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La rançon des Black Panthers irrite Boumediène

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le 21.09.17 | 12h00 Réagissez


George Wright, membre des Black Panthers, détourne le 31  juillet 1972 un avion effectuant la liaison Detroit-Miami pour Alger, en compagnie de quatre de ses camarades. Il  demandera  une rançon record – pour l'époque – d'un million de dollars pour libérer les passagers. Une fois la rançon payée, les pirates de l'air avaient contraint l'avion à repartir vers Boston, où ils avaient refait le plein avant de repartir vers l'Algérie, où ils avaient demandé l'asile. L'avion et l'argent avaient été renvoyés aux Etats-Unis par les autorités algériennes, mais pas les pirates de l'air qui avaient été rapidement libérés.

- Carlos négocie avec Bouteflika

Sous le nom de Carlos,  Ilich Ramirez Sanchez choisira, lui aussi, Alger, en 1975, pour libérer les ministres devant prendre part à une réunion des pays exportateurs de pétrole pris en otage en Autriche. Il revendiquait l’affectation des royalties pétrolières à la libération de la Palestine. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz Bouteflika, aura à gérer cette délicate mission.  Au bout de cinq heures de négociations dans le salon VIP de l’aéroport, Carlos accepte de libérer trente otages. Il détient encore plusieurs ministres et réclame un avion spécial pour atteindre une destination inconnue.

- L’armée rouge japonaise choisit Alger

Les militants de l’armée rouge japonaise, qui détourneront un avion en octobre 1977 pour faire libérer 6 de leurs camarades, choisiront, eux aussi, Alger. Recherchés depuis l'attentat contre l'ambassade de  France à La Haye, Jun Nishikawa et ses acolytes s´étaient enfuis en Algérie avant de disparaître. Nishikawa a, finalement, été capturé en Bolivie en 1997.

- Alger, destination privilégiée des pirates de l’air

Les détournements d’avions ont connu un pic d'occurrences dans les années 1969 à 1975. Réputée pour son soutien aux causes anti-impérialistes, l’Algérie aura été la destination privilégiée des pirates de l’air et des preneurs d’otages.

- Des militants du Parti communiste révolutionnaire brésilien trouvent asile à Alger

Juin 1970.   Un avion en provenance de Rio de Janeiro débarque  à Alger pour y déposer 40 militants du Parti communiste révolutionnaire brésilien, condamnés par la dictature brésilienne.  Ils sortent de prison en échange de l’ambassadeur allemand pris en otage, Ils trouveront  asile à Alger pendant quelques années.

Le présumé assassin de Lumumba, Moïse Tshombe, est arrivé à Alger (contre soin gré), suite à un détournement d’avion. Destitué de son poste de Premier ministre et condamné à mort par contumace par Josef Mobuto (il serait le probable commanditaire du détournement d’avion avec l’aide de la CIA).  Boumediène refuse son extradition pour des raisons humanitaires. Il décédera quelques années plus tard des suites d’une crise cardiaque.

- Jeux Méditérranéens de 1975 : aux origines du «One, two, three, viva l’Algérie»

Le 6 septembre 1975, l'Algérie et la France se retrouvent face à face pour la finale des Jeux méditerranéens à Alger ayant eu lieu au stade du 5 Juillet. Face à l’équipe dirigée par Rachid Mekhloufi et composé de Djamal Keddou, Mokhtar Kaoua, Mehdi Serbah ou Omar Betrouni devant un équipe de France «Amateur-Olympique», où brillaient des joueurs comme Jean Fernandez (OM), Bernard Castellani (Nice) ou Jean-Marc Schaer (Saint-Etienne). Dans les gradins, l’ambiance est tendue, d’autant qu’à dix minutes de la fin, l’Algérie est menée 2-1.

Une victoire de la France serait considérée comme un camouflet pour le président algérien, Houari Boumediène, qui n’hésite pas à quitter la tribune afin d’éviter l’affront de devoir remettre la médaille d’or aux Français. Puis, il rebrousse chemin aux cris de «One, two, three viva l’Algérie» scandés pour la première fois. Omar Betrouni égalise. L’Algérie confirmera sa victoire aux prolongations. Pour les supporters algériens, c’était un peu comme si l’Algérie avait arraché l’indépendance une seconde fois.

Amel Blidi
 
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