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       <title>El Watan - International</title>
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           <title>Maroc : les islamistes au pouvoir débordés par la crise sociale</title>
           <author>Zine Cherfaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>A la une</category>
           <pubDate>Mon, 28 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Le gouvernement marocain que dirige, depuis le mois de janvier dernier, Abdelilah Bekirane, le secrétaire général du Parti islamiste de la justice et du développement (PJD), n’aura bénéficié que d’un bref état de grâce. Arrivé au pouvoir après une victoire sans bavure aux élections législatives de novembre 2011, le PJD fait aujourd’hui face à une crise sociale aiguë à laquelle il peine à trouver des solutions. 
	La crise est accentuée par la sécheresse et une baisse de plus de 30% des recettes du tourisme. Pour corser le tout, selon un rapport de la Banque mondiale (BM) rendu public le 14 mai à Rabat, près de 30% des jeunes âgés de 15 à 29 ans sont au chômage.
	Autant dire qu’il s’agit là d’un véritable casse-tête pour la formation islamiste qui avait pourtant promis, il y a quelques mois encore, d’améliorer le quotidien des Marocains et de faire régner la justice sociale. Mais en l’absence de rentrées suffisantes de devises et en raison du ralentissement du secteur agricole qui se trouve être un important moteur de croissance au Maroc, le parti islamiste aura visiblement bien du mal à tenir parole. Pis encore, il risque même de se voir piégé.

	Près de cinq mois après son arrivée au pouvoir (le gouvernement Benkirane a été installé le 3 janvier 2012), le PJD découvre en effet à ses dépens les difficultés liées à la gouvernance et, surtout, la complexité des problèmes auxquels est confrontée la société marocaine.
	Pour dénoncer justement son incapacité à atténuer les contrecoups de la cherté de la vie et à apporter des réponses à la crise, des milliers de personnes (50 000 selon les organisateurs) ont manifesté, hier, à Casablanca, la plus grande ville de Maroc, à l’appel de la Confédération démocratique du travail (CDT) et de la Fédération démocratique du travail (FDT). Les trois autres centrales syndicales que compte le monde du travail – l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM) et de l’Union marocaine du travail (UMT) – n’ont pas participé à cette journée de protestation du fait que certains de leurs membres ont été cooptés par le nouveau gouvernement Benkirane.

	Benkirane piégé par la crise

	Cette manifestation, qui a surpris par son ampleur, est la plus importante contre le gouvernement. En réussissant leur démonstration de force, la CDT et la FDT prennent en quelque sorte le relais du Mouvement du 20 février qui s’est quelque peu essoufflé et prouvent qu’elles sont des partenaires incontournables dans tout dialogue social. Un dialogue que le gouvernement Benkirane tarde justement à ouvrir, alors que le pouvoir d’achat ne cesse de baisser. La décision de ces deux centrales de recourir à la rue s’explique en partie par le refus du gouvernement de répondre à leur appel au dialogue à propos de la hausse des salaires et de l’amélioration des conditions sociales des salariés.

	C’est ainsi que du rond-point de Dakar à celui de Mers Sultan, au cœur de la capitale économique marocaine, des milliers de manifestants ont sillonné les grandes artères de la ville en scandant des slogans hostiles au gouvernement. «Benkirane et Fouad Ali El Himma (un très proche conseiller du roi Mohammed VI, ndlr) deux faces d’une même monnaie», ont notamment crié les contestataires. Dans le cas où Benkirane et ses ministres continuent à faire la sourde oreille, ces deux centrales, que l’on présente comme étant proches de l’Union socialiste des forces populaires (USFP, opposition parlementaire) montrent ainsi qu’elles ont les moyens de pourrir la vie aux islamistes, et cela bien que leur parti détient la majorité au Parlement.

	Il est certain aussi que l’opposition marocaine tentera profiter de cette situation de bouillonnement social pour tenter de reconquérir leur électorat et de mettre des bâtons dans les roues du PJD afin de discréditer durablement ses chefs, qui sont venus au pouvoir dans des habits de sauveurs du Maroc.Et au vu du niveau de mécontentement de la rue, il est à prévoir que Abdelilah Benkirane gouvernera sous pression durant les prochains mois. Eu égard à la difficulté de la crise, son gouvernement risque même de se voir débordé. Le tout est de savoir, justement, combien de temps il résistera avant que le roi Mohammed VI ne décide de redistribuer les cartes.</description>
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           <title>les groupes rebelles touareg du MNLA et d’Ançar Eddine fusionnent</title>
           <author>Zine Cherfaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Mon, 28 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 28 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Le MNLA avait pour projet initial de faire du nord du Mali un Etat touareg et laïque. 
	Les islamistes ont-ils pris le dessus sur les Touareg maliens ? C’est ce qu’il y a visiblement lieu de croire. Les dirigeants du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) ont, en tout cas, accepté samedi soir de fusionner avec le groupe islamiste Ançar Eddine. Dans la foulée, ils ont décrété la création de «l’Etat islamique de l’Azawad». Il est à rappeler que le MNLA avait pour projet initial de faire du nord du Mali un Etat touareg et laïque. «Nous sommes tous pour l’indépendance de l’Azawad» ; «nous acceptons tous l’islam comme religion», le Coran et la sunna sont «la source du droit», indique le protocole d’accord officialisant cette fusion. Depuis le coup d’Etat militaire du 22 mars, qui avait chassé du pouvoir le président Amadou Toumani Touré, les Touareg du MNLA, Ançar Eddine et des milices islamistes liées à Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) se sont emparés de plusieurs villes du nord du pays.

	A mesure que la rébellion progressait, les islamistes  prenaient le pas sur les Touareg laïcs et imposaient la charia dans les villes conquises.Si les autorités maliennes ont rejeté la création de cet Etat islamique aussitôt son annonce et réitéré leur volonté de restaurer l’intégrité territoriale du Mali dont le Nord s’est déclaré unilatéralement indépendant le 6 avril dernier, celles-ci ne paraissent toutefois pas en mesure de faire face à la rébellion touareg. Pour l’instant, la priorité du nouveau gouvernement consiste d’abord à s’imposer à Bamako même où les éléments de l’ex-junte dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo ne paraissent pas vouloir lâcher prise. Bien qu’inquiète aussi de l’évolution de la situation dans le Nord-Mali, la médiation ouest-africaine estime que la fusion entre les deux groupes rebelles touareg peut être de nature à faciliter le règlement de la crise.

	«La médiation salue toute dynamique allant vers la cohésion entre les différents mouvements armés, l’essentiel étant que ce groupe choisisse l’option d’une solution négociée au conflit», a indiqué le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Djibril Bassolé, dont le pays conduit la médiation au nom de l’Afrique de l’Ouest.
	«En plus de cette cohésion, la médiation souhaite que non seulement ils (les groupes fusionnés) aillent vers la solution négociée, mais qu’ils préservent l’intégrité territoriale du Mali et qu’ils abandonnent la terreur et le terrorisme comme moyens d’action», a-t-il poursuivi. Estimant qu’«il est toujours mieux d’avoir à négocier avec un seul groupe qu’avec plusieurs aux intérêts parfois diamétralement opposés», M. Bassolé s’est dit attendre une plateforme de revendications commune des rebelles touareg «qui pourrait (…) aider à avancer dans les discussions».

	L’Algérie et l’UE parlent de la crise malienne

	La crise au Mali a été également évoquée hier à Alger par le ministre délégué chargé des Affaires magrébines et africaines, Abdelkader Messahel, et une délégation de l’Union européenne (UE), a indiqué un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Lors de cette rencontre avec la délégation de l’UE, qui comprenait les chefs de missions diplomatiques européennes accréditées en Algérie, M. Messahel a exposé à ses interlocuteurs «l’approche et les initiatives algériennes pour le règlement de la crise au Mali ainsi que pour le renforcement de la coopération entre les pays du champ et leurs partenaires de la communauté internationale, dans la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et les trafics en tout genre qui sévissent dans la région», précise le communiqué.          

	S’agissant du Mali, M. Messahel a rappelé «les urgences auxquelles devait faire face le pays, avec l’appui de la communauté internationale». Il s’agit notamment du «parachèvement du processus de retour à l’ordre constitutionnel et la mise en place d’un gouvernement consensuel, fort et légitime, et la préservation de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du Mali», ajoute la même source.

	M. Messahel a, dans le même contexte, insisté sur «la préservation de l’intégrité territoriale et la souveraineté du Mali, le règlement de la question du Nord à travers l’organisation d’un dialogue avec les rebelles pour la prise en charge de leurs revendications légitimes, la prise en charge de la question humanitaire et la lutte contre le terrorisme et le crime organisé».
	Ainsi énoncée, la position algérienne devrait certainement conforter la médiation ouest-africaine dans sa mission au Mali.</description>
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           <title>Les brèves</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Mon, 28 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 28 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description> 
	-Syrie : le chef démissionnaire du Conseil national syrien, Burhan Ghalioun, a appelé, hier, le peuple syrien au combat si la communauté internationale ne décide pas d’intervenir «sous le chapitre VII» de la Charte de l’ONU, permettant notamment l’usage de la force. «J’appelle le peuple syrien à mener la bataille de la libération et de la dignité en comptant sur ses propres forces, sur les rebelles déployés à travers le pays et sur les brigades de l’Armée syrienne libre au cas où la communauté internationale n’assumerait pas ses responsabilités en vertu du chapitre VII», a-t-il indiqué au cours d’une conférence de presse à Istanbul. Le chapitre VII de la Charte de l’ONU permet d’imposer des mesures à un pays, y compris par la force, «en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’acte d’agression». M. Ghalioun a dénoncé la mort d’une centaine de civils dont 32 enfants tués vendredi dans la localité de Houla (province de Homs) imputée par l’opposition aux forces gouvernementales. «J’appelle le grand peuple syrien et l’Armée syrienne libre à se tenir prêts car on n’a plus de temps à perdre», a-t-il indiqué estimant que «les Syriens n’ont plus rien à perdre d’autre que leurs chaînes et n’arrêteront pas leur marche glorieuse avant l’annonce de la création d’une Syrie démocratique, libre et souveraine». A signaler par ailleurs que l’administration du président Barack Obama compte s’allier à la Russie pour travailler à un plan de sortie de crise pour la Syrie, qui prévoirait le départ de Bachar Al Assad, a rapporté hier le New York Times.
	
	-Iran : l’Iran va lancer l’an prochain la construction d’une deuxième centrale nucléaire iranienne à Bouchehr (sud), à côté de la centrale actuelle construite par la Russie, a annoncé, hier, la télévision d’Etat citant le chef du programme nucléaire iranien, Fereydoun Abbassi Davani. «L’Iran va construire l’an prochain une centrale nucléaire de 1000 mégawatts à Bouchehr», a déclaré Abbassi Davani sans préciser si la Russie serait également associée à cette entreprise. La télévision n’a pas donné davantage de précisions. L’année iranienne court du 21 mars 2013 au 20 mars 2014. Les dirigeants iraniens ont annoncé à plusieurs reprises depuis deux ans leur intention de construire jusqu’à une vingtaine de centrales nucléaires, d’une puissance totale de 20 000 mégawatts, mais n’avaient jamais fait d’annonce précise concrétisant cette intention.
	La centrale actuelle de Bouchehr, elle aussi d’une puissance de 1000 mégawatts, a été inaugurée en 2010 après 35 ans de travaux et de nombreuses vicissitudes politiques, techniques et financières, la Russie ayant repris en 1995 un projet abandonné par l’Allemagne après la révolution islamique de 1979 et la guerre Iran-Irak (1980-88). Cette centrale, construite par la Russie et contrôlée conjointement par des équipes mixtes d’ingénieurs et techniciens russes et iraniens, n’est cependant toujours pas totalement opérationnelle. Abbassi Davani, cité dimanche par plusieurs médias iraniens, a indiqué qu’elle ne fonctionnerait à pleine puissance qu’au mois de novembre, avec près de deux ans de retards successifs par rapport à l’objectif annoncé en 2010.  
	
	-Tunisie : une quinzaine de personnes ont été arrêtées après des violences provoquées par des groupes salafistes qui ont incendié samedi des postes de police et attaqué des bars dans le gouvernorat de Jendouba (nord-ouest de la Tunisie), a indiqué hier le ministère de l’Intérieur. «Une quinzaine de personnes ont été arrêtées, et le calme est revenu», a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère, Khaled Tarrouche, précisant que des renforts sécuritaires avaient été déployés dans la région. Des postes de police ont été incendiés samedi à Jendouba et Ghardimaou par des groupes de radicaux islamistes, qui s’en sont également pris à des bars. Les assaillants, parfois armés de sabres et de bâtons, ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre. Selon l’agence TAP, des unités de l’Armée nationale ont été déployées après les incidents pour protéger les établissements publics. Dans un communiqué publié samedi soir, l’Union nationale des syndicats des forces de sûreté tunisiennes a réclamé de pouvoir utiliser «tous les moyens dissuasifs» pour mettre fin aux violences et a fustigé «la passivité» des autorités politiques. «La loi sera appliquée. Ces incidents sont dangereux et seront traités de manière adéquate», a déclaré à l’agence TAP le secrétaire d’Etat de l’Intérieur, Saïd Mechichi. D’autres incidents violents impliquant des salafistes se ont produits la semaine dernière à Sidi Bouzid (centre), où un dépôt d’alcool a été incendié.
	 </description>
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           <title>le président Mohamed Ould Abdelaziz sous pression</title>
           <author>Zine Cherfaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sun, 27 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 27 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	En Mauritanie, il ne se passe pratiquement plus une semaine sans qu’il y ait un mouvement de protestation antipouvoir. 
	Les opposants au président Mohamed Ould Abdelaziz ont une nouvelle fois organisé vendredi à Nouakchott une manifestation pour exiger un changement à la tête de l’Etat et l’amorce d’une période de transition pour «bâtir un Etat de droit». Plusieurs personnes ont été blessées et d’autres arrêtées lors de cette manifestation.
	A l’appel de la Coordination des jeunes de l’opposition (CJO), des jeunes avaient commencé à se regrouper devant la mosquée de la capitale après la prière du vendredi pour une action, lorsque la police est intervenue pour les disperser à coups de matraque et de gaz lacrymogène. «Il y a eu plusieurs blessés dont le président de la coordination, Fadhel Ould Elmoctar», également chef de la jeunesse du parti islamiste Tewassoul, a affirmé à la presse un porte-parole des manifestants. «Il est blessé à la tête ; il a été transporté par la police à l’hôpital», a-t-il indiqué, ajoutant qu’«au moins cinq jeunes ont été arrêtés» par les forces de l’ordre.

	Depuis le 2 mai, la Coordination de l’opposition démocratique (COD, une dizaine de partis) organise des manifestations, parfois marquées par des arrestations et des blessés, pour réclamer le départ du président Mohamed Ould Abdelaziz, ancien général élu en 2009 pour un mandat de cinq ans après son putsch de 2008 contre le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Les partisans du pouvoir et une partie de l’opposition s’opposent à ce mouvement qui indique s’inscrire du Printemps arabe, jugeant qu’une éventuelle alternance doit se faire pacifiquement au terme du mandat du président Abdelaziz.

	C’est le cas particulièrement des trois partis qui siègent au sein de la Convention pour l’alternance démocratique (CAP). Les trois partis sont l’Alliance populaire progressiste (APP) du président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir, ainsi que les partis du Wiam (concorde) et de Sawab, d’obédience nationaliste arabe. Ils avaient quitté la Coordination de l’opposition démocratique (COD, une dizaine de partis) pour mener un dialogue avec le pouvoir fin septembre 2011 qui a abouti à la création d’une commission électorale nationale indépendante (CENI) «permanente» et à une révision de la Constitution. «Nous voulons une alternance pacifique à l’exemple de ce qui vient de se passer au Sénégal voisin et non des pays où le Printemps arabe a laissé s’installer le chaos et l’anarchie», soutient le nouveau président de la CAP, Boydiel Ould Houmeid.

	Un conseil chargé de la fatwa  

	A signaler qu’un mois après l’incinération controversée de livres religieux par une ONG à Nouakchott, le gouvernement mauritanien a annoncé le même jour la création d’un conseil chargé d’émettre des fatwas (avis juridiques donnés par des spécialistes de la loi islamique). Cette structure est composée de neuf membres, tous des érudits musulmans, et est placée directement sous la tutelle du président de la République. Le «Conseil supérieur chargé d’émettre les fatwas et recevoir les recours gracieux» prononcera la position de l’islam sur les questions de l’heure et sur les litiges de son ressort, a indiqué le ministre des Affaires islamiques, Ahmed Ould Niny, à l’Agence mauritanienne d’information (AMI, officielle).

	La nouvelle structure chargée des fatwas «donnera son avis sur la base du rite malékite» en vigueur en Mauritanie comme en Afrique du Nord et de l’Ouest, et elle «œuvrera pour l’élaboration d’un code des recours gracieux» pour la résolution des conflits qui lui seront soumis, a-t-il ajouté. Cette création est annoncée près d’un mois après l’autodafé de plusieurs ouvrages de référence des sciences islamiques par des militants de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), une ONG anti-esclavagiste mauritanienne.     

	Le 27 avril, dix militants de l’IRA avaient fait brûler ces livres, en reprochant à leurs auteurs d’avoir justifié la pratique de l’esclavage en Mauritanie au nom de l’islam.Arrêtés, ils avaient été inculpés le 2 mai de «violation des valeurs islamiques du peuple mauritanien».
	Après cette incinération controversée, le président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, avait affirmé que la Mauritanie était «un Etat islamique et non laïc».Toutes les lois du pays sont considérées comme étant conformes à la charia (loi islamique) mais les houdoud (sentences prononcées au nom de Dieu) dont la peine capitale et les flagellations n’ont jamais été appliquées en Mauritanie   depuis le début des années 1980. </description>
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           <title>«Les Noirs de Mauritanie sont victimes d’un racisme orchestré par l’Etat»</title>
           <author>Zine Cherfaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sun, 27 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Biram Ould Dah Abeid, le président de l’IRA, a été arrêté le 1er mai dernier à son domicile. Avec dix autres militants anti-esclavagistes, il est accusé d’avoir brûlé des ouvrages de référence des sciences islamiques, reprochant à leurs auteurs d’avoir justifié la pratique de l’esclavage en Mauritanie au nom de l’islam. Selon eux, l’incinération visait à «débarrasser la Mauritanie d’ouvrages musulmans dépassés qui incarnent et soutiennent la légalité de la pratique de l’esclavage». 
	-Quelle est actuellement la situation des droits de l’homme en Mauritanie et particulièrement celle de la population noire que vous dites représenter ?

	La situation des droits de l’homme en Mauritanie est actuellement très difficile.Le régime dictatorial en Mauritanie ne respecte pas les libertés démocratiques. Il empêche toute forme d’organisation et réprime systématiquement les manifestations pacifiques. Le droit à l’expression est également foulé aux pieds. La situation est intenable.

	-Est-il vrai que la pratique de l’esclavage se poursuit en Mauritanie ?

	C’est, malheureusement, la triste réalité. Actuellement, l’esclavage bat son plein en Mauritanie. 5% de la population en Mauritanie sont des esclaves domestiques.Ces derniers n’ont pas accès à l’éducation et n’ont pas le droit de posséder des pièces d’état civil. Ce qui fait qu’ils n’ont pas le droit à la propriété et ne peuvent pas voyager.
	Il faut ajouter que ces personnes ne bénéficient pas de repos, encore moins d’un salaire. Ils subissent régulièrement des châtiments corporels. Pis encore, ils n’ont aucun droit sur leurs enfants et n’ont pas le droit au mariage. Et je vous informe que le phénomène s’est aggravé.

	-Comment expliquez-vous cette aggravation ?

	Et bien tout simplement à cause de la réactivation de la filière orientale de trafic d’esclaves de Mauritanie vers les pays du Golfe. La situation des Noirs est actuellement très difficile car ils sont victimes d’un racisme orchestré par l’Etat lui-même.

	-Quel est, selon vous, l’objectif visé à travers le traitement infligé à la population noire ?

	Le traitement infligé aux Noirs vise avant tout à dénégrifier davantage la Mauritanie. La majorité de la population mauritanienne est noire. Mais il y a une minorité arabo-berbère qui justifie son accaparement du pouvoir par un alibi démographique qui est faux.
	C’est cet état de fait qui les pousse à sévir davantage et à rendre la vie impossible aux Noirs.

	-Y a-t-il, en ce moment, des militants de votre mouvement en prison ?

	Oui, il y en a plusieurs dizaines. Il y a des vagues de prisonniers qui se relayent dans les prisions du régime. Le pouvoir opère régulièrement des rafles. Les gens sont emmenés dans des lieux inconnus. D’autres ont dû fuir pour éviter de subir les exactions du régime.

	-Et quel est le nombre de Mauritaniens noirs qui ont fui ?

	Il y en a environ 220 000. Ils se répartissent entre le Sénégal et le Mali.

	-Y a-t-il des Noirs qui ont été exécutés par le pouvoir ?

	Oui. Entre 1986 et 1992, il y en a eu 6700.

	-Les Mauritaniens noirs ont-ils le droit de créer des associations de défense des droits de l’homme ?

	Pas du tout. Les associations qui ne sont pas parrainées par des arabo-berbères ne sont pas autorisées à activer.

	-Quelles sont les principales revendications de l’IRA ?

	Le départ de la dictature et la déconstruction totale de la gouvernance raciste et esclavagiste.   

	-Vous accusez la Mauritanie d’avoir aidé les Arabo-Berbères (Touareg) du nord du Mali à créer un Etat ? Avez-vous des éléments de ce  que vous avancez ?

	Oui, nous avons des éléments. Le MNLA est né à Nouakchott. Ce mouvement s’est armé dans la capitale mauritanienne. Nous connaissons leurs villas et les officiers qui les encadrent sur place. Nous savons aussi que l’Etat et l’armée ont mis à leur disposition des moyens.

	-Y a-t-il d’autre pays de la région qui aident le MNLA ?

	A ma connaissance non. Je n’ai pas d’autres éléments en ma possession. 

	 

	L’entretien a été réalisé à Dakar (Sénégal) le 24 avril 2012</description>
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           <title>l’ONU condamne une «tragédie brutale» à Houla</title>
           <author>AFP </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
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           <pubDate>Sun, 27 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Le chef des observateurs de l’ONU en Syrie, le général norvégien Robert Mood, a condamné hier la «tragédie brutale» à Houla, dans le centre de la Syrie, affirmant que les observateurs s’étaient rendus sur place et avaient compté 92 morts, dont 32 enfants de moins de 10 ans. 
	«Les observateurs militaires et civils qui se sont rendus ce matin à Houla ont compté 32 enfants et plus de 60 adultes tués», a déclaré le général norvégien en «condamnant dans les termes les plus forts la tragédie brutale».
	L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) avait auparavant fait état de la mort de plus de 90 civils dont de nombreux enfants dans des bombardements, depuis vendredi, sur la région de Houla. L’opposition a attribué ce massacre au régime. Le général Mood a ajouté que «les observateurs ont confirmé (...) l’usage d’artillerie tirée depuis des chars». «Quels qu’ils soient, ceux qui ont commencé, ceux qui ont répliqué et ceux qui ont perpétré cet acte déplorable de violence doivent être tenus pour responsables», a-t-il poursuivi au cours d’une conférence de presse à Damas.

	«Le général Mood appelle le gouvernement syrien à ne plus utiliser d’arme lourde et exhorte toutes les parties à arrêter les violences sous toutes leurs formes», a précisé un communiqué diffusé à l’issue de la conférence de presse. Il a en outre prévenu d’un risque de guerre civile : «Ceux qui utilisent la violence pour leurs propres objectifs pourraient créer plus d’instabilité et conduire le pays à la guerre civile.» «Cet usage disproportionné de la violence est inacceptable et impardonnable», a-t-il poursuivi. «L’assassinat d’enfants innocents et de civils doit cesser», a-t-il lancé. Les observateurs de l’ONU, déployés en Syrie pour surveiller un cessez-le-feu techniquement en vigueur depuis le 12 avril mais largement ignoré, se sont rendus samedi matin à Houla, à 25 km au nord-ouest de Homs.   </description>
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           <link>http://www.elwatan.com/international/l-onu-condamne-une-tragedie-brutale-a-houla-27-05-2012-172321_112.php</link>
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           <title>Un islamiste et un ancien du régime s’affronteront  les 16 et 17 juin</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sat, 26 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 26 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Le candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi et une des figures du régime Moubarak, l’ex-Premier ministre, Ahmad Chafiq, s’affronteront au deuxième tour. 
	Le second tour de la présidentielle en Egypte devrait opposer le candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi, à une des figures du régime Moubarak, l’ex-Premier ministre Ahmad Chafiq, selon l’AFP citant des chiffres annoncés hier par la confrérie islamiste. Et basés sur le dépouillement de 90% des bulletins de vote.
	De son côté, la Commission électorale doit annoncer demain les résultats officiels de ce scrutin qui s’est tenu mercredi et jeudi derniers. «Il y aura un second tour entre Mohammed Morsi et Ahmad Chafiq selon les chiffres dont nous disposons», ont affirmé les Frères musulmans sur leur site internet officiel, se basant «sur le dépouillement de 90% des bulletins de vote». Après le dépouillement dans la moitié des bureaux de vote, ils ont indiqué un peu plus tôt que Mohammed Morsi menait avec 30,8% des voix, suivi de Ahmad Chafiq avec 22,3%.

	Ils sont suivis par Hamdine Sabbahi (20%), Abdel Moneim Aboul Foutouh avec respectivement 20 et 17%. L’ancien chef de la Ligue arabe Amr Moussa a obtenu 11%.  Le second tour de cette première élection présidentielle depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011 est prévu les 16 et 17 juin. De son côté, un porte-parole de l’équipe de campagne de Ahmad Chafiq, Karim Salem, s’est dit «confiant» que le candidat serait au second tour. Considéré comme «le candidat de rechange» des Frères musulmans après l’élimination par la commission électorale de leur premier choix, Khairat Al Chater, Mohammed Morsi a bénéficié de la base militante de la confrérie des Frères musulmans, déjà arrivés largement en tête aux législatives qui se sont achevées en janvier. 

	Ahmad Chafiq a pour sa part axé sa campagne sur la sécurité et la stabilité, afin de rallier les Egyptiens exaspérés par les incertitudes politiques et la dégradation de la situation économique depuis la révolte populaire qui a renversé Hosni Moubarak. L’ancien Premier ministre est contesté par les partisans de la «révolution», pour qui son éventuelle victoire signifierait la mort de leurs idéaux. Il est aussi considéré comme le candidat de l’ancien régime et de l’armée, au pouvoir depuis la chute du raïs.   Quant à Mohammed Morsi, ses adversaires voient en lui un soumis à la confrérie et à sa vision islamique très conservatrice de la société aux dépens des intérêts du pays. Après des décennies de scrutins joués d’avance, c’est la première fois que les Egyptiens choisissent librement leur chef d’Etat. 

	Jeudi soir, trois heures avant la fermeture des bureaux de vote, le président de la Commission électorale Farouk Soltane a estimé le taux de participation à 50%. Les Etats-Unis ont félicité l’Egypte pour ce vote qu’ils ont qualifié d’«historique», en se disant prêts à collaborer avec tout gouvernement «démocratiquement élu». L’élection doit mettre fin à une période de transition émaillée de manifestations et de violences. Le Conseil militaire au pouvoir, accusé par les militants pro-démocratie de continuer la politique de répression de l’ancien régime, a promis de transmettre le pouvoir avant la fin juin.  Les pouvoirs du futur président restent flous. La Constitution en vigueur sous l’ère Moubarak est suspendue et la rédaction de la future loi fondamentale est renvoyée sine die.</description>
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           <title>Burhan Ghalioun démissionne du CNS : l’opposition doit gagner la confiance de la rue et de l’étranger</title>
           <author>AFP </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sat, 26 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 26 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	L’opposition syrienne va devoir répondre aux aspirations des rebelles sur le terrain et surmonter ses divisions afin de convaincre à l’étranger, selon des experts et des opposants.  
	Burhan Ghalioun, chef démissionnaire du Conseil national syrien (CNS), a estimé jeudi que cette grande coalition de l’opposition n’avait pas «réussi à être à la hauteur des sacrifices du peuple syrien». «J’ai présenté ma démission justement pour dire que cette voie de la division entre islamistes et laïcs ne marche pas et je pense que c’est le régime syrien qui a gagné puisqu’il a dès le début essayé de jouer cette division», a-t-il dit à l’AFP. Certaines composantes du CNS ont menacé de se retirer après la désignation le 15 mai de B. Ghalioun à la tête du Conseil pour la troisième fois consécutive alors que l’organisation devait avoir une présidence tournante. Les détracteurs du CNS lui reprochent essentiellement la grande influence des Frères musulmans en son sein et son manque de coordination avec les militants sur le terrain. La communauté internationale appelle pourtant régulièrement l’opposition syrienne à l’unité.

	«L’Occident et les Etats-Unis en particulier se méfient de l’opposition et se demandent ce qu’elle peut faire» si elle prend le contrôle du pays, explique Hilal Khachane, professeur de sciences politiques à l’université américaine de Beyrouth. «L’Occident agit toujours selon le principe que l’ennemi qu’on connaît est meilleur que l’ami qu’on ne connaît pas», ajoute-t-il. «Les craintes de l’Occident portent surtout sur le rôle des islamistes, qui apparaissent de plus en plus comme la force la plus organisée sur le terrain malgré les années de répression.» «Le plus grand défi pour l’opposition sera de parvenir à une vision de ce que sera la Syrie» de l’après- Bachar Al Assad, souligne H. Khachane. «Il y a une grande crainte concernant les Frères musulmans et des éléments sur le terrain ayant une vision politique plus extrême que les Frères.» 

	D’après des responsables de l’opposition, il n’y a pas de divergences profondes entre ses membres, tous étant d’accord sur la nécessité de faire tomber le régime et d’établir un Etat «civil démocratique». Les divergences concernent en fait la répartition des rôles et des parts. Les membres du CNS se comportent «comme s’il s’agissait de parts ou de marchés politiques», dénonce un militant de l’opposition, Ahmad Khatib, de la région de Damas. «Seul un cercle restreint gère le Conseil (...) S’ils commencent déjà à marginaliser, que feront-ils après ?» Le bureau exécutif du CNS a accepté la démission de Burhan Ghalioun, qui se maintiendra cependant à la tête du Conseil jusqu’aux prochaines élections prévues le 9 juin. «Accepter sa démission est un pas positif, en attendant d’autres pas susceptibles de réformer le Conseil pour qu’il soit plus proche de la population», estime la porte-parole des Comités locaux de coordination, Rima Fleihane, s’exprimant depuis la Jordanie.

	Alors que de nombreux militants parlent de «divorce» entre la politique du CNS et les «rebelles» sur le terrain, un membre du CNS, Ahmad Zeidane, assure que le Conseil œuvre sur le terrain pour ne pas perdre «la confiance de la rue». Pour le militant Ahmad Khatib, le CNS a pourtant échoué même dans les questions «humanitaires» et ne «traite pas la question de l’armement (des rebelles) de manière sérieuse». «Les gens veulent faire avancer les choses et commencent à menacer : ceux qui manifestent pour faire tomber Bachar Al Assad peuvent aussi faire tomber» les suivants.</description>
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           <title>Jordanie : manifestations pour des réformes</title>
           <author>AFP </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sat, 26 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 26 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Un millier de personnes ont manifesté hier à Amman à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance de la Jordanie en 1949, réclamant des réformes et protestant contre la hausse des prix des denrées et matières premières envisagée par le gouvernement, rapporte l’AFP.  
	«Pas d’indépendance sans réformes. N’incendiez pas le pays en haussant les prix», ont scandé les manifestants à l’appel de l’opposition islamiste, des syndicats et des groupes de jeunes dans le centre de la capitale. «Les poches des gens sont une ligne rouge. Qui est responsable de la corruption et des dettes élevées», proclamait une banderole, tandis que des manifestants agitaient le drapeau jordanien.Jeudi, le Parlement a voté la confiance au gouvernement du nouveau Premier ministre, Fayez Tarawneh, qui prépare un plan d’austérité afin de remédier au déficit budgétaire.  Le Premier ministre a récemment affirmé que son gouvernement «étudiait attentivement» une augmentation des prix de l’électricité, de certains carburants et de plusieurs denrées, pour remédier au déficit qui pourrait, selon lui, atteindre cette année 3 milliards de dollars, soit près d’un tiers du budget de cette année (9,6 milliards de dollars).

	Fayez Tarawneh, nommé en avril avec la mission de préparer les réformes nécessaires à la tenue d’élections législatives avant 2013, a prévenu que ce déficit pourrait faire bondir la dette de la Jordanie à 24,6 milliards de dollars d’ici la fin de l’année.
	Mais des experts comme l’opposition jugent «très dangereux» le plan d’austérité, qui risque, selon eux, d’aggraver l’instabilité politique. «Nous avons besoin d’un gouvernement qui règle les problèmes économiques, mais pas aux dépens des poches du peuple», a prévenu Waël Saqqa, un dirigeant syndicaliste. «Le gouvernement devrait combattre la corruption au lieu de hausser les prix.»  La Jordanie est le théâtre depuis janvier 2011 de manifestations régulières pour réclamer des réformes politiques et économiques et des mesures anticorruption.
	 </description>
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           <title>Palestine : les défis à la réconciliation nationale</title>
           <author>APS </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sat, 26 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	L’ambassadeur de Palestine à Alger, Hocine Abdelkhalek, a passé en revue, jeudi à Alger à l’occasion de la commémoration du 64e anniversaire de la Nakba, les derniers développements en Palestine et «les défis qui se posent à la réconciliation nationale». 
	Dans une allocution prononcée à l’occasion d’une cérémonie commémorative organisée par l’ambassade de Palestine en coordination avec l’association Mechaal Echahid au siège du quotidien El Moudjahid, Hocine Abdelkhalek a affirmé que «l’Autorité palestinienne fait face à d’importants défis dont ceux de consacrer la réconciliation nationale et d’édifier un gouvernement d’entente nationale qui sera chargé de préparer l’élection présidentielle et de poser les premiers jalons de la reconstruction de la bande de Ghaza». Dans une déclaration à l’APS, l’ambassadeur palestinien a indiqué que «des négociations effectives entre factions palestiniennes débuteront demain pour l’examen des moyens de mise en œuvre de l’accord qui existe réellement», soulignant que «le peuple palestinien est uni autour des objectifs de sa cause».

	Concernant les négociations israélo-palestiniennes, H. Abdelkhalek a affirmé que l’«intransigeance d’Israël et ses réactions négatives à toutes les tentatives palestiniennes d’impulser le processus de paix ont fait que les négociations sont actuellement dans une impasse». Par ailleurs, il a fait part des entraves rencontrées par la Palestine concernant l’adhésion à l’ONU, le quorum n’ayant pas été atteint. A cette occasion, un film documentaire intitulé Doumoue echatate (les larmes de la diaspora), qui relate les péripéties du peuple palestinien du fait de l’exil, a été projeté.
	 </description>
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           <title>SaharaOccidental: Le département d'Etat américain préoccupé par les violations des droits de l'homme des Sahraouis par le Maroc</title>
           <author>El Watan avec APS </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 25 May 2012 12:09:08 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 25 May 2012 12:09:08 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Le département d'Etat a dressé un tableau sombre de la violation des droits de l'homme des Sahraouis par les autorités marocaines tout en relevant que le mandat de la MINURSO continuait à être dépourvu du mécanisme de surveillance de ces droits. 
	Dans son rapport mondial 2011 sur les droits de l'homme publié jeudi, le département de Hillary Clinton note que ''plusieurs questions des droits de l'homme des Sahraouis, qui continuent d'être une source de préoccupation, sont liées aux actions revendiquant l'indépendance" du Sahara occidental. Il cite ainsi "les limitations à la liberté d'expression et de réunion, l'utilisation de la détention arbitraire pour étouffer la dissidence, et la  violence physique et verbale à l'encontre des détenus sahraouis lors des arrestations  et durant leur emprisonnement."

	Le rapport observe "l'impunité quasi-générale à l'égard des fonctionnaires marocains qui commettent des abus, tandis que les Sahraouis sont victimes de discrimination dans l'application des lois".  Citant, entre autres, le cas d'un policier marocain qui avait tué par balles Saïd Dambar, un résident sahraoui de Laâyoune, le département d'Etat note que la famille de la victime avait alors refusé de l'enterrer si une autopsie n'était pas effectuée pour connaître les véritables circonstances de sa mort. Cependant, les autorités marocaines n'ont jamais autorisé à procéder à une autopsie indépendante et ont régulièrement harcelé la famille Dambar en lui exigeant d'enterrer le corps en usant même de chantage.

	Le rapport note qu'il avait été ainsi refusé au frère de la victime d'être recruté à un ministère après qu'il eut formulé une demande d'embauche  et a été informé par des représentants du ministère de l'Intérieur qu'il n'obtiendrait  ce poste que s'il acceptait d'enterrer son frère sans autopsie.

	Le rapport relève également les cas de disparitions de plus d'une centaine de Sahraouis depuis les années 1970 et 1980, dont le sort reste inconnu. Le département d'Etat affirme que "des rapports crédibles" témoignent du recours par les forces de sécurité marocaines à la torture, coups et autres mauvais traitements des détenus sahraouis.  Les ONG internationales et locales continuent à signaler des abus, en particulier les défenseurs sahraouis de l'indépendance, mentionne le rapport.

	Abordant les conditions carcérales des prisonniers Sahraouis, il note que l'observatoire marocain des prisons reçoit régulièrement des plaintes d'abus physiques et de torture déposées par les familles des détenus de la prison de Laayoune dont l'accès par les ONG des droits de l'homme est interdit depuis 2008.  Plus encore, ajoute le rapport, les ONG internationales et locales affirment que les tribunaux refusent souvent d'ordonner des examens médicaux ou de prendre en compte les résultats des examens médicaux dans les cas de torture.

	Par ailleurs, poursuit le rapport, les militants des droits de l'homme et d'indépendance rapportent que "les autorités marocaines les accusent  faussement d'infractions criminelles". Soulignant que l'impunité des forces de police "demeure un problème", le département d'Etat signale que, selon plusieurs ONG internationales et locales, le nombre de plaintes déposées contre la police par les victimes présumées de violations des droits de l'homme a augmenté et que "les autorités marocaines rejettent presque toutes les plaintes en se fondant uniquement sur la version  de la police."

	Le rapport cite aussi les cas d'affrontements mortels qui avaient eu  lieu à deux reprises en 2011 entre la population sahraouie et les colons marocains,  dans la ville occupée de Dakhla, au cours desquels, précise le rapport, la police marocaine a fait preuve soit d'inertie face aux violences, soit incitait les civils marocains "à être plus agressifs" à l'encontre des ''ennemis'' Sahraouis.  Le rapport évoque également les arrestations arbitraires suivies de longues détentions de dizaines de jours, ajoutant que dans de nombreux cas,  les familles des détenus n'en sont informées qu'après leur libération.

	Citant les organisations des droits de l'homme, le département d'Etat  indique que plus de 85 prisonniers politiques sahraouis sont détenus dans des  prisons marocaines. 

	Abordant les libertés civiles, le rapport note que ''le Maroc considère qu'il est illégal d'exprimer son opposition à la position officielle du gouvernement concernant l'intégrité territoriale et le Sahara occidental", ajoutant que "la plupart des médias et des blogueurs pratiquent l'autocensure sur ces questions".  Le gouvernement marocain, signale encore le département d'Etat, "applique  des procédures strictes qui régissent la capacité des ONG et des militants pour rencontrer les journalistes". Les journalistes étrangers "ont besoin de l'autorisation officielle préalable du ministère de la Communication pour rencontrer les ONG pro-indépendantistes". 

	Sur un autre chapitre, le rapport indique qu'outre les exemptions fiscales, les salaires des travailleurs marocains au Sahara occidental sont supérieurs de 85% par rapport à ceux pratiqués au Maroc afin d'inciter les Marocains à s'installer dans le territoire sahraoui".           Dans son rapport, le département d'Etat relève également que "la Mission  des Nations Unies pour le Référendum au Sahara occidental (Minurso) est dépourvue du mandat de la surveillance des droits de l'homme."</description>
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           <title>Nucléaire iranien : confusion totale aux négociations de Baghdad</title>
           <author>AFP </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 25 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 25 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Les grandes puissances et l’Iran tentaient hier à Baghdad un ultime effort pour s’entendre après deux jours de négociations tendues sur le programme nucléaire iranien. 
	Les négociations, qui devaient initialement être limitées à la seule journée de mercredi, ont été prolongées hier et une nouvelle réunion plénière a été annoncée en fin de journée pour tenter d’aboutir à un accord minimal sur une poursuite des discussions. Cependant, même cela ne paraissait tenir qu’à un fil. «Il y aura d’autres pourparlers», a ainsi déclaré sous le couvert de l’anonymat un diplomate d’un des pays du groupe «5+1», c’est-à-dire l’Union européenne et les représentants des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine) plus l’Allemagne. Mais le lieu et la date ne sont «pas encore connus», a-t-il ajouté. Côté iranien, le son de cloche était bien différent, un membre de la délégation affirmant pour sa part qu’«aucun accord n’a été conclu pour le moment», même si la réunion plénière pouvait encore permettre d’«aboutir» à un compromis.

	L’enjeu de la réunion de Baghdad était de tenter de jeter les bases d’un processus de négociations destiné à résoudre la crise autour de ce dossier qui empoisonne depuis des années les relations entre l’Iran et une partie de la communauté internationale, et fait planer la menace d’un conflit armé dans la région. Le groupe 5+1 veut obtenir des «garanties» de l’Iran qu’il ne cherche pas à fabriquer l’arme atomique, comme l’en soupçonnent certains pays occidentaux et Israël, tandis que l’Iran souhaiterait, notamment, la levée des sanctions économiques imposées par l’ONU et les pays occidentaux. Selon certains diplomates occidentaux, l’Iran souhaite enrichir de l’uranium, ce que refusent les 5+1.

	«L’Iran ne renoncera pas à son droit à l’enrichissement d’uranium, qui est garanti par le Traité de non-prolifération», a réaffirmé Saïd Jalili, le responsable iranien. Avant le début de la réunion, il avait espéré que les négociations constitueraient «le point de départ d’une nouvelle ère» entre l’Iran et la communauté internationale. De leur côté, plusieurs médias iraniens avaient accusé hier matin les grandes puissances de s’être alignées sur les positions d’Israël et exprimé leurs doutes sur les chances d’un succès.      </description>
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	Catherine Ashton et Saïd Jalili.
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           <title>Au quatre coins du monde</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 25 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 25 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description> 
	-Mali : AQMI conseille d’imposer la charia «graduellement»

	Le chef d’Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI), Abdelmalek Droukdel, a donné une série de conseils à ses combattants contrôlant en partie le nord du Mali pour y réussir la création d’un Etat islamique, les appelant en particulier à y imposer «graduellement» la charia, selon le site spécialisé américain SITE et l’AFP. «L’imposition de la charia ne doit pas seulement être limitée à la juste punition des gens, c’est beaucoup plus large que cela», dit-il. «Sachez que c’est une erreur d’imposer toutes les règles de l’islam d’un seul coup». Abdelmak Droukdel estime en revanche que fermer «les lieux de drogues, d’alcool et d’immoralité» peut être fait «sans délai». Dans un enregistrement sonore de 12 minutes, il exhorte ses combattants à ne pas rater l’occasion de créer un Etat islamique dans cette région, leur donnant huit conseils afin d’y parvenir comme de ne pas faire preuve de «vanité». Par ailleurs, contrairement à ce qu’ils avaient annoncé, les partisans du coup d’Etat du 22 mars n’ont finalement pas investi hier le chef des putschistes, le capitaine Amadou Haya Sanogo, comme chef de la transition à la place de l’actuel président Dioncounda Traoré, qu’ils récusent.

	-France : guerre des chefs à droite

	Une guerre des chefs s’est engagée au sein de la droite française livrée à elle-même après la défaite de Nicolas Sarkozy qui s’est mis en retrait de la politique, à moins de trois semaines des élections législatives. C’est François Fillon qui a ouvert les hostilités. En affirmant mercredi qu’il n’y avait «plus de leader naturel» à la tête l’UMP, il a mis fin au semblant d’unité que les ténors de droite voulaient afficher jusqu’à cette échéance électorale. François Fillon visait directement Jean-François Copé, le secrétaire général de l’UMP, qui cultive comme lui l’ambition d’être candidat à la présidentielle de 2017 et s’était défini comme le «chef de guerre» de la droite. D’autres ténors de la droite comme l’ex-ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, ont laissé deviner leur intérêt, mais en se gardant de le manifester ouvertement. «J’espère qu’il s’agit simplement de paroles malencontreuses» de François Fillon, a déclaré Alain Juppé en soulignant que «la priorité des priorités c’est l’unité» en vue des législatives. Quant à M. Sarkozy, il est toujours à Marrakech, invité par le roi du Maroc. Dans la luxueuse résidence mise à sa disposition, il se repose, lit et fait du sport, et «ne se tient pas informé des questions politiciennes et politiques», a assuré mardi Brice Hortefeux.   

	-Kenya : nondations meurtrières

	Plus de 66 personnes ont été tuées et environ 100 000 autres déplacées à cause des inondations et glissements de terrain provoqués par les pluies torrentielles qui se sont abattues, ces dernières semaines, sur de nombreuses régions du Kenya, a souligné, hier, la Croix-Rouge kenyane. Un bilan confirmé par l’ONU. Il s’agit des inondations les plus meurtrières des cinq dernières années. En 2008, 55 personnes avaient perdu la vie. La semaine dernière, huit membres d’une même famille ont été ensevelis sous les décombres d’une maison qui s’est effondrée dans le comté de Busia (ouest du Kenya), à cause des pluies diluviennes. Le gouvernement kenyan, avec l’appui des partenaires au développement, élabore depuis 2010 un plan d’action global de lutte contre les changements climatiques.

	-Syrie  : tensions entre les autorités libanaises et l’ASL

	L’Armée syrienne libre (ASL) a affirmé, hier, qu’elle recherchait activement un groupe de pèlerins chiites libanais enlevés mardi à Alep, répétant qu’elle n’était pas impliquée dans ce rapt. Mercredi, le ministre libanais des Affaires étrangères, Adnane Mansour, avait pourtant affirmé que l’auteur de l’enlèvement était l’«une des factions de l’opposition syrienne armée». De son côté, un porte-parole de l’ASL, le colonel Qassem Saad Eddine, a indiqué que «la direction (de l’ASL) menait des efforts pour retrouver les personnes enlevées et les libérer», condamnant cet acte et affirmant de nouveau que les rebelles n’avaient aucun lien avec l’enlèvement des pèlerins libanais qui revenaient d’Iran. Le porte-parole a par ailleurs dénoncé «l’implication de certaines parties libanaises dans des actes hostiles aux Syriens au Liban et à leur révolution», citant des «persécutions, meurtre et enlèvement de nombreux syriens». Il a averti que la direction de l’ASL «ne resterait pas silencieuse face à ces atteintes» et appelé dans ce contexte les autorités libanaises à «assumer pleinement leur responsabilité pour protéger les réfugiés syriens» dans le pays.
	
	-Tunisie : peine de mort requise contre Ben Ali

	Le procureur du tribunal militaire du Kef a requis mercredi la peine capitale contre l’ex-président  tunisien Zine El Abidine Ben Ali, poursuivi pour «complicité d’homicides volontaires». Un des avocats de M. Ben Ali, jugé par contumace car réfugié en Arabie Saoudite, a qualifié hier la peine de mort requise contre son client de décision «politique» sans valeur légale. Il considère que le jugement n’avait «aucune valeur légale». C’est la première fois que la peine capitale est requise contre l’ancien président tunisien, qui a déjà été condamné par contumace par la justice civile à plus de 66 ans de prison, notamment pour trafic de drogue et abus de biens publics. Au cours du procès du Kef, entamé à la fin de l’année dernière, aucun des prévenus n’a reconnu avoir donné l’ordre de tirer, chacun renvoyant la responsabilité à une «cellule sécuritaire de suivi» et à «la salle d’opération» du ministère de l’Intérieur, sans jamais mentionner de noms. Le verdict du procès de l’ex-président et de 22 hauts responsables de son régime est attendu la semaine prochaine.</description>
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           <title>France: nouvelle circulaire sur les étudiants étrangers en préparation</title>
           <author>AFP </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Thu, 24 May 2012 17:15:36 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 24 May 2012 17:15:36 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	La ministre française de   l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, a annoncé jeudi   que la circulaire controversée limitant l'emploi des étudiants étrangers serait   abrogée "je l'espère, la semaine prochaine", via une nouvelle circulaire. 
	"De tous les points de vue, cette circulaire avait un impact extrêmement   préjudiciable, elle portait atteinte à notre image dans le monde, il était très   urgent de l'abroger. Elle avait été prise avec une vision purement   électoraliste", a déclaré Mme Fioraso à des journalistes.    

	Les ministères de l'Intérieur, du Travail et de l'Enseignement supérieur   sont en train conjointement de "finaliser" une nouvelle "circulaire", a-t-elle   précisé.    

	La circulaire Guéant (du nom de l'ancien ministre de l'Intérieur Claude   Guéant) du 31 mai 2011 restreignant l'accès au travail aux diplômés étrangers   après leurs études en France avait provoqué une levée de boucliers dans les   université et des réserves au sein du gouvernement et du patronat.    

	Le texte contesté demandait aux préfets d'instruire "avec rigueur" les   demandes d'autorisation de travail des étudiants et d'exercer un "contrôle   approfondi" des demandes de changement de statut des étudiants étrangers.    

	Après sa publication, de nombreux diplômés étrangers, dont certains très   qualifiés, qui avaient été recrutés dans des entreprises françaises, n'ont pas   pu obtenir un changement de statut d'étudiant à salarié.    

	Durant la campagne présidentielle ce texte avait été critiqué par l'équipe   du candidat socialiste François Hollande, élu président le 6 mai.    </description>
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           <title>les Egyptiens veulent en finir avec l’ère Moubarak</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Thu, 24 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 24 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Plus de 50 millions d’électeurs étaient appelés à choisir entre 12 candidats islamistes, laïques, de gauche ou libéraux, partisans de la «révolution» ou anciens responsables du régime Moubarak, et ce, quinze mois après la chute du raïs. 
	Les Egyptiens élisaient, hier, un successeur au président déchu Hosni Moubarak, un scrutin opposant des candidats aux visions profondément différentes, dont le résultat n’est, pour la première fois, pas connu d’avance. Des files d’attente se sont formées avant même l’ouverture des 13 000 bureaux de vote du pays, à 8h locales (6h GMT), placés sous la protection d’un important dispositif policier et militaire.  Plus de 50 millions d’électeurs étaient appelés à choisir entre 12 candidats islamistes, laïques, de gauche ou libéraux, partisans de la «révolution» ou anciens responsables du régime Moubarak, et ce, quinze mois après la chute du raïs. «C’est un jour merveilleux pour l’Egypte. Si seulement ma mère et ma grand-mère étaient là pour voir ce jour et voter avec moi...», déclarait Nehmedo Abdel Hadi, une femme de 46 ans portant le niqab (voile intégral), dans une école du nord-est du Caire. 

	Rania, une jeune Egyptienne portant vêtement de sport et casquette de baseball, assurait éprouver «un agréable sentiment de différence», car «c’est la première fois dans l’histoire de l’Egypte que nous choisissons vraiment notre Président». A Alexandrie et Suez, dans le nord du pays, la participation était inférieure en début d’après-midi aux récentes élections législatives, mais comme au Caire, le vote se déroulait dans le calme et une ambiance bon enfant. Dans le sud de la péninsule du Sinaï, le bureau du gouverneur a indiqué que la participation dans la province tournait aux alentours de 12% en milieu de journée. Le vote pour le premier tour se poursuivra aujourd’hui et les résultats doivent être connus en principe le 27 mai. Un second tour est prévu les 16 et 17 juin, si aucun candidat ne remporte la majorité absolue au premier.

	Mohammed Morsi favori  

	Le résultat reste très incertain en raison du grand nombre d’indécis et de la liberté de choix inédite qui s’offre aux électeurs après des décennies d’élections jouées d’avance. Poids lourd du Monde arabe, avec quelque 82 millions d’habitants, l’Egypte apparaît partagée entre la tentation islamiste et celle d’une normalisation incarnée par des personnalités issues de l’ancien régime. «Deux types de vote sont en concurrence: le vote islamiste et le vote pour la stabilité», a affirmé, à l’AFP, Hicham Kassem, un commentateur politique en vue. «Toutes les combinaisons sont possibles pour le second tour».

	Les principaux prétendants sont le candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi, l’islamiste indépendant Abdel Moneim Aboul Foutouh, le dernier Premier ministre de Moubarak, Ahmed Chafik, l’ex-ministre des Affaires étrangères et ancien patron de la Ligue arabe, Amr Moussa, et le nationaliste arabe Hamdeen Sabbahi.   Les pouvoirs du prochain président sont pour l’instant très imprécis, la Constitution en vigueur sous  Moubarak ayant été suspendue et la rédaction de la nouvelle étant au point mort. S’il n’est pas islamiste, le Président devra également composer avec un Parlement dominé de manière écrasante par les Frères musulmans et les fondamentalistes salafistes.

	Le prochain président devra en outre faire face à une situation économique préoccupante, combinant les inégalités sociales extrêmes héritées de l’ancien régime et le fort ralentissement de l’activité, notamment dans le secteur touristique, depuis la révolte.    </description>
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	L’Egypte est partagée entre la tentation islamiste et la stabilité démocratique.
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           <title>L’Etat malien menacé d’effondrement</title>
           <author>Zine Cherfaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Thu, 24 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 24 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Le capitaine Sanogo a été désigné président de la transition… 
	L’accord conclu difficilement, au début de la semaine, entre le chef de la junte militaire malienne, le capitaine Amadou Sanogo, et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) concernant la feuille de route devant permettre au Mali un retour à la légalité constitutionnelle, risque de rester lettre morte. Pour cause, les partisans du putsch qui a renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT), le 21 mars dernier, refusaient jusqu’à hier de reconnaître les termes de l’accord qui donne carte blanche au président intérimaire, Dioncounda Traoré, et à son gouvernement pour gérer la période de transition limitée à une année et préparer la succession d’ATT.

	Pour court-circuiter l’initiative de la Cédéao, les membres de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam, pro-putsch) ont désigné hier l’ex-chef des putschistes en qualité de «président de la transition» au terme des travaux d’une «convention». Une résolution de cette rencontre précise que la mission «prioritaire» du capitaine Sanogo sera «le recouvrement de l’intégrité du territoire avec l’ensemble de l’armée, du peuple malien et des pays amis épris de paix». Celui-ci sera ensuite chargé, ajoute-t-on, d’organiser avec «une administration neutre et impartiale, des élections transparentes et crédibles».

	Sanogo attend la direction du vent

	Le capitaine Sanogo – qui, en vertu de l’accord signé avec la Cédéao, a obtenu le rang d’ancien chef d’Etat avec tous les privilèges liés à cette fonction – n’avait pas encore réagi hier à la décision de ses partisans de le nommer président de la transition en lieu et place de Dioncounda Traoré auquel la résolution de la Copam «en appelle» à son «sens civique élevé et patriotique» pour se retirer. Soucieux probablement d’attendre pour connaître la direction du vent et d’évaluer le rapport des forces en présence, aucune personnalité politique malienne marquante n’a assisté à la «convention» des pro-putschistes. Le seul à s’être exprimé sur le sujet est Abdoulaye Kanté, un des dirigeants de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma) de Dionconda Traoré, principale formation politique du front anti-putsch. Cette désignation est «tout simplement une plaisanterie», a-t-il déclaré à la presse.

	Mais en attendant de connaître l’évolution de la situation, l’inattendue sortie des pro-putschistes a pour conséquence de menacer l’Etat malien d’effondrement. Il est à rappeler que le coup d’Etat du 22 mars avait déjà précipité la chute de l’Azawad (nord du Mali). La région est contrôlée depuis près de deux mois par des groupes armés, dont des islamistes. A ce propos, plusieurs sources ont rapporté, hier, que les islamistes qui contrôlent Tombouctou (probablement les membres d’Ançar Eddine et d’AQMI), ont détruit hier le «monument aux martyrs» de la ville rendant hommage aux victimes de la lutte contre la dictature du général Moussa Traoré en 1991.
	 </description>
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        </item>
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           <title>L’islamophobie touche l’Espagne</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Thu, 24 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 24 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Une centaine de personnes ont répondu à l’appel de l’Association des voisins (AVV) Nicolas Andreu de la ville de Torrent (Valence), et du parti politique España 2000, la semaine dernière, afin de protester contre la construction d’une mosquée et du centre culturel islamique. 
	Valence (Espagne)
	De notre correspondant
	
	«Nous voulons du travail et pas d’immigrés», «L’Espagne est chrétienne pas musulmane», «Stop à l’invasion islamiste», «La Convivencia (la coexistence) si, non aux ghettos et aux impositions», sont les slogans qu’on a pu entendre et lire durant la marche qui a duré environ une heure et demie.  Depuis 2010, un bras de fer s’est installé entre la communauté musulmane de Torrent et l’Association des voisins AVV Nicolas Andreu appuyée par le parti politique España 2000, de l’extrême droite, l’équivalent du Front national en France. Fondé en 2002, le parti politique España 2000 active généralement dans les villes de Valence, Madrid, Séville et Grenade, sans pour autant avoir de représentations parlementaires au niveau local et national. 

	Par ailleurs, la mairie de Torrent a finalement accordé toutes les autorisations nécessaires pour la réalisation du centre islamique de Torrent.  «Notre mosquée, d’une superficie de 150 m2, est devenue trop petite pour notre communauté, nous avons pu acquérir un garage de 1000 m2 qu’on veut reconvertir en mosquée et créer un centre culturel, une partie sera réservée spécialement aux  femmes, et le reste sera conçu pour en faire un lieu de prière pour les hommes et un espace pour nos activités», indique le président du centre, Houbar Zine Al Abidine. Et d’ajouter : «Notre centre qui se trouve à quelque 300 m de la vieille mosquée ne dérange personne, et les coûts de l’aménagement du local sont supportés uniquement par les fidèles, nous n’avons reçu aucune subvention.» 

	Par ailleurs, la marche s’est déroulée dans le calme total, sans aucun incident, la communauté musulmane présente à cette protestation a préféré suivre l’événement sans broncher, d’autres voisins, qui habitent ce quartier populaire, se sont joints à eux. «Ils sont seulement quelques voisins et nous sommes l’association du quartier et nous soutenons tous les voisins, quelle que soit leur religion», affirme Maria José, une sexagénaire du quartier Nicolas Andreu. </description>
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        </item>
        <item>
           <title>Elections en Palestine : la commission d’organisation installée dimanche</title>
           <author>Fares Chahine </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Thu, 24 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	La commission centrale chargée de l’organisation des futures élections présidentielle et législatives palestiniennes débutera son travail, dans la bande de Ghaza et en Cisjordanie occupée, dimanche ; le même jour commenceront les discussions entre deux délégations du Fatah et du Hamas pour la désignation des futurs membres du gouvernement palestinien transitoire qui sera dirigé par le président palestinien, Mahmoud Abbas, en personne. 
	Ghaza
	De notre correspondant
	
	Ce gouvernement, désigné pour une durée de six mois au maximum, aura pour mission principale d’organiser des élections présidentielle, législatives ainsi que celles du Conseil national palestinien, le Parlement de l’Organisation de libération de la Palestine, ainsi que le lancement de la reconstruction de la bande de Ghaza. C’est ce qu’affirment, depuis dimanche, des responsables de haut rang des deux principales factions palestiniennes à la suite d’une rencontre, une nouvelle, entre des représentants du Fatah et du Hamas au Caire, la capitale égyptienne. Ces informations porteuses d’optimisme ont été accueillies avec beaucoup de méfiance dans les Territoires palestiniens, tellement les gens ont été déçus de voir plusieurs accords passés rester lettre morte, sans application sur le terrain. Les déclarations négatives de certains pôles au niveau du Fatah et du Hamas, comme Azzam El Ahmad et Mahmoud Ezzahar, ou celles des porte-parole des deux camps, peu de jours seulement et parfois quelques heures avant cet important accord des deux entreprises respectives  auquel ont participé le président de l’Autorité palestinienne et du Fatah, Mahmoud Abbas, et le président du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal – ont accentué le doute qui règne dans les milieux populaires et politiques quant à la sincérité des deux parties d’appliquer, cette fois-ci leur accord sur le terrain.

	Azzam El Ahmad, membre du comité central du Fatah a déclaré, mardi, que l’accord du Caire est «celui de la dernière chance». Il faut dire que cet énième accord intervient à un moment où beaucoup d’observateurs palestiniens commençaient à éprouver de véritables craintes de voir les territoires palestiniens définitivement divisés en deux entités, avec deux systèmes politiques différents, à l’image de la Corée, devenue Corée du Nord et Corée du Sud en 1948 ou, plus récemment, le Soudan scindé en deux avec l’indépendance du Soudan Sud. Ce scénario est le rêve des gouvernants israéliens, qui ont tout fait pour diviser les Palestiniens. La classe politique palestinienne, incapable depuis le putsch armé du Hamas en juin 2007 dans la bande de Ghaza de résoudre le problème de la division qui menace la cause nationale palestinienne, est-elle devenue, subitement, plus sensible aux appels de son peuple ? C’est en tout cas ce qu’espère le peuple palestinien qui ne permettra en aucun cas et à qui que ce soit de porter atteinte à son rêve de vivre, un jour, dans une Palestine indépendante et unifiée.</description>
           <link>http://www.elwatan.com/international/elections-en-palestine-la-commission-d-organisation-installee-dimanche-24-05-2012-171933_112.php</link>
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        <item>
           <title>Espagne : Une Association et un parti politique s´opposent à la construction d´une Mosquée à Torrent (Valence).</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/international/espagne-une-association-et-un-parti-politique-s-opposent-a-la-construction-d-une-mosquee-a-torrent-valence-23-05-2012-171840_112.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 09:54:58 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Wed, 23 May 2012 09:54:58 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Une centaine de personnes a répondu à l´appel de l´association des voisins AVV (Nicolas Andreu) de la ville de torrent (Valence), et du parti politique España 2000 la semaine dernière afin de protester contre la construction d´un centre culturel islamique. 
	Valence (Espagne)

	De notre correspondant
	 

	« Nous voulons du travail et pas d´immigrés », « l´Espagne est  chrétienne pas musulmane », « stop à l´invasion islamiste », «La Convivencia (la coexistence) si, non aux ghettos et aux impositions»,  sont  les slogans qu´on a pu entendre et lire  durant la marche qui a duré environ une heure et demi.   

	 

	Depuis 2010, un bras de fer s´est installé entre la communauté musulmane de torrent et l´association des voisins AVV (Nicolas Andreu) appuyer par le parti politique España 2000, un parti d´extrême droite. Fondé en 2002, le parti politique España 2000, active généralement dans les villes de valence, Madrid, Séville et grenade, sans pour autant avoir de représentations parlementaires au niveau local et national.

	 

	La marche s´est déroulée dans le calme total, sans aucun incident. La communauté musulmane présente sur les lieux a préféré suivre l´événement de loin, en compagnie de nombreux habitants du quartier. « Ils sont seulement quelques voisins et nous sommes l'association du quartier et nous soutenons tous les voisins, quelle que soit leur religion." Raconte maria José, une sexagénaire du quartier de Nicolas Andreu. 

	 

	Par ailleurs, la mairie de torrent a finalement  accordé toutes les autorisations nécessaires pour la réalisation du centre islamique de torrent.

	 

	« Notre mosquée d´une superficie de 150 mètres carrés est devenue trop petite pour notre communauté, nous avons pu acquérir un garage de 1.000 mètres carrés qu’on veut reconvertir en mosquée  et en  centre culturel, une partie sera réservée spécialement pour les femmes, et le reste est conçu pour en faire  un lieu de prière pour les hommes et un espace pour nos activités » nous précise le président  du centre Houbar zine al abidine , et d´ajouter «  notre centre qui se trouve a quelques 300 m de la vieille mosquée ne dérange personne , et les coûts de l´aménagement  du local sont supportés uniquement par les fidèles, nous avons reçu aucune subvention ».

	
	« En Espagne, le droit de culte est un droit constitutionnel, eux ils ont le droit de manifester et nous avons le droit de construire une mosquée »,conclut un ressortissant Algérien originaire de Saida, propriétaire d´une cafétéria située juste à quelques mètres du nouveau centre islamique de torrent.

	
	 

	 </description>
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           <link>http://www.elwatan.com/international/espagne-une-association-et-un-parti-politique-s-opposent-a-la-construction-d-une-mosquee-a-torrent-valence-23-05-2012-171840_112.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Présidentielle aujourd’hui en Égypte : printemps égyptien acte II</title>
           <author>Zine Cherfaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Plus d’une année après la chute de Hosni Moubarak, 57 millions d’Egyptiens sont appelés à se rendre, aujourd’hui, aux urnes pour désigner son successeur. 
	La société égyptienne va faire l’expérience inédite, en effet, d’une élection présidentielle dont le nom du vainqueur n’est pas connu à l’avance. Historique, le scrutin déterminera bien évidemment aussi l’avenir politique de la révolution.En bien des cas, il représente le second acte du printemps égyptien. Douze candidats briguent le poste de chef d’Etat après la chute de Hosni Moubarak, dans un pays mené par une armée omniprésente. Au plan formel, l’élection du nouveau président est présentée comme la dernière étape d’une transition démocratique gérée par l’armée mais entachée de nombreuses violences.

	Au terme de ce scrutin, il est attendu effectivement que l’armée rende le pouvoir aux civils. Il est à rappeler que près de seize mois après la chute du raïs et en dépit de l’élection d’un parlement dominé par les islamistes, le pouvoir n’a pas encore changé de mains.
	La question est de savoir maintenant si les militaires ne continueront pas à tirer les ficelles en coulisse au-delà du 1er juillet, date devant marquer le retour de l’armée dans ses casernes.
	Officiellement, l’armée a promis de rentrer dans ses casernes une fois élu le nouveau président, mais ce retrait pourrait bien n’être qu’un trompe-l’œil en raison de son poids politique et économique considérable. Son rôle dépendra beaucoup du président qui sortira des urnes.

	S’il est issu de l’ancien régime (comme Amr Moussa ou Ahmad Chafik), l’armée pourrait garder un rôle important. Si une autre personnalité est élue, il est à parier que le débat concernant la place de l’armée sera tendu, surtout que l’Egypte ne s’est toujours pas dotée d’une nouvelle Constitution.

	L’armée trop influente pour s’effacer du jour au lendemain  

	Depuis la démission de Hosni Moubarak en février 2011, c’est le Conseil suprême des forces armées (CSFA), commandé par le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, qui dirige l’Egypte.
	Durant cette année de transition mouvementée, l’armée a souvent été accusée de vouloir maintenir l’appareil répressif du passé ou de s’accrocher à ses privilèges. Plus globalement, l’armée constitue la colonne vertébrale du système égyptien depuis la chute de la monarchie en 1952. L’institution a depuis donné au pays tous ses présidents. Elle détient un vaste et opaque empire économique, qui comprend d’innombrables sociétés dans les domaines les plus divers (construction, hôtellerie, ciment...).

	Tous ces éléments font que les militaires resteront influents quoi qu’il advienne. Bien qu’il n’est pas évident pour le moment de savoir quel candidat succèdera à Hosni Moubarak, chassé du pouvoir par la rue le 11 février 2011, il est difficile, pour autant, d’ignorer la partie à quatre qui oppose d’une part deux islamistes, le Frère musulman Mohamed Morsi et le dissident de la confrérie Abdel Moneim Aboul Fotouh, et d’autre part deux «libéraux» incarnant une forme de continuité avec l’ancien régime, l’ex-ministre Amr Moussa et l’ex-général Ahmed Chafik, favori de l’armée et de la minorité chrétienne copte.

	Les Frères musulmans en pole position  

	Face à ces poids lourds, seul le «président des pauvres», le nassérien Hamdine Sabahi, qui se présente en «seul défenseur des idéaux révolutionnaires», semble en mesure de tirer son épingle du jeu. Mais s’il est effectivement ardu de faire un pronostic sur cette présidentielle, il reste que les résultats du vote expatrié donnent déjà une avance à Mohamed Morsi et Abdel Moneim Aboul Foutouh. Le score réalisé par chacun de ces deux candidats islamistes va d’ailleurs à l’encontre des sondages, qui placent le candidat des Frères musulmans au mieux en troisième position. Contrairement à l’Algérie où les islamistes enregistrent un important recul, il se pourrait donc bien que les Frères musulmans égyptiens contrôlent bientôt les principaux leviers de l’appareil exécutif après avoir raflé la majorité au Parlement. L’hypothèse est d’autant plus probable que la majorité des Egyptiens manifestent une envie de rompre avec l’ancien régime.

	Mais au-delà des enjeux politiques de cette présidentielle, l’ensemble des observateurs s’accordent à dire que le principal défi de l’ère post-révolution est le même que celui de l’Egypte de Moubarak : comment relancer une économie en panne, lutter contre la pauvreté et le chômage qui affiche un taux des plus inquiétants. Si le prochain président ne parvient pas à trouver de réponses à ces problèmes concrets, il est fort possible qu’il subisse le même sort que Moubarak. Et le constat vaut également pour les Frères musulmans. La raison tient au fait que la société égyptienne, sinistrée dans son ensemble, est lasse d’attendre et ne croit plus aux sornettes des politiques.</description>
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           <title>Les principaux candidats à l’élection présidentielle</title>
           <author></author>
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           <pubDate>Wed, 23 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	-Mohamed Morsi, le favori des sondages

	Mohamed Morsi, né en août 1951, est président du parti de la Liberté et de la justice issu des Frères musulmans. C’est pendant ses études en génie civil qu’il adhère aux Frères musulmans. Morsi occupe, parallèlement à ses activités professionnelles au département de génie de l’université de Zagazig, des rôles de plus en plus importants dans la confrérie : responsable des affaires avec le Soudan, directeur de la section des Affaires étrangères, puis membre du Conseil de guidance, la plus haute autorité du mouvement. Il devient le directeur de la campagne des élections législatives égyptiennes de 2010 après le bon score des élections législatives égyptiennes de 2005 sur lequel il espère capitaliser. Mais ces élections sont confisquées par le pouvoir de Moubarak qui espère faire élire son fils Gamal à sa succession. Morsi dénonce les arrestations de Frères musulmans (1500, selon lui) et la fraude aux élections.

	Au moment de la « révolution égyptienne» de 2011, il devient un des interlocuteurs de Omar Souleiman qui considère désormais les Frères musulmans comme une force politique prépondérante. Le 30 avril 2011 est créé le parti de la Liberté et de la justice et Mohamed Morsi en prend la tête. Il adresse quelques signes rassurants aux adversaires traditionnels des Frères musulmans, que ce soient les libéraux auxquels il promet de collaborer pour la rédaction de la Constitution, les Américains dont il rencontre les représentants, ou les Coptes dont il prend un représentant comme vice-président du parti, bien qu’il soutienne la charia comme base de la future Constitution.

	Sûr de la confiance du peuple envers son parti, il soutient le scénario de l’élection d’une Assemblée constituante rapidement. De fait, les élections législatives égyptiennes de 2011 sont un succès, avec 38% des votes et 49% des sièges pour le PLJ. En mars 2012, le PLJ choisit de présenter la candidature de Khairat Al Chater à l’élection présidentielle égyptienne de 2012. Cependant, ce dernier a été condamné à plusieurs peines de prison sous Moubarak. Sa candidature a été invalidée par la commission électorale le 14 avril. Pour ne pas se retrouver sans candidat, le PLJ présente la candidature de Morsi. Il est considéré comme un candidat sérieux face à Amr Moussa.

	-Abdel Moneim Aboul Fotouh, l’«Erdogan égyptien»

	Fils d’un fonctionnaire aux revenus modestes, Aboul Fotouh était encore étudiant en médecine lorsqu’il fut attiré par le militantisme politique islamiste. Président d’un syndicat, l’Union des médecins égyptiens, Abdel Moneim Aboul Fotouh est surtout connu pour son appartenance au mouvement islamiste des Frères musulmans, dont il fut l’un des dirigeants et porte-parole depuis les années 1980, et dont il incarna l’aile libérale et réformiste. Cet engagement au sein d’une organisation hostile au régime autoritaire de Hosni Moubarak lui valut d’être incarcéré à trois reprises, notamment en 2001 et 2009. Considéré par certains observateurs comme un possible successeur au «guide suprême», Mohammed Mehdi Akef (2004-2010), Aboul Fotouh entra aussitôt en désaccord avec l’aile rigoriste des Frères musulmans.

	Par conséquent, il fut écarté en décembre 2009 du conseil de guidance (bureau exécutif) du mouvement et n’assista pas, le mois suivant, à l’intronisation du nouveau «guide suprême», Mohammed Badie, issu de la tendance conservatrice.
	Lors de la révolution de 2011, dans les jours qui ont précédé le renversement de Moubarak, Abou El Fotouh a représenté les Frères musulmans lors des négociations avec le vice-président Omar Souleiman. Le 19 juin de la même année, il s’est déclaré candidat à l’élection présidentielle, ce qui lui a valu d’être exclu du mouvement des Frères musulmans, qui avait décidé dès le mois de février de ne présenter aucun de ses membres à ce scrutin. Abou El Fotouh est par conséquent un candidat «indépendant».

	Islamiste modéré, celui que certains appellent «l’Erdogan égyptien» est par exemple opposé à l’imposition du voile islamique aux femmes ou à la mise en place d’une taxe zakat obligatoire et gérée par l’Etat (sur le modèle de l’Arabie Saoudite, du Pakistan et de la Malaisie). Il se veut le représentant des «jeunes Frères musulmans», c’est-à-dire des Frères musulmans qui ont pris une part active aux côtés des jeunes libéraux à la révolution de 2011. Sur son créneau électoral, il est en concurrence avec un autre candidat religieux, le juriste Mohamed Selim Al Aoua. Aboul Fotouh est crédité dès l’été de hauts scores (entre 16 et 20%) qui le placeraient dans le trio de tête, aux côtés du prix Nobel Mohamed El Baradei, mais assez loin derrière le favori Amr Moussa.

	-Amr Moussa, l’ancien rival de Moubarak  

	Amr Mahmoud Moussa, né le 3 octobre 1936, est un homme politique et diplomate égyptien. Il a été ministre des Affaires étrangères de 1991 à 2001, puis secrétaire général de la Ligue arabe de 2001 à 2011. Il est issu de la vieille bourgeoisie cairote. Après avoir obtenu une licence en droit en 1957 à l’université du Caire, il exerça pendant un an la profession d’avocat avant d’être employé par le ministère égyptien des Affaires étrangères en tant qu’attaché diplomatique dans plusieurs pays.

	Sans avoir jamais été membre du Parti national démocratique du président Mohamed Hosni Moubarak, Amr Moussa a été nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Sedki en 1991 et est resté à ce poste, successivement dans les gouvernements Ganzouri et Ebeid, jusqu’en 2001. Durant son ministère, Amr Moussa s’est montré très critique envers la politique étrangère des Etats-Unis et, surtout, envers la politique territoriale du voisin israélien, une position qui lui a assuré une grande popularité. Condamnant la «précipitation» avec laquelle plusieurs gouvernements de la région ont normalisé leurs relations avec Israël, Amr Moussa a notamment refusé, en 1999, de serrer la main de son homologue israélien, Ariel Sharon, en raison de l’attitude de ce dernier à l’égard du président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat. Il succède ainsi à Asmat Abdel Megid qui avait également été son prédécesseur à la tête de la diplomatie égyptienne, à la tête de la Ligue arabe.

	Des observateurs critiques à l’égard du président Moubarak ont alors affirmé que la nomination de Amr Moussa à ce poste avait été motivée par le désir du président d’éloigner un rival potentiel de la scène politique et médiatique nationale. Alors que son mandat de secrétaire général s’achève, Amr Moussa fait savoir qu’il ne souhaite pas être reconduit à ce poste. Il est donc remplacé, le 3 juillet 2011, par son compatriote Nabil Al Arabi. Au lendemain de la révolution égyptienne de 2011 et de la démission de Moubarak, Amr Moussa a annoncé son intention d’être candidat à la présidence. Considéré comme un candidat crédible par les observateurs nationaux et étrangers, Amr Moussa jouit d’une plus grande popularité auprès des Egyptiens que Mohamed El Baradei.

	-Ahmed Chafik, pur produit du système

	Dernier chef de gouvernement de Hosni Moubarak, Ahmed Chafik est, comme l’ancien président auquel il aspire à succéder, un pur produit du système politico-militaire égyptien. Ce général qui fut chef d’état-major de l’armée de l’air a failli être disqualifié après l’adoption d’une loi interdisant aux plus hauts responsables de l’ère Moubarak de se présenter à la présidentielle, avant d’être rétabli in extremis dans la course. Réputé bon technicien, M. Chafik, 70 ans, a été nommé Premier ministre dans les derniers jours du pouvoir de Hosni Moubarak pour tenter d’apaiser la révolte populaire qui a fini par renverser le chef de l’Etat le 11 février 2011. Mais critiqué pour sa proximité avec l’ancien régime et pour avoir gardé de nombreux ministres de l’ex-raïs dans son cabinet, il dut démissionner environ un mois plus tard, à la satisfaction des mouvements de jeunes ayant lancé la révolte. Ancien pilote, comme  Moubarak, il est diplômé de l’Académie de l’aviation militaire. Il se targue de succès militaires. Il se prévaut ainsi d’avoir modernisé la compagnie nationale Egyptair et l’aéroport international du Caire.

	Dans un pays où tous les présidents sont venus de l’armée depuis la chute de la monarchie en 1952, le général Chafik se dit «fier et honoré» d’être «un fils des forces armées». Il estime que son passé militaire, en permettant une relation «fluide» avec l’armée, sera un atout en cette période de transition. Mais cela pourrait également le désavantager auprès de la frange de la   population qui veut voir une claire démarcation entre la magistrature suprême et l’armée. M. Chafik vante sa «longue expérience» et assure accepter la critique, mais il a pu se montrer autoritaire et impatient dans certaines interviews télévisées. Il a fait de la sécurité et de la lutte contre le crime son cheval de bataille. S’il était élu, il s’est dit prêt à nommer un vice-président islamiste, qu’il soit Frère musulman ou salafiste.
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           <title>Repère : Oum Dounia, centre du monde</title>
           <author>Hassan Moali </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Cinquante millions d’Egyptiens vont décider, 60 ans après la Révolution des officiers libres de 1952, de l’avenir de leur pays dans le secret de l’isoloir. C’est une première, quoi qu’il arrive, dans un pays où le peuple n’a jamais été écouté et encore moins consulté. Ayant vécu des décennies sous la botte des officiers à l’arrogance pharaonique, les Egyptiens apprécieront comme il se doit ce grand moment de liberté de leur histoire. Et pour cause, ils ont, par leur voix, la possibilité de bourgeonner un printemps démocratique qui tarde à s’installer, un peu plus d’une année après la chute du raïs Moubarak.

	La faute aux militaires du Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui battent en retraite dans l’espoir de garder la main sur ce pays, pivot dans les équations géopolitiques du Moyen-Orient. Mais au bout, le grand peuple égyptien, qui a projeté la place Tahrir sur la scène mondiale, a gagné son pari fou d’abattre la dictature et de renvoyer les militaires dans leurs casernes. Et ce n’est pas rien dans un pays où le pouvoir se confond avec l’uniforme depuis la chute du sultan Farouk.

	Les Egyptiens ont la liberté de choisir, parmi une douzaine de personnalités très différentes, leur futur «raïs». Le spectre s’étend des pro-militaires (Mohamed Chafik) aux islamistes (Aboul Foutouh) en passant par ceux, comme Amr Moussa, qui se présentent comme électron libre. Il y en aura pour tous les goûts et toutes les couleurs. Et au final, les urnes vont trancher, comme ce fut le cas pour l’Assemblée constituante. Il est donc à espérer que le processus ne connaisse pas de mauvaises surprises qui agiteraient le Nil et détourneraient le fleuve démocratique de la place Tahrir.           

	Le Premier ministre égyptien, Kamal Al Ganzouri, n’ignore pas le risque. Il a appelé hier son peuple «au calme» et a demandé aux forces politiques d’accepter le verdict de ce vote historique.Mais la question se pose surtout pour les militaires, qui n’ont jamais été loin du pouvoir. Pour eux, le test s’annonce inédit. Vont-ils réellement respecter le choix souverain des Egyptiens ? Si cela venait à se confirmer, Oum Dounia aura réussi sa révolution démocratique et ce, quel qu’en soit le vainqueur. Car abstraction faite de l’extraction idéologique de celui qui sortira des urnes, il s’agira d’enraciner la culture et la pratique démocratiques dans un aussi grand pays, privé de ses forces vives des décennies durant. Et, à n’en pointer douter, le succès de l’expérience égyptienne va irradier, tôt ou tard, les autres pays arabes aussi arriérés politiquement. C’est dire que Oum Dounia sera aujourd’hui le centre du monde.</description>
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           <title>l’ambassadeur US en Algérie : «Aucune intention d’installer des bases militaires»</title>
           <author>Hafid Azzouzi </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Les Etats-Unis d’Amérique n’ont l’intention d’installer des bases militaires ni dans le Sud algérien ni dans la région du Sahel», a déclaré, hier, Henry S. 
	Ensher, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Alger, lors d’une conférence de presse animée en marge de sa visite dans la wilaya de Tizi Ouzou. «Entre l’Algérie et les USA, il y a un partenariat dans la lutte antiterroriste qui a été renforcé surtout après les attentats de 11 septembre 2001. Aujourd’hui, cette coopération doit aussi aller dans le sens d’un développement des relations économiques, notamment commerciales entre les deux pays», a-t-il ajouté avant de souligner que le gouvernement américain encourage ses sociétés à investir en Algérie mais, a-t-il estimé, le marché algérien est plus difficile que celui des autres pays. «Nous exploitons toutes les possibilités de renforcer davantage nos relations avec la société civile et les ONG dans la wilaya de Tizi Ouzou», a-t-il précisé.

	«Nous sommes disposés à aider et travailler avec toutes les organisations et structures qui reflètent la volonté populaire. Nous soutenons également les efforts du gouvernement algérien», a expliqué Henry  S. Ensher qui ajoute : «La wilaya de Tizi Ouzou regorge d’excellentes ressources pour l’investissement. Nous sommes engagés à mettre en pratique et développer nos discussions avec le wali, le président de l’APW et la société civile dans la région.»               </description>
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	Les Etats-Unis d’Amérique n’ont l’intention d’installer des bases militaires ni dans le Sud algérien ni dans la région du Sahel», a déclaré, hier, Henry S.
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           <title>épouvantable attentat kamikaze au Yémen</title>
           <author>Hassan Moali </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	La paix au Yémen n’est pas pour demain. Même après s’être débarrassé de son autocrate Ali Abdallah Saleh, ce pays pauvre baigne encore dans le sang. Et la journée d’hier aura été le summum de la violence qui sévit au Yémen avec un ahurissant bilan de près d’une centaine de soldats tués. 
	Un attentat-suicide massif a plongé la capitale Sanaa dans un déluge de sang quand un soldat s’est fait exploser au milieu de ses camarades s’entraînant pour une parade. Au moins 96 militaires ont péri dans l’attentat mené et près de 300 autres ont été blessés, selon un bilan des sept hôpitaux où les victimes ont été transférées. Pour les autorités yéménites, même si l’attentat n’a pas encore été revendiqué, la signature ne fait pas l’ombre d’un doute : Al Qaîda. «L’attentat porte l’empreinte d’Al Qaîda», a accusé le colonel Abdel Hami Al Bajach, un officier des services de sécurité, responsable du secteur.

	Et pour cause, il intervient dix jours après le début d’une offensive d’envergure contre les bastions du réseau terroriste dans le sud du pays. L’explosion s’est produite devant la tribune destinée aux personnalités attendues, hier, pour la parade marquant le 22e anniversaire de l’unification du nord et du sud du Yémen. Le ministre de la Défense, Mohamed Nasser Ahmed, et le chef d’état-major, le général Ahmed Ali Al Achoual étaient dans la tribune au moment de l’explosion, mais ils n’ont pas été touchés, selon les mêmes sources militaires. Le président Abd Rabbo Mansour Hadi devait assister hier à cette parade sur la place Sabiine et prononcer un discours. Tous les morts «sont des officiers et des soldats», a affirmé une source militaire, ajoutant que des dizaines d’autres ont été blessés. Les victimes appartiennent aux unités de la sécurité centrale, un corps de l’armée encore dirigé par un neveu de l’ancien président Ali Abdallah Saleh, le général Yahia Mohamed Abdallah Saleh.

	Des officiers parmi les morts

	Des dizaines d’ambulances se sont ruées sur les lieux pour évacuer les victimes, alors que les forces de sécurité ont bloqué les accès au secteur. Cet attentat est le premier de cette ampleur à Sanaa depuis l’accession au pouvoir, en février dernier, du président Hadi, qui s’est engagé, dès son élection, à combattre sans relâche Al Qaîda. Il intervient alors que l’armée est engagée depuis le 12 mai dans une offensive d’envergure, la plus vaste jamais menée contre Al Qaîda dans la Péninsule arabique (AQPA), qui opère sous l’appellation des «Partisans de la charia» dans le sud du Yémen.

	Onze partisans d’Al Qaîda et trois soldats ont été tués dans les derniers combats pour le contrôle de la ville de Jaar, dans le sud du Yémen, ont indiqué hier des sources militaire et tribale. Sept soldats ont en outre été tués près de Zinjibar, selon une source militaire.
	Les opérations ont fait jusqu’ici 234 morts, selon un bilan compilé par l’AFP à partir de chiffre fournis par des tribus, l’armée ou des supplétifs : 158 combattants d’Al Qaîda, 41 soldats, 18 supplétifs de l’armée et 17 civils.  Al Qaîda a affirmé hier avoir attaqué des experts américains à Hodeïda, mais l’ambassade américaine à Sanaa a démenti la présence de tels experts dans cette ville de l’ouest du Yémen.

	Les Partisans de la charia ont affirmé, dans un communiqué, qu’un de leurs groupes avait tendu une embuscade à Hodeïda, sur la mer Rouge, à quatre Américains, des experts formant les gardes-côtes yéménites, et en ont blessé trois.
	Cela dit, cet attentat, qui montre encore la terrible capacité de nuisance d’Al Qaîda, rend encore plus compliquée l’équation dans un pays déjà miné par sa structure tribale et les résidus de l’ancien régime de Saleh, qui n’ont pas encore dit leur dernier mot.  
	
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	L’attentat kamikaze de Sanaa a fait 96 mort et 300 blessés parmi les militaires.
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           <title>Bars fermés en Tunisie : les autorités mettent en garde les salafistes</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Le ministre tunisien de la Justice, Noureddine Bhiri, a mis en garde hier les salafistes qui ont récemment tenté d’interdire la vente d’alcool dans la ville de Sidi Bouzid (centre) en fermant par la force plusieurs bars. 
	«Je dis à ces gens là – les salafistes –, qui pensent que l’Etat a peur d’eux, que la promenade est terminée et que ceux qui dépassent les lignes rouges vont être punis», a-t-il précisé sur les ondes de la radio tunisienne privée Express FM. Sidi Bouzid est la ville d’où est partie la révolution tunisienne en décembre 2010, ayant abouti à la chute en janvier du régime de Zine El Abidine Ben Ali, après l’immolation par le feu d’un jeune vendeur ambulant, Mohamed Bouazizi, devant le gouvernorat. La mise en garde du ministre intervient à la suite de la fermeture musclée par des salafistes de plusieurs dizaines de bars à Sidi Bouzid. Depuis vendredi, des salafistes, qui tentent d’interdire la vente de boissons alcoolisées dans cette ville, ont demandé aux propriétaires des bars et de points de vente de fermer leurs locaux avant d’avoir recours à la force pour «imposer leur loi», a expliqué à l’AFP une source sécuritaire sur place.

	Des salafistes avaient mis, samedi, le feu à un dépôt de boissons alcoolisées à Sidi Bouzid suscitant la colère de quelques habitants et des vendeurs boissons alcoolisées. Protestant contre cette attaque, des habitants et vendeurs d’alcool avaient alors mis le feu à leur tour à un tas de pneus et tiré avec un fusil de chasse devant une mosquée au centre de la ville, a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khaled Tarouch. «Une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités», a-t-il ajouté. La montée des salafistes radicaux depuis la révolution du 14 janvier, qui a abouti à la fuite de l’ex-président Ben Ali en Arabie Saoudite, suscite la crainte de nombreux Tunisiens. La mouvance salafiste se partage entre les piétistes qui ne se mêlent pas de politique, les politiques et les djihadistes pour qui la violence est légitime pour imposer la religion.

	Les salafistes et leurs sympathisants en Tunisie sont estimés par des chercheurs à une dizaine de milliers. Depuis les élections d’octobre 2011, les islamistes radicaux, regroupés dans la nébuleuse salafiste, se manifestent à tout bout de champ : dans les universités pour imposer le port du niqab, devant les tribunaux pour fustiger une chaîne de télé accusée d’avoir diffusé un film blasphématoire, dans les manifestations où des journalistes ont été agressés. Plusieurs milliers de salafistes tunisiens se sont invités dimanche à Kairouan (centre), quatrième ville sainte de l’islam. Venus en bus de plusieurs régions de Tunisie, ces partisans d’Ansar Al Charia, l’un des mouvements les plus radicaux de la mouvance salafiste en Tunisie, lancé en avril 2011, ont investi toute la journée la grande mosquée et la médina de la ville.</description>
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	Des centaines de musulmans salafistes se sont rassemblés dimanche à Kairouan pour le deuxième congrès national d’Ansar Al Charia.
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           <title>Période de transition au Mali : douze mois pour revenir à la légalité constitutionnelle</title>
           <author>Zine Cherfaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Les Maliens peuvent enfin souffler. Après avoir admis samedi le principe de laisser le président par intérim, Dioncounda Traoré, gouverner le pays au-delà des 40 jours prévus par la Constitution, la junte militaire – qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT) le 22 mars dernier – a accepté, non sans résistance, à ce que les nouvelles autorités civiles organisent également l’élection présidentielle devant permettre au Mali le retour à l’ordre constitutionnel. 
	En vertu de l’accord trouvé dimanche entre les ex-putschistes et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le scrutin doit avoir lieu au terme d’une période de transition fixée à 12 mois. Inutile de dire que cet accord intervient après d’âpres négociations entre les deux parties. Le 22 avril dernier, lors d’une réunion à Abidjan, les chefs d’Etat de l’organisation ouest-africaine avaient fixé la période de transition à 12 mois, invitant les putschistes à «rejoindre leurs casernes». Une proposition que ces derniers avaient rejetée. Il faut rappeler que le chef de la junte militaire, le capitaine Amadou Sanogo, ne s’est jamais mis à l’écart du pouvoir depuis le putsch contre ATT.

	Mieux, il voulait continuer à tirer les ficelles. Pour y parvenir, Amadou Sanogo avait proposé, le lundi 14 mai, l’organisation d’«une convention avec toutes les forces vives de la nation pour choisir le président de transition jusqu’à l’élection du prochain chef de l’Etat malien» et faire en sorte que les Maliens reprennent en main leur pays. Cela explique d’ailleurs la raison pour laquelle le président Dioncounda et son chef du gouvernement ne se sont pas parvenus à s’imposer et, surtout, mettre à exécution leur plan de sortie crise. Pour donner une chance aux négociations d’aboutir, la Cédéao a dû accorder au capitaine Sanogo une batterie de privilèges, comme celui de le faire bénéficier du statut d’ancien chef d’Etat avec tous les avantages qui vont avec (logement garanti par l’Etat, garde rapprochée, traitement et indemnités accordés à un chef d’Etat à la retraite, etc.).

	Le tout est de savoir si les autres membres du Comité national de redressement de la démocratie et de la restauration de l’Etat (CNRDRE) qui ont participé à renverser ATT accepteront le «marché» conclu entre le capitaine Sanogo et la Cédéao. La question se pose d’autant que certains d’entre eux n’ont pas hésité à exprimer leur désappointement à l’annonce de l’accord.  Leur mécontentement est relayé par une partie de la classe politique qui n’a pas hésité à exprimer son rejet de l’accord en question en organisant, hier, une marche de protestation au centre de Bamako. La manifestation est intervenue à l’appel de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam) favorable au coup d’Etat du 22 mars. Le président de la Copam, Hamadoun Amion Guindo, a affirmé que «les dispositions prises par la Cédéao n’engagent pas les Maliens». «C’est une trahison. Ceux qui sont venus à Bamako n’ont pas de considération pour les Maliens», a-t-il dénoncé. La réaction de la Copam montre à tout le moins que l’accord arraché par la Cédéao reste fragile.

	Si maintenant la situation est sur le point de rentrer dans l’ordre à Bamako, il demeure, cependant, que la problématique de la crise de l’Azawad reste entière. Et plus le temps passe, plus elle sera difficile à résoudre dans la mesure où le Mouvement national de l’Azawad (MNLA) et Ançar Eddine, les deux mouvements armés qui se disputaient jusque-là le terrain, négocient actuellement la possibilité de contracter une alliance pour peser davantage sur le terrain.</description>
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           <title>USA : le directeur de la sécurité nucléaire démissionne</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Le directeur de la Commission de régulation nucléaire américaine a annoncé hier sa démission, trois mois après avoir été désavoué lors d’un vote en faveur de la construction de nouveaux réacteurs. 
	Gregory Jackzo a affirmé qu’après «trois ans incroyablement productifs» à ce poste, il estime qu’il est «temps de poursuivre ses efforts pour assurer la sécurité publique dans un autre lieu». En février, il avait été le seul des cinq membres de cette commission à s’opposer à l’autorisation de construire deux réacteurs conçus par Toshiba et Westinghouse à la centrale de Vogtle, en Géorgie (Sud-Est). Il estimait qu’il fallait, avant cela, demander à ces industriels de remédier aux failles constatées sur des réacteurs de même type à l’occasion de l’accident nucléaire de Fukushima (Japon) en mars 2011, et non pas les croire sur parole. «Je ne peux pas soutenir l’idée de donner cette autorisation comme si Fukushima ne s’était jamais produit» et «de mon point de vue, c’est ce que nous faisons», avait-il dit.
	M. Jackzo aura été un franc-tireur dans son domaine, adoptant une ligne très dure sur la prévention des risques et le principe de précaution. Il doit rester en poste jusqu’à l’arrivée d’un successeur.</description>
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           <title>Repère : une nouvelle politique américaine</title>
           <author>Mohammed Larbi </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description> 
	Reconceptualiser. C’est un mot certainement pas si étrange pour les membres de la commission des affaires étrangères de la Chambre américaine des représentants, ces derniers ainsi que les initiés pensant certainement à ce que cela implique. En tout cas, plus qu’un simple changement dans l’approche habituellement suivie.Ce qui a été clairement dit lors de ce débat, ce n’est pas ce que les Etats-Unis envisagent comme politique pour les Etats de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient (MENA), mais ce que eux doivent dorénavant faire avec ces derniers.

	Que l’on est alors loin et même très loin de la politique suivie depuis des décennies, y compris avec le fameux GME (Great Middle East) par lequel les Etats-Unis envisageaient la démocratisation d’une région qui s’étend de l’Atlantique au Golfe.
	Quinze années plus tard, les Américains ont constaté que la démocratie ne se décrète pas, ou plus simplement, qu’ils ont fait tout faux, comme l’atteste l’idée même de reconceptualisation.
	Les Américains ne craignent pas de l’affirmer, car le propre d’une politique est d’envisager le changement afin de ne pas le subir. Justement, des situations que l’on croyait figées sont susceptibles de bouleversement, notamment en Egypte, et cela aura des conséquences sur les rapports avec Israël. L’Egypte n’étant qu’un point, il n’est alors pas exclu que le changement puisse être plus important.

	Tout devrait changer, les Etats-Unis ayant «reconceptualisé leur approche stratégique aux nouvelles réalités» de la région MENA. C’est le secrétaire d’Etat adjoint américain pour les affaires du Proche-Orient qui en a dessiné les contours.
	Jeffrey Feltman a souligné que les profonds changements ont «remodelé l’approche américaine pour cette région», laissant ainsi entendre ou suggérant même une certaine surprise puisque ce qu’on appelle le Printemps arabe a emporté des régimes réputés forts et stables comme en Tunisie et en Egypte. L’effet de surprise passé, les Etats-Unis savent qu’il leur sera «essentiel d’établir et de maintenir des types de partenariat qui les aident à protéger et promouvoir leurs intérêts». C’est ce qu’on désigne par réalisme américain.
	Du pragmatisme aussi, puisque l’orateur soutient en ce sens que «cela demande de la patience, de la créativité et de la flexibilité, dans un environnement en constante évolution».

	A suivre cette logique, tout change. A commencer par «un nouveau modèle de croissance, un  cadre fondé sur des règles, un rôle beaucoup plus important pour le secteur privé et une économie plus inclusive articulée autour de la concurrence au  lieu d’étroits intérêts privés basés sur la corruption et d’autres activités destructrices du bien commun».
	Il ne sera plus question de chercher la légitimité ailleurs qu’à l’intérieur de ses propres frontières. Bien entendu, les conclusions de ces propos sont nombreuses. Le fait, entre autres, que les Etats-Unis semblent vouloir prendre acte d’une situation qui leur aurait échappé, tout en montrant une détermination à en tenir compte pour mieux défendre leurs intérêts. Il reste que ce qui intervient sous la forme d’un avertissement vaut aussi pour les nouveaux régimes dans la région. La légitimité ne viendra plus de l’extérieur. Elle s’acquiert à l’intérieur et nulle part ailleurs.</description>
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           <title>la junte militaire malienne cède aux pressions de la Cédéao</title>
           <author>Zine Cherfaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Le président par intérim, Dioncounda Traoré, dirigera la transition jusqu’à l’organisation d’élections. 
	Les pressions exercées par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) sur la junte militaire malienne ont fini par payer. Les auteurs du putsch du 21 mars au Mali ont accepté, en effet, que le président par intérim Dioncounda Traoré dirige la transition jusqu’à l’organisation d’élections. Celui-ci avait prêté serment le 12 avril pour une période initiale de 40 jours, jusqu’au 22 mai. Les putschistes qui avaient renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT) s’opposaient jusqu’à présent à la prolongation du mandat de M. Traoré.

	L’ex-chef de la junte militaire, le capitaine Amadou Sanogo, a officiellement remis le pouvoir en avril à un gouvernement civil de transition ; il avait continué toutefois à jouer un rôle actif dans la gestion du pays, un état de fait que ni les nouvelles autorités civiles ni la Cédéao étaient prêts à accepter. Le chef de la délégation de la Cédéao, le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Djibril Bassolé, a ainsi fait état, samedi soir à Bamako, d’une convergence de vues entre les membres de l’ex-junte et l’organisation ouest-africaine. Cet accord a été quelque peu facilité par l’adoption, la veille, par l’Assemblée nationale malienne, d’un projet de loi accordant l’amnistie aux auteurs du coup d’Etat. «Je peux vous dire que (…) les officiers du Conseil national pour le redressement de la démocratie et le rétablissement de l’Etat (CNRDRE) sont d’accord avec les dispositions prises par les chefs d’Etat de la Cédéao, particulièrement en ce qui concerne la présidence par intérim», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à laquelle a participé le capitaine Amadou Sanogo.

	M. Bassolé n’a toutefois pas précisé combien de temps durerait la transition. Les deux parties ont indiqué, sans plus de détails, qu’elles poursuivraient les discussions pour définir des «mesures d’accompagnement». «Il y a accord de principe sur le nom du président de transition, mais il y a tout le reste toujours en discussion», a affirmé à la presse Mahamane Maïga, responsable d’un des partis du Mouvement populaire du 22 mars (MP22, front favorable au putsch). «Le processus n’est pas terminé, il faut en attendre l’issue pour être fixé», a-t-il ajouté. Les médiateurs de la Cédéao poursuivaient hier leurs discussions sur la question. Le ministre burkinabé des Affaires étrangères a indiqué qu’ils resteraient à Bamako «le temps nécessaire».

	Les menaces de la Cédéao

	Mais pour éviter que le capitaine et ses compagnons ne reviennent sur leur décision, la délégation de la Cédéao a été renforcée, hier, par des représentants de l’ONU et de l’Union africaine. L’idée, à travers cette initiative, est de faire passer un message clair aux militaires maliens : la junte doit rester en dehors du processus politique.
	Le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, a averti, à la fin d’un sommet de ministres ouest-africains à Abidjan sur les crises au Mali et en Guinée-Bissau, que des sanctions seraient «appliquées automatiquement» à la moindre entorse au processus de retour à l’ordre constitutionnel. A rappeler à ce propos que la Cédéao avait menacé, le 14 mai, de réimposer des sanctions au Mali, estimant que l’ex-junte cherchait à «perturber la transition politique». L’organisation avait imposé des sanctions après le coup d’Etat du 21 mars, avant de les lever quelques jours plus tard lorsque la junte a accepté le retour à l’ordre constitutionnel. Si cet accord est aujourd’hui le bienvenu, il reste que le Mali est encore loi d’être sorti de l’auberge.

	Le plus grand défi pour les nouvelles autorités de Bamako sera d’éviter le risque de partition du pays que le putsch contre ATT a contribué à rendre aujourd’hui réel. Le renversement d’ATT a, en effet, favorisé la chute du nord du Mali aux mains d’une multitude de groupes armés, parmi lesquels de nombreux rebelles touareg mais aussi des islamistes radicaux. Le chaos malien a, en ce sens, permis à Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) de renforcer ses bases dans la région du Sahel. A ce propos, l’on apprend que le médiateur de la Cédéao, le président burkinabé Blaise Compaoré, a ouvert des «consultations» avec ces mouvements armés en vue d’un règlement politique à la crise. Une mission des plus ardues au regard du fossé politico-idéologique qui sépare les uns et les autres.</description>
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	Les chefs d’état-major des pays de la Cédéao.
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        <item>
           <title>«Nous avons des preuves qu’Ançar Eddine reçoit ses ordres d’Al Qaîda»</title>
           <author>Salima Tlemçani </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Conseiller et proche collaborateur du colonel-major Elhadji Ag Gamou, un des acteurs de la rébellion touareg de 1990, Fahad Ag Al Mahmoud affirme, dans l’entretien qu’il nous a accordé, que deux principes guident le Mouvement républicain pour la restauration de l’Azawad (MRRA) : l’unité du Mali et la guerre contre les organisations intégristes comme Al Qaîda et Ançar Eddine. 
	-Vous êtes le conseiller et proche collaborateur d’Elhadji Ag Gamou, avec lequel vous êtes en train de mettre sur pied le Mouvement républicain pour la restauration de l’Azawad (MRRA). Comment allez-vous restaurer l’Azawad ?

	En fait, nous ne sommes qu’à la phase de préparation. Nous agissons au sein de la société de l’Azawad pour regrouper toutes les forces et les sensibilités qui veulent que leur région ne soit pas séparée du Mali, mais aussi qu’elle soit débarrassée des groupes salafistes d’Al Qaîda. Ces gens sont très nombreux. Ils se comptent par milliers. Il suffit juste de mettre à leur disposition un cadre dans lequel ils peuvent s’engager. Le colonel-major Elhadji Ag Gamou représente l’aile militaire de ce mouvement, alors que d’autres cadres et moi incarnons la partie politique. Nous voulons un Nord laïc où toutes les religions seront respectées.

	-Votre revendication est donc le retour au Mali et non une autonomie politique…

	Nous ne voulons pas nous séparer ni politiquement ni militairement de Bamako. Notre ambition est de donner aux cadres de l’Azawad la possibilité de gérer les communes, les départements et les structures de base du Nord. Ce sont ces personnes, représentatives de la communauté, qui géreront également les projets de développement de la région. L’idée est celle d’une grande partie de la population.

	-Comment allez-vous faire aboutir vos revendications sachant qu’à Bamako, les responsables ne sont pas légitimes eu égard au coup d’Etat du 22 mars dernier, et au Nord, le MNLA n’est pas seul sur le terrain ?

	Nous avons déjà discuté avec le facilitateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui semblait très intéressé par nos objectifs. A Bamako, il y a aussi le représentant de l’armée ; il est ce qu’il est, mais il n’en demeure pas moins qu’il reste un interlocuteur inévitable. Au Nord, nous nous sommes entretenus avec le responsable du MNLA et nous avons rallié à notre mouvement un grand nombre de mécontents de la région de l’Azawad.

	-Justement le chef de l’état-major militaire, Mohamed Ag Najiim, dit avoir parlé à Elhadji Ag Gamou, et que ce dernier lui aurait exprimé sa volonté à revenir au mouvement. Qu’en est-il au juste ?

	Effectivement, Mohamed Ag Najiim a parlé au téléphone, en ma présence, avec Ag Gamou, sur la situation au Nord et la possibilité de fédérer les forces. Il voulait unifier les rangs pour parler d’une seule voix. Cependant, Ag Gamou a exigé une seule condition. Il a demandé à Ag Najiim de lancer l’offensive militaire contre Ançar Eddine et les groupes d’Al Qaîda. Il semblait impuissant face à ces groupes. Depuis, c’est le silence radio. Peut-être qu’il était de bonne foi. Mais la vérité est que le MNLA ne peut rien faire contre ces organisations. Il est totalement dépassé par leurs agissements et les problèmes qu’elles créent avec la population.  

	-Pourtant, le MNLA a dénoncé les agissements d’Ançar Eddine et exigé d’Al Qaîda de quitter le nord du Mali…

	Ces propos sont destinés à l’Occident. Sur le terrain, nous savons que la région est fractionnée entre le MNLA, avec une composante majoritaire de Maliens revenus de Libye, le groupe Ançar Eddine structuré autour de Touareg et de Maures, une AQMI constituée de Touareg et un Mujao composé d’Arabes africains. Le découpage est très bien fait. Les groupes se rendent service et chacun d’eux respecte l’autre. Le problème, c’est qu’Al Qaîda et le Mujao sont aujourd’hui puissamment armés. Avant l’occupation du Nord, leur objectif était de s’attaquer à la Mauritanie, parce que l’Algérie était trop risquée pour ses troupes. Aujourd’hui, celles-ci présentent ouvertement l’Algérie comme cible prioritaire. Elles ont les moyens humains et matériels nécessaires pour mener la guerre au plus puissant pays de la région. Al Qaîda et ses démembrements ont réussi à créer une vraie base arrière étalée sur les deux tiers du territoire malien.

	-Pensez-vous qu’entre Ançar Eddine et Al Qaîda, il n’y a pas de différence ?

	Ils appartiennent à l’internationale salafiste et ont le même objectif. Celui d’imposer la charia à la population du nord du Mali.
	Parfois, ils utilisent les moyens financiers et parfois la force, mais nous savons tous que dans l’Azawad, la liberté du culte a de tout temps été respectée. La majorité de la population est, certes, musulmane, mais cela ne veut pas dire qu’elle est intégriste ou adepte d’Ançar Eddine.Plus grave, nous avons la preuve qu’Ançar Eddine reçoit ses ordres du chef d’Al Qaîda, alors je ne peux croire qu’il puisse y avoir une différence entre ces groupes.

	-Mais pas avec le MNLA ?

	Le MNLA ne contrôle rien sur le terrain. Il se déclare maître du Nord, alors que les prises d’otages par les groupes d’Al Qaîda se poursuivent. Le jour où il combattra réellement Al Qaîda et ses démembrements, nous serons prêts à l’aider.

	-Comment comptez-vous vous mobiliser pour affronter Ançar Eddine ou Al Qaîda, sachant que ces groupes sont puissamment armés ?

	Pour nous, ces deux groupes et encore moins le MNLA ne constituent pas une force de frappe. Si le Nord a été occupé c’est uniquement parce que, bien avant le putsch, les militaires avaient déserté les casernes. Ils ne voulaient pas se battre. En fait, ces militaires en avaient marre de voir à chaque fois leurs collègues officiers se rebeller contre l’Etat, puis revenir avec le même grade commander la caserne qu’ils avaient désertée. Ils ont vécu ces situations lors des trois rébellions de ces deux dernières décennies. Le coup d’Etat du 22 mars dernier leur a facilité la tâche pour contrôler le terrain. Ce qui nous pose problème aujourd’hui, c’est que tous les militaires se sont retirés du Nord et peu sont postés à Mopti, qui reste la limite de l’Azawad.

	-Est-ce qu’à Bamako, les putschistes sont favorables à votre mouvement ?

	Il y a une bonne collaboration avec l’armée malienne, dont la majorité tient à l’unité du Mali.
	Sur le terrain, ils sont des milliers à nous avoir exprimé leur soutien. Ils veulent être juste outillés pour aller combattre au Nord pour le récupérer des mains des groupes salafistes.

	-Des informations ont fait état de la présence de Ag Gamou au Niger, puis à Bamako, pour des contacts avec les militaires. Est-ce vrai ?

	Elhadji Ag Gamou n’est ni à Bamako ni au Niger. Pour l’instant, il est en train de faire tout pour rallier au mouvement tous ceux qui se retrouvent dans nos revendications. Notre aile politique est constituée de républicains, d’anciens ministres, d’universitaires, de cadres supérieurs et de simples citoyens qui veulent revenir à un Mali uni, un Nord débarrassé des groupes salafistes et engagé dans la voie de la construction et du développement.</description>
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           <title>les Syriens sourds aux appels au calme</title>
           <author>Aniss Z. </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sun, 20 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	La paix n’est pas pour demain en Syrie où l’opposition et le régime de Bachar Al Assad continuent à se livrer une guerre sans merci. 
	Un attentat-suicide a fait neuf morts et 100 blessés hier à Deir Ezzor, une ville de l’est du pays touchée pour la première fois par ce type d’attaque depuis le début de la révolte. Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l’opposition, a estimé que ces attaques étaient une tentative du régime de «se venger» après avoir échoué à empêcher les Syriens de manifester par dizaines de milliers comme ce fut le cas vendredi.

	La télévision officielle syrienne a, quant à elle, indiqué qu’un «kamikaze terroriste» a fait exploser une voiture piégée à Deir Ezzor avec une tonne d’explosifs. Un groupe d’observateurs de l’ONU, en charge de surveiller la trêve dans le pays, a inspecté le lieu de l’attentat, selon les autorités syriennes. «Les immeubles résidentiels et les installations publiques et privées près du site de l’attentat terroriste ont subi d’importants dégâts» dans le quartier de Massaken Ghazi Ayyach, selon la télévision qui a montré des images d’immeubles détruits, des carcasses de véhicules, un grand cratère et des taches de sang sur une route. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a précisé de son côté que l’attentat s’était produit dans une rue abritant un siège des renseignements militaires et aériens et un hôpital militaire.

	Plusieurs attentats meurtriers ont secoué Damas et Alep, deuxième ville du pays, depuis le début de la contestation en mars 2011. Le 10 mai, un double attentat avait fait 55 morts à Damas. La plupart des attaques ont été revendiquées par des groupuscules inconnus jusque-là, tels que le Front Al Nusra. Ailleurs dans le pays, un siège du Baas, parti au pouvoir, a été la cible d’une attaque à la roquette RPG dans la province d’Alep (nord), suivie de combats entre les forces de sécurité et rebelles, selon l’OSDH. Et à Idleb (nord-ouest), des insurgés ont détruit à coups de roquettes RPG un transport de troupes, faisant cinq victimes parmi les soldats, a indiqué l’OSDH sans autre précision.

	Le ton monte entre Damas et Beyrouth

	Dans d’autres régions de Syrie, les violences se poursuivent en dépit de la présence de près de 260 observateurs de l’ONU chargés de surveiller la trêve instaurée le 12 avril, en vertu d’un plan de paix de l’émissaire international Kofi Annan, et systématiquement violée.
	M. Annan se rendra «bientôt» en Syrie, a indiqué son porte-parole. Vendredi, Alep, restée à l’écart aux premiers mois de la révolte, a été le théâtre des «plus importantes manifestations» depuis le début du soulèvement, selon des militants. Les militants tentent désespérément de prendre à témoin les observateurs dont la tâche est encore compliquée par la multiplication des attentats.

	Le porte-parole de Ban Ki-moon, Martin Nesirky, a déclaré à ce propos que le secrétaire général de l’ONU n’avait pas de «preuve concluante» qu’Al Qaîda soit à l’origine d’attentats, mais craignait que des groupes terroristes ne profitent des troubles. Ban Ki-moon avait estimé jeudi qu’Al Qaîda pouvait être responsable de récents attentats. Le règlement de la crise que vit ce pays semble de plus en plus éloigné avec les divisions apparues au sein de l’opposition. Au Liban voisin, où des combats à Tripoli (nord) entre sunnites anti-Al Assad et alaouites pro-Al Assad ont fait dix morts et des dizaines de blessés depuis une semaine, le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a critiqué pour la première fois la Syrie. Réagissant à des propos de l’ambassadeur syrien auprès des Nations unies, Bachar Jaafari, selon qui certaines régions libanaises frontalières sont devenues «un nid de terroristes d’Al Qaîda», M. Mikati a jugé que de telles accusations «exacerbaient les différences entre les deux pays».

	Le Liban «assume totalement son devoir de protection des frontières» et dénonce des violations «également côté syrien», a dit M. Mikati, à la tête d’un gouvernement pourtant dominé par le Hezbollah, fervent soutien du régime syrien. A signaler que la poursuite des violences a été évoquée par la communauté internationale, toujours impuissante à résoudre le conflit, lors d’un dîner de travail vendredi soir à Camp David (Etats-Unis) entre les dirigeants du G8 dont fait partie Moscou, principal allié de Damas. Le G8 a notamment indiqué vouloir qu’un «processus politique» s’engage rapidement.</description>
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           <title>la Cédéao met la pression sur les militaires maliens et guinéens</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sun, 20 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	«L’échec» des dernières discussions entre les ex-putschistes du 22 mars à Bamako et la Cédéao «plonge le processus de transition dans une certaine impasse», a déclaré Daniel Kablan Duncan. 
	L’Afrique de l’Ouest cherchait hier à Abidjan une issue à l’impasse politique au Mali et tentait d’accélérer la mise en place de la transition en Guinée-Bissau, deux pays secoués par des coups d’Etat militaires. Plusieurs ministres des Affaires étrangères de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont entamé des travaux d’une journée, au lendemain d’une réunion centrée sur la réforme de l’organisation régionale. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a jugé «crucial» que le sommet permette d’envoyer «un message clair» sur le refus des «prises du pouvoir inconstitutionnelles», dans un communiqué publié vendredi. Les Nations unies appellent l’armée au Mali et en Guinée-Bissau «à retourner dans les casernes, à s’abstenir de tout engagement politique et à respecter les autorités civiles».

	Vendredi, le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, dont le pays préside actuellement la Cédéao, avait surpris par son ton très ferme à l’égard de l’ex-junte malienne, accusée d’être responsable de l’«impasse» politique dans le pays et de faire preuve de «défiance» envers ses voisins. «L’échec» des dernières discussions entre les ex-putschistes du 22 mars à Bamako et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) «plonge le processus de transition dans une certaine impasse», a déclaré Daniel Kablan Duncan.

	«La junte a elle-même créé» ce «blocage» et cherche à «dévoyer le processus politique enclenché par la Cédéao» depuis l’accord de sortie de crise du 6 avril, a affirmé le ministre ivoirien. «Mue par un agenda autre, la junte malienne», qui n’est «pas en soi une entité légale et constitutionnelle reconnue», «exprime ouvertement son opposition au retour à l’ordre constitutionnel au Mali», a-t-il accusé.
	«Jusqu’à quand la Cédéao pourra-t-elle laisser prospérer les actes de défiance de la junte malienne sans perdre sa crédibilité et son audience au plan régional et international ?», a lancé M. Kablan.

	La capitaine Sanogo accusé de blocage

	Les ex-putschistes qui ont renversé le 22 mars le régime d’Amadou Toumani Touré restent incontournables.
	Bien qu’ils aient officiellement rendu le pouvoir aux civils en vertu d’un accord-cadre conclu avec la Cédéao le 6 avril, ils bloquent la transition en s’opposant au maintien du président par intérim Dioncounda Traoré, investi le 12 avril, au-delà de 40 jours, soit le 22 mai.
	Le défi le plus grave reste la partition du pays : le putsch a favorisé la chute de tout le nord du Mali aux mains de groupes armés, rebelles touareg et surtout islamistes, notamment Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI).

	Le médiateur, le président burkinabé Blaise Compaoré, a fait savoir qu’il avait ouvert des «consultations» avec les mouvements armés. En Guinée-Bissau, pays à l’instabilité chronique devenu depuis plusieurs années une plaque tournante du trafic de drogue entre l’Amérique du Sud et l’Europe, une force militaire de la Cédéao, composée de soldats du Nigeria, du Burkina Faso et du Sénégal, a commencé cette semaine à se déployer pour sécuriser les organes de transition après le coup d’Etat du 12 avril.    

	Cette force de 639 éléments doit remplacer la mission militaire angolaise (Missang) de 600 hommes présente depuis plus d’un an. A l’issue d’âpres discussions avec l’organisation ouest-africaine, un processus de transition politique est en cours après l’installation d’un président et d’un Premier ministre intérimaires, Manuel Serifo Mhamadjo et Rui Duarte Barros. Investi jeudi, M. Barros a promis qu’«il n’y aura pas de poursuite» judiciaire contre le président intérimaire déchu Raimundo Pereira et l’ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, tous deux en exil, ni contre leurs partisans. Le nouveau Premier ministre doit désormais former un gouvernement de transition le plus large possible qui doit conduire à des élections générales d’ici un an. Mais l’ex-parti au pouvoir ne reconnaît pas les nouveaux maîtres de Bissau.

	De son côté, le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé vendredi le retour immédiat à «l’ordre constitutionnel» et adopté à l’unanimité une interdiction de voyager contre cinq responsables du putsch, dont le puissant Antonio Indjaï, chef d’état-major de l’armée. L’Union européenne avait déjà pris des sanctions le mois dernier contre les responsables du coup d’Etat.</description>
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           <title>En bref</title>
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           <category>International</category>
           <pubDate>Sun, 20 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description> 
	-Monde arabe : 

	La Berd, créée en 1991 pour aider les ex-pays communistes à réformer leur économie, s’est dotée hier d’un fonds spécial d’un milliard d’euros pour étendre dès cette année ses opérations à quatre «démocraties arabes émergentes», l’Egypte, la Tunisie, le Maroc et la Jordanie. C’est un nouveau président, le Britannique Suma Chakrabarti, qui sera chargé de mettre en œuvre cette ouverture aux pays arabes, après son élection surprise vendredi par les 65 pays et institutions actionnaires réunis en assemblée générale à Londres. Le nouveau fonds «permettra de lancer des investissements dans des démocraties arabes émergentes, en réponse à la vague de changements politiques intervenus dans certaines parties du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord», a expliqué la banque dans un communiqué. La Berd a déjà ouvert des bureaux au Caire, à Casablanca, Tunis et Amman, les quatre pays choisis pour initier son expansion géographique. La Berd avait été fondée à l’origine pour favoriser le passage des pays de l’ex-bloc soviétique à l’économie de marché et intervenait jusqu’à présent dans 29 pays d’Europe de l’Est et d’Asie centrale.
	 
	-Irak-Turquie : 

	Quelque 200 manifestants ont manifesté hier devant le consulat turc de Bassora (sud) contre le refus d’Ankara d’extrader le vice-président irakien en fuite, Tarek Al Hachémi, menaçant de boycotter les intérêts turcs en Irak. Les protestataires ont incendié un drapeau turc. «Nous condamnons les actes et l’ingérence du gouvernement turc dans les affaires irakiennes», a expliqué Hassan Hamdi Al Izzi, chef du Syndicat uni des travailleurs, qui organisait la manifestation. «Ils tentent d’attiser un conflit confessionnel au sein du peuple irakien et  protègent le criminel Hachémi» accusé d’avoir fomenté des meurtres et dont le procès par contumace est en cours à Baghdad, s’est-il insurgé. «Nous donnons 15 jours à la Turquie pour répondre à nos exigences. Si ce n’est pas le cas, nous viserons les intérêts de la Turquie représentés par les entreprises turques», pouvait-on lire sur un tract distribué lors de la manifestation. Selon M. Izzi, il s’agirait de boycotter ces groupes et d’obtenir leur expulsion de Bassora, grande ville portuaire du sud du pays. Le ton est nettement monté ces derniers mois entre la Turquie et l’Irak qui, au-delà du cas de M. Hachémi, s’opposent aussi sur des questions politiques.
	
	-Chine : 

	Le militant chinois des droits civiques Chen Guangcheng, au centre d’une crise diplomatique entre Pékin et Washington depuis un mois, est en route pour les Etats-Unis, a confirmé hier le   département d’Etat. «Nous pouvons confirmer que Chen Guangcheng, sa femme et ses deux enfants sont en route pour les Etats-Unis, pour qu’il puisse poursuivre ses études dans une université américaine», a déclaré dans un communiqué la porte-parole du département d’Etat américain, Victoria Nuland. «Nous attendons avec impatience son arrivée plus tard dans la journée aux Etats-Unis», a ajouté la porte-parole. «Nous exprimons notre satisfaction pour la manière dont nous avons pu régler cette question et soutenir le désir de M.  Chen d’étudier aux Etats-Unis.» Chen a pris place avec sa femme et ses deux enfants à bord d’un vol United   Airlines reliant Pékin à New York et qui a décollé à 18h (10h GMT). Le départ du militant des droits civiques met fin à un imbroglio diplomatique entre la Chine et les Etats-Unis, alors que l’exil du dissident – qui s’était réfugié six jours fin avril à l’ambassade des Etats-Unis après s’être évadé de résidence surveillée – avait été âprement négocié par Pékin et Washington.
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           <title>Christopher Ross : l’homme qui fait trembler le Maroc</title>
           <author>Hacen Ouali </author>
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           <category>International</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Acculé par le rapport accablant des Nations unies l’accusant d’entraver le travail de la Minurso, Rabat a retiré sa confiance à Christopher Ross. Selon la République arabe sahraouie démocratique (RASD), le Maroc cherche à torpiller le processus de règlement du conflit.

	  
	Avec ce rebondissement, le règlement du conflit sahraoui risque de revenir en arrière, mais il lui permet dans le même temps au moins de revenir au-devant de la scène internationale.Le Maroc cherche-t-il à torpiller les négociations sur le règlement du conflit sahraoui ? Acculé par le rapport très critique des Nations unies l’accusant d’entraver le travail de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso), Rabat a retiré unilatéralement sa confiance à l’envoyé spécial de l’ONU au Sahara occidental, Christopher Ross.

	«Les comportements contrastés de M. Ross s’écartent des grandes lignes qui ont été tracées par les négociations au Conseil de sécurité. Pour cela, le Maroc a décidé de retirer sa confiance à l’émissaire de l’ONU au Sahara occidental», a indiqué le gouvernement marocain, jeudi dernier. Christopher Ross, diplomate expérimenté, qui mène les négociations entre le Maroc et le Front Polisario, fait trembler le makhzen. Il est devenu, aux yeux du palais, l’homme à abattre. Mais le secrétaire général de l’ONU lui apporte un soutien total. Ban Ki-moon a aussitôt réagi à la décision marocaine en apportant son soutien «total» à son émissaire.

	«Le secrétaire général des Nations unies garde toute sa confiance envers son émissaire, Christopher Ross, pour le Sahara occidental», a affirmé le porte-parole de l’ONU, Martin Nesirky. Un sérieux revers pour le Maroc, qui cherche désespérément à mettre en échec les efforts du diplomate américain pour parvenir un règlement durable et équitable du dernier dossier de décolonisation en Afrique. La République arabe sahraouie démocratique (RASD) a, de son côté, dénoncé «une énième manœuvre marocaine pour entraver le processus de paix» et condamné «une décision sans fondement». Dans un communiqué réagissant à la décision du makhzen, la RASD a estimé que, par son attitude «inacceptable», le Maroc «cherche à imposer honteusement au secrétaire général de l’ONU et à son envoyé personnel la conduite à tenir sur le dossier sahraoui. Le Maroc cherche aussi à entraver le processus du règlement du conflit sahraoui et poursuivre ainsi impunément ses violations des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés».

	Violation des droits de l’homme et impunité

	La RASD a réaffirmé, par ailleurs, «sa ferme volonté à soutenir les efforts du secrétaire général de l’ONU et de son envoyé spécial pour parachever le processus de décolonisation au Sahara occidental». La République sahraouie a également exhorté le Conseil de sécurité à prendre «les mesures nécessaires visant à la protection du pouvoir des Nations unies et sa crédibilité pour la paix au Sahara occidental». Pays observateur dans les négociations entre le Maroc et le Front Polisario, l’Algérie a également apporté son soutien à Christopher Ross. «L’Algérie a toujours soutenu les efforts inlassables menés par l’ambassadeur Christopher Ross pour accompagner les deux parties, le Maroc et le Front Polisario, dans la recherche d’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, qui pourvoie à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani.

	Mis à mal par un rapport accablant de Ban Ki-moon qu’il a soumis au Conseil de sécurité, le 10 avril passé, le Maroc a essuyé un revers diplomatique. Le ministre marocain des Affaires étrangères, Saâd Eddine El Otmani, avait fait part à Ban Ki-moon des «préoccupations de Rabat» lors de sa rencontre avec le SG de l’ONU, la semaine passée à New York, menant dans le même temps une campagne contre Christopher Ross.

	Ce dernier devait se rendre à la mi-mai au Maroc et, pour la première fois, dans les territoires libérés du Sahara occidental pour tenter de relancer les négociations entre les deux parties. Nommé émissaire spécial pour le Sahara par le secrétaire général des Nations unies, en janvier 2009, Christopher Ross – diplomate américain chevronné – voulait être l’homme de la solution «juste et durable» du conflit sahraoui. Depuis sa prise de fonctions, Ross affiche une ferme volonté de mener sa mission à terme sans «fléchir». Il a été à l’origine du rapport présenté par le secrétaire général de l’ONU au Conseil de sécurité. Un rapport qui démontre comment les autorités marocaines empêchent la Minurso d’accomplir son travail. «J’ai présenté dans mon rapport une série de défis qui démontrent que la Minurso n’est ni dans la capacité d’exercer pleinement ses fonctions de surveillance de maintien de la paix et d’observation, ni ne dispose de toute l’autorité pour contrecarrer l’effritement.»

	«usage excessif de la force»

	Dans les territoires sahraouis occupés, la neutralité des Nations unies «a été mise à mal par le Maroc» du fait que ce dernier exige que les véhicules de la Minurso «portent des plaques d’immatriculation diplomatique marocaines. Cette pratique ne respecte pas pleinement la neutralité des Nations unies», a mentionné, entre autres, Ban Ki-moon dans son rapport, qui a fait part également de «l’usage excessif de la force, des arrestations et détentions arbitraires et de l’extraction d’aveux sous la torture commis contre des Sahraouis par les forces marocaines». Le Maroc est vertement accusé.

	En somme, avec ce nouveau rebondissement, le règlement du conflit sahraoui risque de revenir en arrière, cependant il lui permet dans le même temps au moins de revenir au-devant de la scène internationale. 
	 </description>
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	Christopher Ross et Mohammed VI.
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           <title>Egypte : Abbas en visite au Caire pour évoquer la réconciliation entre Fatah et Hamas</title>
           <author>APS </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Le président de l’Autorité nationale palestinienne, Mahmoud Abbas, est arrivé hier au Caire pour évoquer avec le chef du Conseil supérieur des forces armées égyptiennes, Mohamed Hossein Tantaoui, le processus de paix palestino-israélien et la réconciliation entre le Fatah et le Hamas. 
	Les entretiens entre Abbas et Tantaoui devront porter sur une série de questions d’intérêt commun, dont la réconciliation interpalestinienne et  le processus de paix, selon une source officielle égyptienne. La même source a précisé qu’une réunion entre des délégations des mouvements Fatah et Hamas se tiendra demain au Caire pour débattre des moyens de dépasser la crise, résultant du dernier remaniement gouvernemental sous la direction de Salam Fayad. Début février, le président palestinien, Mahmoud Abbas, et le chef du Hamas, Khaled Mechaal, avaient conclu un accord visant à mettre en place un gouvernement transitoire gérant à la fois la Cisjordanie, aujourd’hui administrée par le Fatah, et la bande de Ghaza, contrôlée par le Hamas depuis 2006. Cette décision intervient dix mois après l’accord de réconciliation signé en avril 2011 au Caire. Obtenu grâce à la médiation de l’Egypte, cet accord prévoit la création d’un gouvernement d’union nationale chargé de préparer des élections présidentielle  et parlementaires sous l’égide de l’ONU, de la Ligue arabe et d’autres organisations internationales.</description>
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           <title>élections du 23 octobre en tunisie : l’ISIE tire sa révérence</title>
           <author>AFP </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	L’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), architecte du premier scrutin libre dans l’histoire de la Tunisie, a tiré sa révérence hier lors d’une cérémonie solennelle à Tunis, tandis que le flou subsiste sur la commission qui lui succèdera. 
	Kamel Jendoubi, le président de l’ISIE, a annoncé la fin des travaux de son instance devant des centaines de personnes, hommes politiques, ambassadeurs, représentants de la société civile, au Palais des congrès à Tunis. «L’ISIE a accompli son travail», a lancé M. Jendoubi, ovationné. L’ancien opposant à Ben Ali, rentré d’exil après la Révolution, a dirigé l’ISIE pour organiser les élections du 23 octobre 2011, premier scrutin de l’ère post-Ben Ali. M. Jendoubi a appelé l’instance qui prendra le relais à «compléter les missions que nous n’avons pas pu terminer : achever l’enregistrement des électeurs tunisiens, poursuivre la formation et l’éducation électorale». «J’appelle à la création d’une haute instance électorale qui soit inscrite dans la constitution et à une loi pour régir son organisation», a poursuivi le président de l’ISIE, insistant sur la nécessaire «indépendance et transparence» du futur organe.

	Le président de l’Assemblée nationale constituante issue du scrutin d’octobre, Mustapha Ben Jaafar, a lui aussi appelé les élus à accélérer les travaux pour promulguer une loi créant une nouvelle instance électorale indépendante. Le président Moncef Marzouki a, pour sa part, souhaité la reconduction de l’ISIE et de son équipe, saluant «leur très grand rôle dans le processus démocratique». «Il faut que cette instance ait un avenir», a-t-il dit. Les prochaines élections générales sont prévues théoriquement entre mars et juin 2013. L’Assemblée nationale constituante doit d’abord rédiger la future Constitution, une tâche qui avance très lentement. M. Jendoubi estime qu’un «minimum de huit mois» sera nécessaire à la future instance pour préparer les prochaines échéances électorales. 
	 </description>
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           <title>Repère : le coup de force marocain</title>
           <author>Mohammed Larbi </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description> 
	On disait du dossier relatif au conflit du Sahara occidental qu’il était enfoncé dans un incroyable statu quo, bien que ceux qui en ont décidé ne semblent pas avoir en compte les conséquences qui pouvaient en découler. Mais le Maroc, qui occupe ce territoire depuis 1975 contre l’avis même du Conseil de sécurité de l’ONU pour qui cette question relève de la décolonisation, vient de la propulser sur le devant de la scène, en décidant unilatéralement de retirer sa confiance à l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental. L’Américain Christopher Ross occupe ce poste depuis 2009 et a pour mission de remettre sur les rails le processus de paix contrarié par le Maroc qui refuse d’appliquer un plan au bas duquel figure sa propre signature.

	Le Maroc est déjà à l’origine de la démission de James Baker, ancien chef de la diplomatie américaine qui avait le premier assumé cette mission dès février 1997. Les incidents se multiplient donc avec pour finalité de bloquer les travaux du Conseil de sécurité qui a prolongé, le 24 avril dernier, le mandat de la Minurso (Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental) qui n’a, elle aussi, jamais été au bout de sa mission pourtant claire. Sans qu’il explicite ses accusations, le Maroc reproche à Christopher Ross des «décisions partiales et déséquilibrées», alors même que depuis que cette démarche a été adoptée, les différents envoyés spéciaux ont pour mission un mandat approuvé par le Conseil de sécurité et n’en rendent compte qu’au seul secrétaire général.

	Quant à la procédure suivie par le Maroc, c’est celle d’un communiqué transmis à la presse, puisque l’ONU ne semble pas avoir été saisie officiellement d’une telle décision. «Nous avons pris connaissance de cette information», a ainsi déclaré le porte-parole de l’ONU soulignant de manière tout aussi solennelle que Ban Ki-moon a «pleinement confiance» en son envoyé personnel. Une manière de rejeter ce qui a tout l’air d’un coup de force, à plus forte raison, venant d’un pays qui renie ses propres engagements, et entend s’opposer à l’application des résolutions internationales. Pour le Front Polisario, l’autre partie au conflit, et à ce titre également signataire de l’accord de paix, déclare que la décision marocaine est non seulement «infondée» et «arbitraire», mais elle est également «grave» et «injustifiée», tout en rappelant que dans sa résolution 2044 du 24 avril dernier, le Conseil de sécurité a considéré le statu quo inacceptable et a réaffirmé son soutien à M. Ross «quant à l’action qu’il mène pour faciliter les négociations entre les parties».

	Mais avant d’en arriver à ce vote de soutien, le Conseil avait entériné le rapport régulier du secrétaire général sur la question, où il est clairement indiqué que la Minurso éprouvait des difficultés à effectuer ses missions, précisant qu’elle n’est en mesure «ni d’exercer pleinement ses fonctions de surveillance, d’observation et de liaison liées au maintien de la paix, ni d’endiguer, de sa propre autorité, l’érosion de ses capacités de mettre en œuvre son mandat». Il avait également relevé que le principe de neutralité de la Minurso «est, depuis de nombreuses années, compromis par le Maroc». Ce qui avait alors amené le Conseil à insister, dans sa résolution, sur la nécessité d’une totale liberté de mouvement de cette mission. Considéré comme pays voisin, l’Algérie a réaffirmé son soutien à M. Ross.

	Récemment appelée par le Front Polisario à cesser de s’opposer à l’élargissement des prérogatives de la Minurso, la France qui vient d’élire un nouveau président de la République, élection suivie de la mise en place d’un nouveau gouvernement, a appelé à «un règlement rapide du différend» qui oppose Rabat à l’ONU tout en réitérant son appui au plan d’autonomie marocain, que l’ONU n’a jamais pris en considération, comme en atteste son soutien à son propre plan de paix prévoyant la tenue d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.

	Tout comme ce plan, la résolution du mois dernier réitérant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, et le plein appui aux efforts déployés par Christopher Ross, a été endossée par l’ensemble des membres du Conseil de sécurité. Il revient alors à ce dernier, pour imposer ses décisions.
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           <link>http://www.elwatan.com/international/repere-le-coup-de-force-marocain-19-05-2012-171239_112.php</link>
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           <title>Front Polisario: La décision du Maroc envers Christopher Ross est "infondée" et "arbitraire"</title>
           <author>El Watan avec APS </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 18 May 2012 11:34:53 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 11:34:53 +0100</lastBuildDate>
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	La décision unilatérale du Maroc de retirer sa confiance  à l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental,  M. Christopher Ross, est non seulement "infondée" et "arbitraire" mais elle  est également "grave" et "injustifiée", a déclaré vendredi à l'APS le ministère  sahraoui de l'Information.   
	"Le Front Polisario et le gouvernement de la République sahraouie estiment  infondée et arbitraire la décision du Maroc de retirer sa confiance à l´Envoyé  personnel du Secrétaire général de l´ONU, M. Christopher Ross, dans la poursuite  de la mission qui lui a été confiée par le Secrétaire général de l'ONU et le  Conseil de sécurité pour la recherche d´une solution juste et durable au conflit  du Sahara occidental garantissant le droit du peuple sahraoui à l´autodétermination",  a indiqué le ministère sahraoui.     

	En conséquence, a-t-il poursuivi, "cette décision, aussi grave qu'injustifiée,  est un nouveau défi intolérable et inadmissible du Maroc à la communauté internationale,  au Secrétaire général de l'ONU et au Conseil de sécurité qui, dans sa résolution  2044 du 24 avril dernier, a considéré le statut quo inacceptable et +a réaffirmé  son soutien à l'Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental,  Christopher Ross, et à l'action qu'il mène pour faciliter les négociations entre  les parties+".     

	En agissant de la sorte, ajoute le ministère sahraoui de l'Information, "le  Maroc veut s'arroger, sans vergogne, le droit de dicter au Secrétaire général  de l'ONU le contenu de ses rapports au Conseil de sécurité et de décider de  la conduite que doit suivre son Envoyé personnel au Sahara occidental".        

	En outre, le Maroc "veut, par la même, tout faire pour réduire à néant  la crédibilité et la neutralité opérationnelles de la MINURSO, tel que décrié  dans le dernier rapport du Secrétaire général, bloquer le processus de paix  et continuer à violer impunément les droits de l'homme dans les territoires  sahraouis occupés", a-t-il soutenu.     

	"Tout en renouvelant la volonté des autorités sahraouies à poursuivre leur  soutien et leur coopération loyale avec les efforts du Secrétaire général de  l'ONU et de son Envoyé personnel, M. Christopher Ross, pour mener à terme le  processus de décolonisation du Sahara occidental, le Front Polisario et le gouvernement  de la République sahraouie lancent un appel pressant au Conseil de sécurité  pour qu´il prenne les mesures et décisions nécessaires à même de sauvegarder  et protéger l´autorité des Nations Unies et la crédibilité de son oeuvre de paix  au Sahara Occidental des dérives et conséquences de la stratégie de fuite en  avant poursuivie par le Maroc", a insisté le ministère sahraoui de l'Information.

	Le Maroc a décidé jeudi de retirer sa confiance à Christopher  Ross, prétendant que les décisions de ce dernier étaient "partiales et déséquilibrées"  et que "ses comportements contrastés s'écartent des grandes lignes tracées par  les négociations dans le Conseil de sécurité".</description>
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           <title>France : premier Conseil des ministres du gouvernement Jean-Marc Ayrault</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 18 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Au lendemain de la nomination officielle du gouvernement Jean-Marc Ayrault, mercredi et une succession de passassions de pouvoir, les 34 ministres se sont réunis hier à 15h à l’Elysée pour le premier Conseil des ministres de l’ère Hollande. 
	Il s’agit du premier mandat de la plupart de ce premier gouvernement parfaitement paritaire, puisqu’il compte 17 femmes et 17 hommes dont sept membres issus des «minorités visibles». Parmi les premières mesures  discutées hier, la baisse de 30% du salaire du Président et des membres du gouvernement, dans le sillage des mesures symboliques destinées à marquer concrètement une rupture avec son prédécesseur, Nicolas Sarkozy. Sur le registre international, le nouveau chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a affirmé, hier, en prenant ses fonctions que la France voulait une relation «d’égal à égal» avec l’Afrique, en concrétisation de l’engagement du président  François Hollande de rompre définitivement avec la «Françafrique», vocable qui désigne des réseaux d’influence complexes mêlant politique, affaires et affairisme de l’ancienne puissance coloniale avec plusieurs pays africains.

	«Avec l’Afrique nous devons avoir un partenariat d’égal à égal», a-t-il souligné devant un parterre de journalistes. «Nous allons traiter avec nos amis africains d’une façon transparente en ayant le souci d’un partenariat dans le développement», a-t-il précisé. Côté européen, Laurent Fabius et Pierre Moscovici, le ministre des Finances, ont défini leurs priorités. «La crise grecque qui est là, la zone euro qu’il faut conforter, la  construction européenne qu’il faut réorienter», a ainsi énuméré le ministre des Finances. Pour rappel, Le président Hollande s’oppose à l’Allemagne sur les moyens de relancer la croissance en Europe. Il veut renégocier le traité de discipline budgétaire européen, mis au point pour juguler la crise de l’euro, pour y adjoindre des   mesures de relance de l’activité économique.

	L’Allemagne s’y oppose. D’ailleurs, les divergences des deux chefs d’Etat par rapport au pacte budgétaire ont été au cœur du débat lors de la visite de François Hollande en Allemagne, à l’aube de son investiture. A noter que ce premier gouvernement Ayrault pourrait être remanié au lendemain des législatives, sauf défaite de la gauche aux législatives, qui entraînerait une cohabitation des deux factions politiques, dès le début du mandat du nouveau Président.                  </description>
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	Jean-Marc Ayrault et François Hollande.
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           <title>Au quatre coins du monde</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 18 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	-Bombardements à Ghaza : 5 blessés dont 2 graves
	
	Cinq Palestiniens ont été blessés, hier, dans des bombardements de l’armée d’occupation israélienne dans l’est de Ghaza, a indiqué un porte-parole des services des urgences.«Cinq Palestiniens ont été blessés dans les bombardements israéliens menés contre des maisons à l’est du quartier de Haï Al Choujaaia à Ghaza», a  précisé Adham Abou Salmia, porte-parole des services des urgences. «Les personnes blessées, dont deux se trouvent dans un état grave, ont été évacuées à l’hôpital de la ville», a-t-il ajouté. Mercredi, les forces d’occupation, appuyés par des chars et blindés, ont fait incursion dans les parties sud et nord de la bande de Ghaza, ont rapporté des habitants palestiniens. L’armée israélienne a mené une opération similaire à Beïtlahia dans le nord de Ghaza, où des tirs ont été entendus, selon les mêmes sources.

	Par ailleurs, deux prisonniers palestiniens détenus par l’occupant israélien sont toujours en grève de la faim malgré un accord conclu lundi avec l’administration pénitentiaire israélienne, a-t-on indiqué, hier de sources palestiniennes. Mahmoud Sarsak exigeait d’être reconnu comme «prisonnier de guerre» par Israël, alors que Akram Rikhawi proteste contre son maintien en détention administrative qui permet l’incarcération sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment. Au total, 4700 prisonniers palestiniens, dont 309 sont en détention  administrative, réclament la fin de leur isolement carcéral et leur libération.
	
	-Liban  : le torchon brûle entre sunnites et alaouites

	Un mort et sept autres blessées, hier, dans de nouveaux heurts entre sunnites et alaouites à   Tripoli, la grande ville du nord du Liban, a affirmé un responsable des services de sécurité à l’AFP. «Des affrontements intermittents à la roquette et à la mitrailleuse se déroulent depuis 4h du matin (1h GMT) entre le quartier de Bab Al Tebbaneh (majoritairement sunnite et hostile au régime syrien) et le quartier voisin de Jabal Mohsen (à majorité alaouite pro-régime)», a indiqué cette source, précisant que des maisons ont été brûlées. L’armée libanaise déployée depuis lundi dans ces zones sensibles a tiré en direction de l’origine des tirs, mais a dû se replier légèrement sur la rue de Syrie qui sépare les deux quartiers. Des affrontements entre des habitants de Bab Al Tebbaneh et Jabal Mohsen avaient fait neuf morts et des dizaines de blessés entre samedi et lundi, avant que l’armée n’intervienne et ne rétablisse le calme. Depuis le début de la révolte contre le régime syrien en mars 2011, des heurts confessionnels ont éclaté à plusieurs reprises à Tripoli, mais ceux du week-end sont les plus meurtriers.  
	
	-Turquie : nouvel essort du dialogue entre la Turquie et l’UE

	La Turquie et l’Union européenne (UE) ont lancé, hier, un mécanisme de dialogue complémentaire pour donner une nouvelle impulsion aux discussions pour l’entrée d’Ankara dans le club européen afin de tenter de surmonter les blocages dans les négociations d’adhésion à la communauté européenne. Ce mécanisme de dialogue complémentaire a été mis en place à l’occasion  d’une visite à Ankara du commissaire européen en charge de l’élargissement,  Stefan Füle. Le ministre turc des Affaires européennes, Egemen Bagis, a affirmé devant la presse qu’il s’agissait d’«un nouveau pas pour surmonter les blocages» dans  les rapports entre la Turquie et l’UE. «Nous donnons le coup d’envoi d’une nouvelle période qui, nous l’espérons,  apportera un nouvel élan aux négociations d’adhésion de la Turquie» à l’UE,  a-t-il ajouté.

	De son côté, M. Füle a salué «une journée spéciale» dans les relations  euro-turques, affirmant que l’«agenda positif» devrait donner un «nouveau dynamisme et un nouvel élan à nos relations après une période de stagnation». Le mécanisme de dialogue complémentaire prévoit de constituer des groupes de travail Turquie-UE sur les chapitres de négociation bloqués et d’avancer dans les réformes engagées par Ankara sans ouverture officielle de ces chapitres. Le commissaire européen a toutefois précisé que ce mécanisme ne visait pas à remplacer pas les négociations d’adhésion, mais qu’il est juste «un moyen  complémentaire pour soutenir ces négociations». Les négociations pour une adhésion de la Turquie à l’UE sont dans l’impasse. A ce jour, seuls 13 des 35 chapitres thématiques qui jalonnent ces négociations ont été ouverts et un seul a pu être bouclé.
	
	-Grèce : le FMI ne traitera pas avec le gouvernement transitoire

	Le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué, hier qu’il suspendait ses contacts avec la Grèce jusqu’aux élections législatives et qu’il ne travaillerait pas avec le nouveau gouvernement nommé de manière transitoire pour expédier les affaires courantes. «Nous attendons avec intérêt de prendre contact avec le (futur) gouvernement une fois qu’il aura été formé», a affirmé à la presse un porte-parole de l’institution, David Hawley. A un journaliste qui lui rappelait qu’un gouvernement avait pris ses fonctions à Athènes le jour même, ce porte-parole a précisé que le FMI comptait discuter avec le gouvernement formé «après les élections» du 17 juin. «L’essentiel est que notre mission (à Athènes) aura lieu après les élections. Je n’ai pas de date spécifique», a poursuivi M. Hawley. Le gouvernement technique formé hier, en Grèce, composé en majorité d’universitaires ou de hauts fonctionnaires, a pour principale mission de préparer les élections. Il ne devrait pas avoir de Parlement à sa disposition, puisque celui sorti des urnes le 6 mai doit être dissous vendredi, pour permettre le délai de vacance d’un mois prévu par la Constitution avant chaque élection législative.
	
	-Maroc : l’Algérie soutient Christopher Ross

	L’Algérie a renouvelé hier son soutien aux efforts «inlassables» menés par l’émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, pour résoudre le problème du Sahara occidental, en réaction aux vives critiques du Maroc contre l’ambassadeur de l’ONU, selon une déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Le Maroc a décidé de retirer sa confiance à Christopher Ross, après ses décisions jugées «partiales et déséquilibrées», a indiqué, hier, le gouvernement dans un communiqué officiel. «Les comportements contrastés de M. Ross s’écartent des grandes lignes qui ont été tracées par les négociations dans le Conseil de sécurité», précise le communiqué obtenu par l’AFP. Cette décision du gouvernement marocain intervient quelques semaines après la publication d’un rapport de l’ONU critique de certaines pratiques des autorités marocaines vis-à-vis du travail des Casques bleus onusiens dans le Sahara occidental. En réaction à l’attitude du Maroc, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, affirme avoir «toute confiance en Christopher Ross», son émissaire pour le Sahara occidental, a déclaré hier le porte-parole de l’ONU Martin Nesirky.
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