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Découverte archéologique sensationnelle au Maroc

L’homme «moderne» est né au Maghreb, il y a 300 000 ans

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le 10.06.17 | 12h00 Réagissez

Découverte sensationnelle au Maroc. L’homme de l’Adrar Irhoud, 100 km à l’ouest de Marrakech, s’est révélé être le plus vieux jamais découvert de l’espèce humaine.

L’homme, ses restes fossiles, affiche plus de 300 000 ans au compteur. Les cinq fossiles Homo sapiens retrouvés à Jebel Irhoud par une équipe d'archéologues marocains, allemands et français a donné ainsi un coup de vieux de 100 000 ans à l’espèce dont les plus vieux spécimens, les plus anciens fossiles, étaient — jusqu’à mercredi dernier, jour de l’annonce de la découverte — ceux d'Omo Kibish, 195 000 ans et de Herto, 160 000 ans découverts en Ethiopie.

Sur le site de la découverte, une ancienne carrière à ciel ouvert mais aussi un des plus prometteurs gisements archéologiques du Maroc, ont été mis au jour, en plus des fossiles d’Homo sapiens primitifs, des outils de pierre et de restes de faune. En tout, 22 fossiles d'Homo sapiens ont été retrouvés sur le site qui date des années 1960. Récemment des mandibules, des morceaux de crâne, un humerus provenant de trois adultes, un adolescent et un enfant avaient été mis au jour.

Dans deux articles publiés mercredi dans la revue spécialisée Nature, Daniel Richter, géochronologiste, entre autres, situera l’âge de ces découvertes atour de -300 000 ans. L’analyse à la thermoluminescence des silex brûlés retrouvés in situ, la méthode complexe de datation utilisée par les chercheurs, a permis à ces derniers de repousser de 100 000 ans les origines de l'espèce(humaine). «Cette découverte représente la racine même de notre espèce, l'Homo sapiens, le plus vieux jamais trouvé en Afrique ou ailleurs», a déclaré le Pr Jean-Jacques Hublin, directeur du département d'évolution humaine à l'institut Max Planck de Leipzig (Allemagne).

Coauteur des recherches avec le paléontologue Abdelouahed Ben Nacer de l'Institut national d'archéologie et du patrimoine (Maroc), le professeur Hublin (également professeur invité à la chaire de paléoanthropologie du Collège de France) a par ailleurs estimé que les cinq Homo sapiens retrouvés à Jebel Irhoud ne seraient pas les seuls représentants de l’espèce qui a peuplé l'Afrique à cette époque. Bien au contraire. «Maintenant ce qui est en train d'émerger est beaucoup plus troublant : la coexistence de groupes différents non pas dans des régions du globe différentes mais en Afrique», a expliqué (à l’AFP) Jean-Jacques Hublin.

«Ces découvertes suggèrent que l'origine de notre espèce implique vraisemblablement de nombreuses populations réparties en Afrique avec des échanges de gènes périodiques entre elles», affirmait par ailleurs Matthew Skinner de l’université du Kent au Royaume-Uni.

M. Az.
 
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