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Agir contre le rhumatisme chronique

Les spécialistes appellent à la création du registre des maladies

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le 29.10.17 | 12h00 Réagissez


Reconnaître les lacunes dans la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde, combler le vide thérapeutique avec les produits biologiques et la prise en charge des patients souffrant de spondylarthrite ankylosante, tels sont les trois thèmes débattus hier lors d’une journée intitulée «Agir contre le rhumatisme chronique» (ARC), organisée par les laboratoires Pfizer dans le cadre du programme de la formation continue regroupant 200 médecins rhumatologues venus des différentes régions du pays, avec la participation d’experts nationaux et étrangers, dont trois orateurs de renommée internationale, à savoir Pr Alain Cantagrel, chef du centre de rhumatologie au CHU de Toulouse et président de la Société française de rhumatologie, Pr Patrick Durez, chef de clinique aux Cliniques universitaires St-Luc de Bruxelles, et Carole Bertrand, professeur adjoint de clinique et rhumatologue au CHU MR de Montréal.

Ils ont ainsi mis l’accent sur le diagnostic précoce de la maladie et surtout sa prise en charge dans une approche axée sur le patient, lui permettant une meilleure compréhension de la pathologie et la nécessité de sa prise en charge. Un suivi régulier et un schéma thérapeutique centré sur le malade, tout en prenant en compte  toutes les particularités de chaque malade, sont les éléments-clés pour atteindre les objectifs, dont la rémission de la maladie.

«C’est à travers cette approche que la polyarthrite rhumatoïde du dernier siècle n’est plus celle d’aujourd’hui», a signalé Pr Alain Cantagrel, chef du Centre de rhumatologie au CHU de Toulouse et président de la Société française de rhumatologie. Et de relever que cette «révision» sur les aspects de cette maladie est due  au diagnostic précoce et à l’introduction des traitements de manière anticipé avec une meilleure gestion de la maladie avec la participation du patient.

Ce qui a d’ailleurs permis de limiter les complications de la maladie, voire le handicap. Une approche qui nécessiste, selon Pr Aïcha Ladjouz Rezig, présidente de la Ligue algérienne antirhumatismale, au préalable une connaissance de la nature de la maladie, son incidence, sa forme par la mise en place du registre des maladies rhumatismales, dont la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, les maladies systémiques, et les maladies osseuses. «Ce qui nous permettra de mettre en place des stratégies thérapeutiques selon la spécificité de la maladie dans notre pays qui semble être différente des autres pays. Comme il est aussi important d’adapter un schéma thérapeutique selon les moyens mis à notre disposition. Les biothérapies ne sont pas toujours accessibles vu leurs coûts exorbitants», a souligné Pr Ladjouz Rezig, tout en plaidant pour la formation des médecins généralistes afin de diagnostiquer la maladie rapidement et traiter les patients dans les meilleurs délais en les adressant aux médecins spécialistes. La Polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie dégénérative inflammatoire chronique grave et invalidante, avec une prédominance féminine forte, soit trois femmes pour un homme.

Elle est caractérisée, selon les spécialistes, par une atteinte articulaire souvent bilatérale et symétrique, évoluant par poussées vers la déformation et la destruction des articulations atteintes. La polyarthrite rhumatoïde est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires de l'adulte. Il s’agit d’une maladie auto-immune d’origine inconnue. On évalue la prévalence de la PR entre 0,3 et 0,8% selon les pays, d’après l’OMS.
 

Djamila Kourta
 
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