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New York

Lancement d’un service de minibus collectifs

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le 06.08.17 | 12h00 Réagissez

Avec ses estafettes de 14 places qui desservent des lignes créées en fonction des besoins des internautes, la start-up   Chariot, rachetée par Ford en 2016, veut réconcilier New York avec les   transports en commun.  

Créé en 2014 à San Francisco, Chariot est désormais présent à Austin, au Texas, à  Seattle, dans le Nord-Ouest américain et s’attaque aujourd’hui à la plus grande ville des Etats-Unis, dont est originaire son fondateur et directeur général, Ali Vahabzadeh. Le principe est un mélange entre l’ancienne économie et la nouvelle. D’un côté, des minibus collectifs comme ceux que l’on croise un peu partout dans le monde, les Marchroutki en Russie, ou les Sherut en Israël.  

De l’autre, l’agrégation des données des usagers via la plateforme pour   déterminer une nouvelle ligne et ses stations, dont le lancement sera permis par les internautes qui s’engageront à réserver des trajets. Coût du trajet : 4 dollars, soit plus que le ticket de métro (2,75 dollars), mais nettement moins qu’une course en taxi ou en VTC. Deux lignes vont être lancées en août, l’une entre le quartier du Lower East Side et celui de Midtown, à Manhattan, et l’autre, de Greenpoint à Dumbo, à Brooklyn, avec une flotte de 60 minibus Ford, le constructeur qui a racheté la start-up en septembre 2016.   

Les transports  publics sont au bord de l’implosion

Le lancement du service à New York intervient à un moment où les transports publics de la ville, du métro aux trains de banlieue, sont au bord de l’implosion, de plus en plus fréquentés et victimes de sous-investissements chroniques depuis des décennies. «Comme vous pouvez le voir en regardant les titres de la presse cet été, New York a plus que jamais besoin de Chariot», a fait valoir à l’AFP Ali Vahabzadeh. Outre le transport de particuliers, la start-up propose également des navettes quotidiennes pour les entreprises et est en négociations avancées avec plusieurs «gros employeurs» de la ville, assure le dirigeant.   

Depuis son rachat par Ford, Chariot a fait passer ses effectifs de 12 à 100   personnes, hors chauffeurs, mais reste une «société indépendante», affirme Ali Vahabzadeh. Avant de se lancer, la société a sollicité le feu vert des autorités locales, et notamment de l’Agence municipale des taxis et VTC (TLC). «New York est un marché vraiment stratégique pour nous», explique le directeur général. La ville «est devant dans tellement de domaines qu’une fois que nous aurons réussi ici, ce sera une planche d’appel». Chariot pense ainsi déjà à l’Europe, notamment à Paris, explique Ali Vahabzadeh, qui dit avoir rencontré un haut dirigeant de la RATP.
 

AFP
 
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