des civilisations, dit-on, n’est pas fortuit où délibéré pour l’équipe radiophonique venant d’Alger, mais celle-ci le savait d’avance en se documentant sur le riche et impérissable patrimoine culturel légué d’une génération à une autre dans ce domaine. Donc, elle s’était rassurée d’avoir en face d’elle de bons connaisseurs en la matière pour fournir un bon régal culturel à ses fidèles auditeurs à partir de Médéa, terreau de la culture et du savoir.

Le directeur de la Culture se veut rassurant

Le directeur de wilaya de la culture, en l’occurrence Omar Reghal, qui a ouvert le bal de l’émission radiophonique, reconnaît que la région accuse certes un manque d’infrastructures, mais néanmoins il reste optimiste quant au devenir pour pallier ces insuffisances.
Il a énuméré à cet égard les projets en cours de réalisation, tels que le Théâtre de plein air de Médéa d’une capacité de 2500 places, situé au pôle urbain et surplombant toute la vallée périphérique au sud-ouest de la cité, dont le coût initial de l’enveloppe financière s’élève à 317 000 000, 00 DA, et dont le taux d’avancement physique des VRD tire à sa fin. Aussi, il a fait part du taux de réalisation du projet d’une bibliothèque principale au chef-lieu de wilaya se situant environ à 45%.

Le montant global de l’AP a été estimé à 442 600 000 DA. A la ville des asphodèles, Berrouaghia, au bonheur des cinéphiles, on s’apprête, dit-il, à réceptionner bientôt une salle de cinéma  après une opération de rénovation et d’équipement qui a coûté 28 020 778,78 DA. Au niveau des localités de Drâa Esmar et de  Zoubiria, «on va, dit-il, également inaugurer deux salles de lecture (bibliothèques).
Mais notre espoir repose sur la relance du projet de réalisation d’un Théâtre régional, dont l’assiette foncière a été retenue à proximité du Théâtre de plein air en voie d’achèvement et ceci pour répondre à la forte demande et aux vœux de milliers d’adeptes et d’amoureux du 4e art ».

Médéa, capitale du Festival national du théâtre comique, qui va faire son retour pour sa 11e édition à partir du 25 novembre prochain,  est considérée comme un creuset incontestable de cet art.
 

A. Teta
 
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