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Implantologie et chirurgie dentaire

Les éclairages d’un grand spécialiste

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le 30.10.17 | 12h00 Réagissez

Marc Bert, docteur en chirurgie dentaire et auteur de plusieurs ouvrages dans cette discipline, a animé, samedi dernier à Alger, une conférence sur les échecs et complications en implantologie orale, organisée par Dental Learn, spécialisée dans l’organisation de formations continues, séminaires et des master class dans le domaine de la chirurgie dentaire.

Selon le conférencier, «d’ici quelques années, tous les cabinets dentaires feront des implants parce que c’est l’avenir de la profession. Il s’agit de pouvoir remplacer des dents absentes par des structures artificielles au lieu de mettre en place des dentiers qui sont toujours plus ou moins bien acceptés, mais très encombrants dans la bouche». Cependant, il précise que «maintenant, c’est le problème de la formation en implantologie qui n’est pas encore géré par les universités, je pense que ça viendra. Il y a des formations privées, dont certaines sont de qualité, comme celle d’aujourd’hui et d’autres malheureusement de moindre qualité, où l’apprentissage se fait à la va-vite. Pour un patient, il est primordial de vérifier si le praticien qui va lui mettre en place des implants a une formation sérieuse ou pas.» Selon ses explications, il risque d’y avoir des implants qui ne prennent pas bien et qui aboutissent à quelques complications. C’est dommage, car cela «risque  d’installer une mauvaise atmosphère autour des implants, alors qu’on a un système absolument fantastique».

Cette fois, le cours était particulier. Il ne s’adressait pas aux débutants en implantologie, mais à ceux qui ont une certaine expérience. Actuellement, les implants ont un taux de succès entre 95% à 97%, le cours c’est pour gérer les quelques pour cents de complications qu’on peut avoir, le but final est d’avoir 100% de succès, mais il faut savoir gérer les quelques soucis qui peuvent apparaître comme dans toute pratique. «C’est un cours de formation supérieure et qui a traité aussi de comment gérer les contacts entre les mâchoires quand il y a des implants : il y a des nouveautés ces dernières années qui permettent d’avoir un bon équilibre et surtout maintenir en très bon état les travaux effectués», a-t-il mis en évidence.

Il a confié à El Watan que le plus grand ennemi de la santé dentaire est le tabac. «Malheureusement, en Algérie il y a beaucoup de gros fumeurs et c’est le premier facteur de perte des dents, après il y a la mauvaise hygiène. Si on maîtrisait la consommation de tabac, il y aurait moins de soins dentaires. 

Le brossage des dents, il faudrait qu’on l’apprenne à nos enfants dans les écoles, c’est aussi important que d’apprendre à lire et à écrire, parce qu’avoir une bonne dentition permet de bien manger, on digère mieux, on est de bonnne humeur et on n’a pas de douleurs d’estomac. On constate que c’est très peu enseigné dans les écoles.» Il a relevé que le niveau des praticiens a augmenté à une vitesse vertigineuse. «Il y a beaucoup de formations, de cours et cela permet d’avoir des progrès dans la prise en charge des soins dentaires en Algérie», dit-il en conclusion.
 

Kamel Benelkadi
 
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