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Festival of colors Algeria se tiendra à Béjaïa du 10 au 12 août

Un festival pour promouvoir la tolérance

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le 27.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	Le Festival des couleurs se tiendra du 10 au 12 août sur la côte ouest de Béjaïa. Au programme : musique, arts plastiques et bonne humeur.
Le Festival des couleurs se tiendra du 10 au 12 août sur la...

Pour sa troisième édition, le Festival des couleurs entame sa mue. Il a d’abord changé d’appellation, gommant le mot «Holi» qui faisait référence à une fête hindoue très en vogue en occident et hérissait, par là même, ses détracteurs.

Le Holi colors est ainsi rebaptisé «Festival of Algeria». «Il retrouve son nom d’origine», nuance Aïssam Nasredine, l’un des organisateurs. Il restera, bien sûr, des couleurs mais ce sera celles de l’Algérie (Le bleu pour représenter l’ouverture à la Méditerranée, le vert pour les prairies de notre pays, le jaune et l’orange pour rappeler les étendues de sable du désert du Sahara…). «L’objectif, nous dit-on, est de se démarquer de ce qui se fait à l’international. Bien qu’il portait l’appellation Holi, le festival n’avait rien de ce qui se fait dans les rituels qu’on connaît.

Ceci dit, nous avons remarqué qu’à un moment donné, ce mot ne passait pas. C’était pour nous naturel de revenir à une appellation plus simple, loin de toute idéologie quelle qu’elle soit.» Il s’agit, ensuite, pour les organisateurs de doter le festival d’une ambition culturelle, faisant cohabiter festivités et arts plastiques.

Cette nouvelle édition sera ainsi axée sur la promotion des nouveaux talents à travers le projet «L’art-est-public», faisant la part belle à l’art de rue. «Ce sera, pour les artistes, une façon de partager leur art avec des gens des quartiers de Béjaïa». L’idée est de créer une passerelle entre les artistes (parmi lesquels El Moustach’, Fares Issad et Slimane Sayoud) et les jeunes des quartiers. «Notre approche est basée sur l’échange et l’interactivité, explique Aïssam.

Ces artistes vont contribuer, avec l’appui des gens des Béjaïa, à donner une autre image de leur quartier. Nous mettrons à la disposition des artistes des pots de peinture pour qu’ils puissent réaliser des fresques ou taguer sur les murs des bâtisses dans un quartier populaire au cœur de la ville avec l’aide des jeunes du quartier. L’idée est d’enclencher une dynamique associative au niveau des quartiers populaires. Pour dire aux gens que l’art, finalement, n’est pas réservé à une catégorie». A cela s’ajoutent plusieurs concerts de musique mettant en avant le groupe Freeklane, ainsi que les chanteurs Meziane Amiche et Amel Zen.

Enfin, le festival sera aussi l’occasion d’inciter les jeunes à se sentir citoyens. Deux jours durant (10 et 11 août), les associations participeront à cette manifestation pour sensibiliser les jeunes des quartiers de Béjaïa sur le travail associatif, s’engager autour du projet de nettoyage et d’embellissement du quartier, mais surtout enclencher une dynamique associative basée sur l’engagement civique et citoyen. «Les première et deuxième éditions ont permis au festival d’avoir un ancrage pour le faire connaître On ne pouvait pas à l’époque aller vers un projet culturel engagé et engageant.

Nous pensons avoir aujourd’hui la maturité nécessaire pour entamer des actions citoyennes et tenter, autant que faire se peut, d’extirper les jeunes de cette posture attentiste à une posture de ceux qui se prennent en charge.» Les festivaliers espèrent créer une petite dynamique économique et touristique autour de l’événement. «Notre objectif est de faire connaître les différentes cultures et leurs spécificités. Faire la promotion de notre richesse culturelle.

C’est un peu le rôle du festival», affirme Aïssam Nasredine. Et de poursuivre : «L’année passée, nous avons été surpris de voir que les couleurs nous sont venues d’ailleurs. On a eu la participation de 25 wilayas. Faire découvrir la région et sa beauté, c’est la raison pour laquelle on change chaque année de lieu.

Tout festival doit avoir un enjeu économique.» Il est à rappeler que le festival des couleurs a fait l’objet de critiques acerbes sur les réseaux sociaux, voire de propos haineux qualifiant les participants de «suppôts de l’Occident». Les organisateurs, eux, prennent les choses avec philosophie. «Si quelqu’un n’accepte pas notre événement, c’est son droit le plus absolu.

Nous acceptons toutes les différences. Cela nous permet de nous améliorer et de nous remettre en cause. Notre objectif est de créer un espace culturel. La rencontre d’une jeunesse qui a besoin de se connaître et de se retrouver», tranche Aïssam Nasredine, pour qui le festival se veut un espace de partage dans la bonne humeur et la joie, chose que sait parfaitement faire cette jeunesse, qui, au-delà des actions culturelles et associatives, trouve en ce festival l’occasion de s’ouvrir sur des genres artistiques variés et/ou nouveaux.
 

Amel Blidi
 
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