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Diabète : Sanofi mise sur la sensibilisation

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le 30.04.17 | 12h00 Réagissez

Sanofi Aventis Algérie a profité, lors du voyage-presse dans la plus grande usine de production d’insuline au monde, située à Francfort, pour organiser une conférence, durant laquelle un état des lieux sur la prise en charge du diabète en Algérie a été décortiquée.

Animée par Mehdi Bensmaïne, cadre chez Sanofi Aventis Algérie, la conférence s’est voulue aussi une occasion de mettre en exergue les efforts qu’entreprend Sanofi, notamment en Algérie, pour davantage sensibiliser le patient, et lui apporter, le cas échéant, de nouvelles solutions en vue de mieux traiter sa maladie. «Nous ne faisons peut-être pas trop de bruit, mais ce que nous réalisons a beaucoup de sens», explique Mehdi Bensmaïne.

En guise de préambule, le conférencier a d’abord expliqué ce qu’est le diabète : «Un désordre métabolique d’étiologie multiple caractérisé par une hyperglycémie chronique avec perturbation du métabolisme des hydrates de carbone et de celui des graisses et des protéines résultant d’un déficit de sécrétion  d’insuline, d’action de l’insuline ou des deux.» Toutes les études indiquent que d’ici à 2040, le nombre de diabétiques sera multiplié par deux de par le monde. Il y a le diabète de type 1, qui surgit brutalement dans la vie du patient et affecte généralement les personnes de moins de 30 ans (avec un pic de fréquence entre 10 et 14 ans) Et puis, il y a le diabète, très répandu, de type 2, qui touche, en gros, 90% des diabétiques.

Ce diabète survient progressivement et généralement s’installe en nous à cause de notre mode de vie, «parce qu’on est de plus en plus sédentaires, on mange de plus en plus mal, parce qu’il y a une augmentation de l’espérance de vie etc.» A cela, fait inquiétant : «On s’aperçoit que les diabétiques de type 2 sont diagnostiqués de plus en plus précocement (à 40 ans). Ce mal est, en effet, en augmentation chez les moins de 40 ans, notamment dans les pays en développement.» Et de poursuivre : «Contrairement au diabète de type 1, celui de type 2 est silencieux, on ne l’entend pas arriver : au moment du diagnostic, déjà 50% de l’activité de notre pancréas sont inactifs. Et il y a une hyperglycémie qui s’est installée, avec des complications.

On récupère alors le patient à un stade un peu tardif, parce que c’est une pathologie silencieuse qui évolue de façon progressive, contrairement au diabète de type 1, qui nous tombe dessus brutalement.» Les complication du diabète de type 2 sont nombreuses : cécité, AVC, maladies cardiovasculaires, néphropathie diabétique, insuffisance rénale, etc. Pour parler spécifiquement de l’Algérie, d’après l’Atlas IDF 2015 (Fédération internationale du diabète), la prévalence du diabète dans notre pays est de l’ordre de 6,8% pour les patients de 20 à 79 ans. C’est un peu la même tendance que dans les autres pays du Maghreb (Maroc 7,5%, Libye 8,5% et Tunisie 9,3%), alors que dans un pays comme l’Arabie Saoudite, la prévalence de cette maladie est de l’ordre de 15%.

Quant aux dépenses liées à cette maladie, le coût par personne diabétique en Algérie tourne autour des 423 dollars, un coût plus ou moins similaire à celui de la Tunisie, alors qu’au Maroc, les diabétiques déboursent seulement 289 dollars pour se soigner. Pour atténuer plus ou moins ce mal, le travail de sensibilisation est de mise : «Le manque d’activité physique, l’obésité, la sédentarité font que nous avons de plus en plus de patients diabétiques, dit Mehdi Bensmaïne, aussi, il faut mener des actions de sensibilisation sur les complications, non seulement auprès des patients, mais aussi auprès des médecins. Si on n’attire pas l’attention du médecin, ce dernier ne sera pas assez sensible sur l’importance glycémique de son patient.

Plus il est sensibilisé, plus il fera davantage d’efforts dans la prise en charge de son patient.» D’après différentes études entreprises en Algérie, on apprend que le nombre de diabétiques dans le Sud est largement inférieur à celui qui prévaut dans les villes du nord du pays.

Cela est peut-être dû à une meilleure hygiène alimentaire. Pour les personnes en bas âge, notons que sur 100 000 enfants de moins de 15 ans, il y a 20 enfants diabétiques de type 1, alors que chez les personnes âgées, une étude de Sidi Bel Abbès, menée par Pr Chami en 2012, a dévoilé que la prévalence chez cette catégorie de patients est de l’ordre de 26,16%. Aussi, Sanofi Aventis Algérie, pour sensibiliser, propose un programme d’éducation  structurée auquel il a choisi de donner le nom de DiabEduc. Ce programme est destiné aux patients diabétiques traités par une insuline Sanofi.

«DiabEduc contribue à améliorer  la  compréhension, l’acceptation, la gestion au quotidien des patients diabétiques sous insuline, mais encore à aider les professionnels de la santé à assurer un  meilleur suivi de leurs patients diabétiques, et enfin à assurer l’adhérence du traitement afin de prévenir les complications liées au diabète». En outre, pour ce qui est du traitement au profit des enfants, Sanofi Algérie a lancé DiabEduc Junior. «Il s’agit d’un programme d’éducation thérapeutique destiné aux enfants et adolescents diabétiques (type 1). 

Depuis son lancement en novembre 2012, plus de 1533 enfants diabétiques en ont déjà bénéficié», nous fait-on savoir. Le programme comprend aussi «l’organisation de journées de formation destinées  aux médecins de santé scolaire sur la prise en charge du diabète et des modalités d’intégration de l’enfant diabétique à l’école à travers le territoire  national.
 

Akram El Kebir
 
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