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Classement du couscous par l’Unesco

Des réunions d’experts maghrébins prochainement

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le 23.01.18 | 12h00 Réagissez


Des réunions sont programmées prochainement entre experts issus des pays du Maghreb arabe, dans le cadre du projet de classement de leur patrimoine culinaire commun, le couscous, comme patrimoine commun de l’humanité, par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), a annoncé le directeur du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH), Slimane Hachi.

«Le dossier du classement du couscous en tant que patrimoine universel est un projet commun aux pays du Maghreb. Son montage est en cours et des réunions d’experts de ces pays se tiendront prochainement», a déclaré à l’APS M. Hachi. «Ce classement fera la lumière sur l’ancestralité de ce plat plusieurs fois millénaire et sur sa trans-culturalité, car il appartient à plusieurs peuples. Il a résisté au temps et au changement et est demeuré authentique sans être figé», a commenté, de son côté, la chercheure au dit centre, Ouiza Gallèze. Le classement «éventuel» de ce patrimoine sur la liste universelle, lequel «doit intégrer au moins les pays du Maghreb», sera, en outre, «une reconnaissance et un moyen de raffermir les liens solides entre les peuples, dans le sens où ils répondent aux mêmes traditions par les mêmes expressions culinaires.

Car, comme tout élément culturel, le couscous est un moyen de rapprochement entre les peuples», a ajouté cette spécialiste en patrimoine culturel. Elle explique que «l’exigence de l’Unesco est l’appropriation et le sentiment d’appartenance que les communautés doivent exprimer envers l’élément», objet de classement, avant de relever que le couscous représente «un composant de l’identité culturelle, symbolisant l’offrande et marquant les grands événements heureux ou tragiques, aux niveaux familial et communautaire».

Pour ces peuples, le couscous est «un moyen d’exprimer leur solidarité, mais aussi leur rapport à la nature», a-t-elle poursuivi, considérant que les Etats maghrébins «gagneraient à lancer en commun une étude de grande envergure pour cerner tous les contours de ce patrimoine commun».

Jusque-là, a-t-elle regretté, celui-ci a seulement constitué le thème partiel ou total de plusieurs écrits. Interpellée par ailleurs sur la valeur économique de cet héritage ancestral, Mme Gallèze considère que le couscous «est, dans son étendue, plus important que le pétrole, qu’il a dépassé les limites frontalières et revêt une reconnaissance internationale, dans la mesure où il est présent sur les cinq continents». Au fur et à mesure de son développement, ce plat «s’est industrialisé et enrichi dès lors qu’on le retrouve associé à toutes les viandes». «Ce pourquoi, a-t-elle fait remarquer, le distinguo entre le couscous plat, à la mode et l’originel, le végétarien ou avec peu de viande, est nécessaire, étant donné qu’il ne s’agit pas de chercher le meilleur ou le plus cher plat, mais celui auquel le génie humain a donné de la saveur». Un couscous auquel, également, «la tradition donne du sens et l’histoire une raison d’être», a-t-elle poursuivi, insistant sur le rôle essentiellement féminin quant à la perennité de ce précieux legs.

A la question de savoir comment les Etats concernés peuvent en tirer des dividendes économiques, elle a souligné la nécessité d’une «volonté politique» pour ce faire, tout en notant que le couscous peut être «propulsé» en Algérie dans le cadre du secteur touristique.

APS
 
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