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Santé publique : Les familles algériennes contribuent à hauteur de 25% aux coûts des soins

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le 12.12.17 | 12h00 Réagissez

Les familles algériennes contribuent à hauteur de 25% aux coûts des soins, a affirmé hier à Alger le Pr Larbi Lamri, expert en économie sanitaire, appelant à la révision du système actuel de financement du secteur de la santé.

M. Lamri a précisé, en marge du 2e Séminaire international sur les affaires juridiques et l'économie pharmaceutique, que le citoyen contribue à hauteur de 25% dans les coûts des soins médicaux, un taux de contribution qui se rapproche de celui de la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS) qui est de l'ordre de 21,5%, tandis que l'Etat, a-t-il ajouté, s'acquitte du reste. Il a souligné que cette charge (25%) grève le budget du citoyen, d'où la nécessité d'une révision du système de financement actuel du secteur.

Cette charge assumée par le citoyen est due à «la non- révision de la tarification des médicaments et des prestations médicales remboursées par la CNAS et qui remonte aux années 1990, alors que la société a connu de grandes mutations socioéconomiques», a-t-il expliqué.

Cette situation, poursuit-il, a donné lieu à l'apparition de deux classes sociales, l'une démunie qui se contente de se soigner en Algérie quelle que soit la qualité des soins, et l'autre, aisée, qui préfère se soigner dans les pays voisins ou occidentaux, soulignant que l'accès aux soins doit être assuré équitablement à tous les citoyens.

Comme solution, l'expert a proposé la mise en œuvre du système de convention entre les établissements hospitaliers, la CNAS et le ministère de la Solidarité nationale, ajoutant que ce système a prouvé son efficacité en France et au Canada.

Prévu dans la loi de finances 1993, le système de convention n'a jamais été appliqué, a rappelé M. Lamri, appelant à sa mise en œuvre pour rationaliser les dépenses et assurer une couverture sanitaire de qualité, étant donné que tous les mécanismes nécessaires existent depuis des années.

Les experts européens, tunisiens et marocains qui ont participé à ce séminaire international ont abordé de nombreux thèmes liés au financement des systèmes du secteur de la santé et les lois relatives aux nouveaux médicaments, outre la présentation d'expériences régionales et de protocoles de soins.                                  

APS
 
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