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Visibilité des produits artisanaux sur la Toile

L’Algérie à la traîne au Maghreb

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le 22.07.17 | 12h00 Réagissez

Contrairement aux voisins tunisiens et marocains, qui ont pu pénétrer le marché international et investi le web afin de mieux faire connaître leurs produits et activités, les Algériens, dont l’artisanat est riche et varié, tant dans les formes que dans les techniques et décors, sont à la traîne dans ce domaine.

C’est le constat fait par les participants à une journée thématique sur les nouvelles technologies de l’information (TIC) et la femme rurale dans le développement local, organisée hier à l’APW de Tizi Ouzou. Comment utiliser ce nouveau moyen de communication comme outil de promotion de la femme artisane ? Cette question a été au centre des débats de ce séminaire qui a regroupé des représentantes des wilayas d’Alger, Béjaïa, Tizi Ouzou et Batna.

Mme Aït Zaï Nadia du Centre d’information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme (Ciddef) a insisté sur la nécessité pour les artisanes de sortir de l’informel pour commercialiser leur savoir-faire, en leur apprenant les outils de commercialisation via les supports internet qui peuvent les rendre plus visibles, afin qu’elles participent au développement de leurs communes respectives. Quelque 200 artisanes ont été déjà formées à ce créneau de communication et de vulgarisation des produits commerciaux en ligne en 2016. Pour Mme Maya, le e-commerce n’est pas encore développé en Algérie.

«Nous ne sommes pas sur la Toile, contrairement aux Tunisiens et aux Marocains. Il faut que nos artisanes soient présentes sur les réseaux sociaux pour qu’elles puissent avoir des commandes». Abordant les dispositions juridiques du secteur de l’artisanat, l’avocate Ould Chikh Chérifa a déploré l’inexistence d’une loi globale regroupant les textes concernant ces métiers, ajoutant que les produits sont vendus en deçà de leur valeur réelle, et ce, en raison notamment de la cherté des matières premières et de la concurrence déloyale des produits d’importation. Evoquant l’expérience du travail de l’élu auprès des femmes rurales, Mme Sakina Hadi de l’APC d’Alger a relevé que beaucoup d’artisanes ne sont pas recensées comme femmes actives et exercent dans l’informel. Mme Roza Habchi, présidente de la commission des nouvelles technologies à l’APW de Tizi Ouzou a souligné que les TIC jouent aujourd’hui un rôle capital dans divers domaines de travail de la femme, elles facilitent l’accès à l’information, l’échange d’expériences et la communication en un temps record sans avoir à quitter son foyer.

De ce fait, ajoutera-t-elle, les artisanes sont appelées à les utiliser en créant un site internet et une page Facebook pour rentrer en contact avec les clients et les fournisseurs sans passer par un intermédiaire. Il s’agit également pour elles de présenter leurs produits sur une page publicitaire, dans le but d’atteindre le consommateur et de faciliter ainsi l’accès au marché de gros national et international pour l’écoulement de leurs produits. La wilaya de Tizi Ouzou compte 12300 artisans, dont 3099 femmes. Malgré les potentialités existantes, les professionnels du métier n’arrivent pas à écouler leur marchandise à travers le territoire  national faute d’un circuit de vente.
 

Ahcène Tahraoui
 
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