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Pr Alain Cantagrel. Chef du Centre de rhumatologie au CHU Toulouse et président de la Société française de rhumatologie

«Entre 55 et 65% des patients arrivent en rémission avec un traitement optimal»

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le 29.10.17 | 12h00 Réagissez


Est-il toujours difficile de poser le diagnostic de la polyarthrite rhumatoïde ?  

Dans la plus grande partie des cas, le diagnostic va être fait assez vite, à la fois par la clinique, par la présence de signes biologiques, en particulier les anticorps CCP, mais également par la meilleure sensibilisation des médecins généralistes. Néanmoins, il y a une certaine partie des patients chez lesquels il est difficile d’affirmer le signal.

Lors de votre intervention, vous avez affirmé que la maladie a changé de visage par rapport au siècle dernier. Dans quel sens ce changement est-il intervenu ?

Il y a quelques années, dans les transports publics, on pouvait facilement diagnostiquer une polyarthrite en regardant les mains des femmes sur lesquelles il y avait des déformations caricaturales. Aujourd’hui, ces déformations existent encore, mais elles sont beaucoup plus rares, et ce, avec l’introduction précoce d’un traitement qui permet de limiter la destruction des articulations.

Les progrès thérapeutiques y sont pour beaucoup, mais le diagnostic précoce, la communication autour de la maladie, la sensibilisation des médecins généralistes et la formation continue sont autant d’éléments qui ont contribué à l’amélioration de la prise en charge de cette pathologie.

La PR n’est plus une maladie qui détruit chez la femme ou chez le patient le schéma corporel comme avant. Et cela c’est grâce au traitement et à la manière d e l’utiliser et non pas aux médicaments. Autrement dit, il faut adopter une stratégie thérapeutique centrée sur le patient. Il est question donc d’adapter un traitement, revoir régulièrement le patient et se fixer un objectif qui est celui d’atteindre la cible, à savoir la rémission. Ce qui veut dire la disparition la douleur et de la fatigue. Ce qu’il faut expliquer au patient afin qu’il adhère au traitement. Il faut savoir que 65% des patients qui ont un traitement optimal sont en rémission.

Comment peut-on prévenir cette maladie ?

La seule chose à faire pour prévenir cette maladie est de ne pas fumer. Il est démontré aujourd’hui par des études scientifiques que le tabac est l’un des facteurs incriminés dans l’apparition de la polyartrite rhumatoïde, outre les autres facteurs, notamment des facteurs hormonaux, environnementaux et la prédisposition génétique.


 

Djamila Kourta
 
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