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Philatélie : La police algérienne sur les timbres-poste

Une histoire pas comme les autres

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le 20.07.17 | 12h00 Réagissez


Paru aux éditions ANEP en 2002, le livre de Aïssa Kasmi, La police algérienne – une institution pas comme les autres, est le premier, et peut-être l’unique, ouvrage à ce jour, qui a eu le mérite de révéler au grand public l’histoire de la police algérienne. C’est aussi, selon son auteur, une façon de «faire partager aux autres la capitalisation d’une expérience professionnelle qui se situe dans l’une des périodes les plus riches du destin historique de notre pays : la Guerre de Libération nationale et l’édification de l’État algérien».

Le livre est une source riche en informations et une référence inédite pour connaître l’histoire de la police depuis l’Égypte pharaonique jusqu’à l’époque ottomane en Algérie, en passant par la Grèce, Rome, la Numidie et les différents Etats islamiques qui ont régné au Maghreb. La partie la plus intéressante de l’ouvrage, et qui s’étale sur six chapitres, est celle qui revient sur la naissance et l’évolution de la police algérienne depuis 1962 à nos jours.

Depuis la création officielle de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), le 22 juillet 1962, on découvre le parcours d’une institution, avec ses premières missions, ses écoles, ses pionniers, ses responsables, la période de maturité et de stabilité, le recrutement dans ce corps des premières inspectrices de police en 1973, avant l’apparition de la première femme en tenue sur la voie publique en 1981. Sans manquer de rappeler le lourd tribut payé par les éléments de cette institution durant la décennie noire du terrorisme.

Une belle histoire qui a trouvé aussi une place dans le catalogue philatélique algérien à partir de 1975. C’était à l’occasion de la Fête de la police, célébrée à l’époque le 1er juin. Sur une figurine, dessinée par Bachir Yelles, apparaîtra ce fameux policier en tenue bleue bien serrée à la taille, avec à côté une carte de l’Algérie, où l’on retrouve les «vieux» slogans et les réalisations de la belle époque des années 1970.

Après ce «bon début», l’intérêt porté pour ce corps sur les timbres algériens tardera à se manifester, jusqu’au 7/9/1998, où la Poste a décidé de célébrer le 75e anniversaire de l’Organisation internationale de la police criminelle (OIPC), relevant d’Interpol, sur une figurine illustrée par  Kamredine Krim. Un bon retour, après des années d’oubli. Une année plus tard, le 22/7/1999, la célébration, le 22 juillet, de la Fête de la police, sera à l’honneur sur un timbre de M. Guettache, dans lequel on relèvera un fait nouveau, mais surtout très symbolique.

Sur un fond bleu clair, portant le symbole officiel de la Sûreté nationale, apparaît pour la première fois une femme policière en tenue de service (chemise, jupe et casquette) en train de régler la circulation sur la voie publique, avec, à côté d’elle, un motard du même service. Une image qui reflète les changements opérés dans un corps qui ne cesse de connaître plusieurs mutations. Dans la foulée de ces célébrations, deux timbres hors programme seront émis en 2013. Une preuve que les choses se font toujours dans la précipitation à Algérie Poste.

Et à la dernière minute. Ce qui ne manque pas de désorienter les philatélistes. Le premier a été dessiné par Ali Kerbouche, paru le 22 juillet, toujours à l’occasion de la Fête de la police. Il mettra en avant une parade de policiers en tenue d’apparat, où l’on retrouvera encore le symbole de la police, avec une présence remarquée des hélicoptères, un signe des efforts de modernisation qui touchent ce corps. Le second timbre paraîtra le 10 septembre pour marquer une autre célébration. Il s’agit cette fois de la tenue à Oran de la 22e conférence régionale africaine d’Interpol.

Le timbre, réalisé par la DGSN, n’a fait que reproduire l’affiche de l’événement, avec un fond bleu représentant la carte du monde, mettant en exergue celles du continent africain et de l’Algérie, et en avant-plan deux calligraphies opposées représentant les deux lions qui ont donné son nom à la ville d’Oran (Wihran veut dire deux lions) et fait sa célébrité. Un bel exemple de la «banalité créative» parachutée sur un timbre-poste. 

Arslan Selmane
 
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