Météo 
du jour

 

Accueil > Edition du 24 janvier 2006
L'info. au quotidien
 >
   Dernière












prix Grinzane Cavour

L’Italie honore Assia Djebbar

En décernant le prix Grinzane Cavour, pour la section littérature étrangère, institué en 1981 par la fondation culturelle CRT, financée par la Caisse d’épargne de Turin, à l’Algérienne Assia Djebbar, c’est la littérature algérienne qui reçoit, en quelque sorte, une reconnaissance italienne.



C’est de bon augure pour nos auteurs qui ont été boudés pendant les décennies passées, surtout ceux qui écrivent dans la langue française. En effet, seuls deux noms emblématiques de la littérature algérienne, comme Rachid Boudjedra et Assia Djebbar, ont échappé à cet ostracisme, qui a fait qu’un grand écrivain comme Mohammed Dib, ne soit traduit et publié, qu’il y a deux ans, par une petite maison d’édition, présente depuis peu sur le marché de l’édition, Epoqué, et qui vient de publier La Grande Maison, L’Incendie et compte distribuer d’autres œuvres de M. Dib. Le roman de Boudjedra, Les Funérailles, a été également traduit par cette maison d’édition sous le titre Cerimoniale. L’autre belle initiative de Epoqué est d’avoir publié Le Cercle des représailles de Kateb Yacine, lui aussi méconnu des lecteurs italiens. D’autres écrivains qui se sont fait connaître en exil, comme Malika Mokaddem (en France) ou Mohamed Magani (Allemagne), ont pu, eux, se faire traduire en italien. La cérémonie de la remise du prix Grinzane Cavour a eu lieu, samedi passé, au théâtre Carignano de Turin, en présence de Assia Djebbar et des autres écrivains récompensés. Le jury, constitué de noms célèbres de la littérature contemporaine, comme Luis Sepulveda, le Suédois Bjorn Larsson, le Marocain Tahar Ben Jelloun et l’Italien Vincenzo Cerami, a décerné, par ailleurs, le prix Grinzane Cavour du roman italien à Tullio Avoledo, à Silvia Di Natale et à Silvana Grasso. Une vingtaine de femmes arabes écrivains, telles l’Irakienne Aliya Mamdouh, l’Egyptienne Radwa Ashour ou la Libanaise Hoda Barakat, ont été invitées pour participer à une table ronde « Ecriture dévoilée, paroles et femmes du Maghreb à l’Iran », qui a précédé la cérémonie de remise des prix. Les responsables de la fondation CRT ont décidé de remettre leur prix spécial pour les 25 ans de l’existence du Grinzane à la Guatémaltèque, prix Nobel pour la paix en 1992, Rigoberta Menchu, pour son témoignage recueilli dans son autobiographie traduite en italien sous le titre Je m’appelle Rigoberta Menchu.



Par Nacéra Benali

publicité
 >
  Voir aussi...

Edition du 16 avril 2008

Constantine et ses romanciers de Nedjma Benachour
Media Plus

Edition du 27 juin 2009

« Les régimes se méfient des livres ! »
L’édition en Afrique face à des entraves économiques et politiques

Edition du 11 février 2008

Les nouveaux talents primés
Remise du prix Apulée à la BN (Alger)

publicité
 Hebdos & Services
Editions locales
Chroniques d'El Watan

 

 >
Postez votre avis




















publicité

Infos récentes : | 18 mar | 17 mar | 16 mar | 15 mar | 14 mar | 13 mar | 12 mar | Haut de page
Droits réservés © El Watan 2007