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25e anniversaire de la mort de Michel Berger

«Il incarnait une modernité musicale»

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le 08.08.17 | 12h00 Réagissez

«Il incarnait une modernité musicale»

Les années passent mais l’influence de l’interprète de La groupie du pianiste reste intacte. 25 ans ont passé. Le 2 août 1992 à Ramatuelle, Michel Berger mourait d’une crise cardiaque à l’âge de 44 ans.

Pour Europe 1, Yves Bégot, homme de télévision et de radio et auteur du livre Quelque chose en nous, de Michel Berger, revient sur l’influence du chanteur et son héritage artistique. «Avec Véronique Sanson, ils ont révolutionné la chanson française». Le paradis blanc, La groupie du pianiste ou encore Diego libre dans sa tête, tous ces tubes ont marqué l’histoire de la variété.
Plus que des mélodies ou de belles paroles, «Michel Berger incarnait une modernité musicale», souligne Yves Bigot. «Avec Véronique Sanson, ils ont révolutionné la chanson française, le swing rythmique et la manière de faire sonner le français sur la musique», explique-t-il. «Si l’on prend l’opéra-rock Starmania (co-écrit avec Luc Plamondon, ndlr), on se rend compte aujourd’hui que c’est d’une modernité démentielle. Le méchant Zéro Janvier, c’est fou comme il ressemble à Donald Trump», affirme Yves Bigot. Toujours une influence. «C’était un artiste tellement complet et complexe, on ne peut pas dire qu’il ait des héritiers», estime Yves Bigot.
 

UN HOMME-ORCHESTRE

Au-delà de la musique, Michel Berger était en effet un homme à tout faire, à la fois auteur-compositeur-interprète, mais aussi producteur de musique. Un parcours artistique qui a inspiré des trajectoires. «Même s’il n’a pas d’héritiers, il a bien sûr influencé des artistes. Pascal Obispo et Calogero sont les deux noms principaux qui me reviennent en tête», confie l’homme de télévision.

Sur Europe 1, vendredi dernier, Marina Kaye, qui a participé samedi à la soirée d’hommage de TF1 à Michel Berger, se confiait également sur l’artiste. «Je pense que c’est un chanteur qui parle à ma génération, car il a véritablement laissé son empreinte», indique la chanteuse âgée de 19 ans. Michel Berger est destiné à rester encore longtemps dans le paysage musical français. La carrière de chanteur de Michel Berger débute dans les années 1960, période des chanteurs yéyé, celle de Salut les copains. Mais après avoir enregistré des 45 tours qui ne rencontrent pas un grand succès, il retourne à son rôle de directeur artistique chez Pathé Marconi jusqu’à ce qu’il enregistre son premier album solo, Michel Berger communément appelé «Cœur brisé», en 1973, après le départ de Véronique Sanson. Seuls les titres Pour me comprendre et Attends-moi émergent de l’album. Le premier succès de Michel Berger date de 1973 avec Ecoute la musique (Quelle consolation fantastique) juste après sa rencontre avec sa nouvelle muse France Gall. En 1975, il connaît un succès mitigé avec l’album Que l’amour est bizarre, dont la chanson éponyme et Seras-tu là  ? qui sont les deux plus réussies. L’année suivante, seule la chanson Mon piano danse, extraite de l’album homonyme, connaît un modeste succès.
 

«Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux»

Mais c’est 1980 qui est l’année charnière pour Michel Berger, son nouvel album Beauséjour connaît trois grands succès publics : La Groupie du pianiste, Quelques mots d’amour et Celui qui chante. La même année, il monte sur scène au théâtre des Champs-Elysées, avec le même succès. Michel Berger aligne encore d’autres succès, comme Mademoiselle Chang, en 1981, Voyou et Les Princes des villes en 1983, Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux et Y a pas de honte en 1985. Après un concert au Zénith en 1986, année de la mort de ses amis, Daniel Balavoine et Coluche, il n’écrit à partir de cette période que des chansons pour France Gall, pour l’opéra-rock La Légende de Jimmy, et, en 1988, réalise avec sa propre équipe de musiciens la version d’Allah tirée de l’album de Véronique Sanson Moi le venin, figurant sur l’album, tandis que la version initiale, différente et plus courte, sort sur un simple CD maxi. Ce titre est censuré, et la suite de l’affaire des Versets sataniques de Salman Rushdie lui vaut de recevoir des menaces de mort. La chanson raconte le périple d’une femme kamikaze interprétée dans le clip par Hiam Abbass. Pour les auteurs de ces menaces, la chanson est sacrilège, alors que selon la chanteuse, c’est une chanson pacifiste. Il revient en tant que chanteur avec l’album Ça ne tient pas debout, dont Le Paradis blanc en 1990, qui sera son dernier succès en solo.

Superficiel et léger ? Non !

Dans Lunettes noires pour nuits blanches, en 1990, il raconte que le premier disque qu’il a acheté était de Ray Charles. Deux autres succès se trouvent dans l’unique album enregistré en duo avec France Gall, en 1992 : Superficiel et léger et Laissez passer les rêves. A la fin de l’année 1984, Michel Berger manifeste un certain intérêt pour le cinéma. Beaucoup de ses proches diront que le chanteur allait vers «une vie derrière la caméra». Désireux d’apprendre à manier l’outil cinématographique, il réalise en 1987 et en 1988 le clip de France Gall Babacar, celui de Papillon de nuit. Au début des années 1990, il rencontre Jacques Kerchache. Les deux hommes ont un intérêt commun : la place de l’artiste dans la société. Ils travaillent ensemble à l’écriture d’un film Totem, mais le projet n’aboutit pas à cause de la mort du chanteur.
 

AFP /synthèse
 
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