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Biscuiterie de Oued Bellah à Cherchell

Vers le lancement de biscuits pour diabétiques

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le 20.04.17 | 12h00 Réagissez

Loin des regards curieux et de l’indifférence des représentants locaux de l’Etat, la biscuiterie de Oued Bellah (Cherchell) dispose déjà d’une feuille de route ambitieuse, afin de se hisser à un niveau capable de faire face à l’impitoyable concurrence, dans le secteur de l’agroalimentaire en général, de la biscuiterie et de la confiserie en particulier.

En 2013, la biscuiterie disposait d’un effectif  de 80 travailleurs et sa situation frôlait largement la faillite. Les documents des  experts  ont été  soigneusement gardés à ce jour. En ce premier semestre de 2017, cette même biscuiterie emploie 700 travailleurs, mais après l’installation de nouveaux équipements dans le but d’augmenter la production de biscuits non spécifiques, l’effectif de l’usine sera revu à la hausse pour atteindre 800 travailleurs.

Les propriétaires de cette biscuiterie avaient engagé une équipe de chercheurs dirigée par une Algérienne universitaire, Dr Amel Koudri, spécialiste en sciences agronomiques, maître de conférences à l’université, spécialiste en nutrition, afin de trouver les formules vitales pour développer une ligne de nouveaux  biscuits spécifiques.

Selon les affirmations de l’universitaire algérienne, «il s’agit d’une gamme de biscuits diététiques aussi complète que variée, de qualité irréprochable, produite avec des matières premières disponibles en Algérie, en prenant soin de nous  éloigner  le plus possible des produits  chimiques», explique-t-elle, soulignant : qu’ «il y aura  aussi des biscuits digestifs à large consommation et surtout au profit des malades qui présentent des TFI (troubles fonctionnels intestinaux isolés et associés et des colopathies fonctionnelles), d’une part, et d’autre part, il y aura des produits destinés aux sportifs, qui sont à base de dattes, de miel, de protéines de haute valeur biologique, et enfin des produits fortifiants et hyper calorifiques pour rééquilibrer l’apport nutritionnel pour les consommateurs chétifs qui présentent des troubles de la nutrition».

Autre nouveauté: le biscuit sans sucre ajouté, destiné au consommateur algérien d’une manière générale, pour faire face aux maladies comme l’obésité, le diabète, l’hypertension artérielle et les  dyslipidémies. «Le biscuit  sans sucre  est adouci avec du sucre issu du naturel ajouté, explique la spécialiste. Ce biscuit sans sucre ajouté est bel et bien élaboré à l’échelle industrielle et a donné de très bons résultats». Hadj Boumaraf Hassen nous révèle que la demande en biscuits spécifiques est  très forte.

La production quotidienne en cette variété  de biscuits  spécifiques  atteindra 3 tonnes, en précisant que le prix sera largement en dessous de celui des  biscuits spécifiques importés. «Nous produisons les biscuits pour les diabétiques, pour les hypertendus, du biscuit sans gluten, et pour les sportifs,  indique le premier responsable. Notre laboratoire travaille et  analyse toutes les propriétés des matières premières et des produits finis jusqu’à l’infime détail, pour satisfaire les demandes du marché et ne pas porter atteinte à la santé de nos clients, après la consommation de nos produits, d’autant plus que les résultats des analyses étaient satisfaisants», précise Hadj Boumaraf Hassen.

De 2013 jusqu’à 2017, l’investissement engagé dans cette biscuiterie a été effectué sur fonds propres, il  avait atteint la somme astronomique de  deux milliards de dinars. En cet après-midi du 16 avril 2017, l’usine vient de produire les sucettes liquides aux différents fruits. «Compte tenu de la mauvaise qualité de l’emballage pour cette sucette liquide, nous étions obligés de choisir un emballage à partir d’un pays européen, afin de commercialiser notre nouveau produit dans de bonnes conditions», indique-t-il.

Notre interlocuteur insiste sur le prix de ces biscuits à la sortie de l’usine, qui est à la portée de toutes les familles algériennes. Il n’arrive pas à comprendre  cet  écart  insensé  du prix  de ses produits  entre celui de la sortie de l’usine et  celui constaté sur les étals. L’énigme du marché algérien contrôlé par l’informel et les transactions opaques. «Je profite de votre visite, notre usine a besoin de diplômés en électromécanique, en électricité industrielle et  en mécanique  industrielle, cet appel sera-t-il publié dans votre journal», s’interroge-t-il. 

M'hamed Houaoura
 
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