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Festival d’Oran du film arabe

Le déracinement raconté en images

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le 03.08.17 | 12h00 Réagissez

Le déracinement raconté en images

Salah, un Kabyle de Palestine, est un film documentaire bouleversant, projeté, lundi dernier, à la Cinémathèque d’Oran lors du Festival du film arabe.

Réalisé par Tahar Houchi, journaliste et critique de films, ce court métrage de 26 minutes met en lumière l’histoire touchante d’un Palestinien, d’origine algérienne qui parle couramment le kabyle, la langue de ses ancêtres. Né à Dayshoum, (village où vit une communauté kabyle en Palestine), cet exilé vit actuellement dans un camp de réfugiés palestiniens de Borj Al Chmali, au sud du Liban.

Tahar Houchi retrace le chemin de l’exil des habitants de ce village, dévoilant un siècle et demi de déracinement loin de leur terre natale : la Kabylie. En dépit de la douleur liée à une rupture identitaire, ces dépossédés de leurs terres que leurs ancêtres ont été forcés de quitter, caressent le rêve de retrouver cette Algérie tant désirée et réclament d’être réhabilités dans leur nationalité algérienne. Produit par New Work Production, ce documentaire retrace le parcours poignant de ces expatriés, dont les grands parents ont été déportés, en 1873, par l’armée coloniale française en Palestine, à l’instar d’autres encore au Moyen-Orient (Al Cham) et au bagne, en Nouvelle-Calédonie et à Cayenne.

En 1948, ils ont été contraints de quitter la Palestine avec les milliers de Palestiniens vers le Liban. On comptait à cette époque plus de 684 habitants à Dayshoum. Le sionisme les a poussés à un deuxième exil vers le sud du Liban, puis au  nord, où ils survivent depuis comme des réfugiés palestiniens apatrides. Il y a 20 ans, leur nombre était évalué à plus de 4000. Plusieurs villages habités par des  Algériens, ont subi le même triste sort. Aujourd’hui, ces exilés réclament leur droit de recouvrer la nationalité algérienne. Avant le Festival d’Oran, ce court métrage touchant, produit en collaboration notamment avec le Festival international du film oriental de Genève, était en lice au Festival culturel national annuel du film amazigh (FCNAFA) de Tizi Ouzou et au Festival du film arabe de Malmo (Maff) en Suède.   

 

Cherif Lahdiri
 
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