Pages hebdo Magazine
 

Le liège de Souk Ahras utilisé comme isolant par la NASA

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 09.03.17 | 12h00 Réagissez

En pleine Révolution et au moment où l’administration coloniale misait sur l’essoufflement financier de la Guerre de libération, des militants de la cause nationale ont acheminé clandestinement des quantités importantes de liège de Souk Ahras vers l’Italie, via Tunis.

L’argent récupéré a énormément servi les moudjahidine. C’était pendant les deux premières années de la lutte contre l’armée française, où la diversification des ressources financières était posée avec acuité. C’est dire aussi toute la portée historique et le caractère affectif de ce produit de qualité prisé de l’autre côté de la rive méditerranéenne, voire les techniciens de NASA (National Aeronautics ans Spatial Administration). Ces derniers présents en clients traditionnels utilisent le liège de Souk Ahras comme isolant thermique dans les navettes spatiales.

Le réchauffement aérodynamique, causé par la forte pression à laquelle sont souvent exposés les vaisseaux en temps de décollage, est considérablement réduit par ledit isolant, d’où un risque zéro de friction avec l’air. La commune de Mechroha, qui assure la plus importante quantité de production maintient son statut de région pionnière et pense au renforcement de la plantation de chêne-liège dans ses forêts.

Ali Selaimia, militant associatif et habitant de cette commune, dira, à ce sujet : «Nos forêts, comme tout le monde peut le constater, sont d’une grande diversité (…) Le liège, comme toutes les autres richesses naturelles, sont des atouts indéniables pour le décollage économique de la wilaya pour peu que l’on conjugue, tous, nos efforts pour préserver ces espaces et œuvrer à leur rentabilisation.»

Rentabiliser la forêt

Même si la production oscille depuis l’année 2010 entre 2000 q/an et 4000 q/an, le bureau national des études de développement rural place les capacités de la région au-dessus de la barre des 7000 q/an pour une région qui compte un espace de production de 23.431 hectares. Soit. Questionné à propos de l’intérêt de la wilaya dans l’exportation du liège, Ammar Berrigue, le représentant local de la confédération générale du patronat, défend, sous un autre angle, la rentabilisation du liège de Souk Ahras.

«Lancer des unités de transformation ou de production à proximité de cette même forêt contribuera, à coup sûr, à l’essor socioéconomique de la région et aiderait à l’exploitation forestière, sinon à élargir le nombre des alliés de la filière», a-t-il expliqué. La création des postes d’emploi directs et indirects, la promotion de la petite et moyenne industrie, la création des pôles producteurs et l’aide au recouvrement fiscal sont les autres principes défendus par le président de la Chambre de commerce et de l’industrie, en l’occurrence Ammar Rebai.

«Un circuit producteur ferait du liège de Souk Ahras un prétexte pour réaliser une plus-value, créer de nouveaux débouchés et assurer des rentrées fiscales qui profiteraient à la dynamisation de l’économie locale», a précisé notre interlocuteur. Dans quelles conditions et à quel prix est exporté le liège de Souk Ahras ? Débat ouvert…

Abderrahmane Djafri
 
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Vidéo

Débats d'El Watan 2014

Débats d'El Watan 2014
Chroniques
Point zéro Repères éco

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie