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Une série pour le ramadhan

Daech au féminin

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le 27.05.17 | 12h00 Réagissez

L’univers violent et cruel des femmes djihadistes de Daech constitue la trame d’une série télévisée pour le Ramadhan, sur laquelle un groupe audiovisuel saoudien fonde de grands espoirs.

La superproduction Corbeaux noirs est lancée par le groupe MBC, deux ans après un premier essai en 2015. L’un des épisodes de la série Selfie sur le groupe Etat islamique (EI) avait alors remporté un franc succès sur les chaînes du groupe de télévision, engagées dans une course folle à l’audience pendant le mois de jeûne. Cet épisode racontait l’exécution d’un père par son propre fils, qu’il était allé chercher sur le front dans les rangs de l’EI. Le père avait auparavant refusé de commettre un attentat, ratant ainsi son examen de passage  au sein du groupe djihadiste.   Traité dans un style humoristique, l’épisode avait provoqué des menaces de mort contre ses acteurs, preuve qu’on ne peut pas toujours rire de l’EI, dont l’acronyme en arabe est Daech. La nouvelle série Corbeaux noirs a mobilisé d’énormes moyens et coûté la bagatelle de 10 millions de dollars. Elle raconte des exactions commises par les femmes de Daech sous «le califat» autoproclamé par les djihadistes sur les larges pans des territoires irakien et syrien conquis à l’été 2014. «Il a fallu une année de recherches et six mois de tournage», précise Mazen Hayek, porte-parole du groupe MBC basé à Dubaï.

Selon lui, la série s’inspire de faits réels et se veut didactique. «Nous  avons voulu reproduire des faits réels qui touchent les téléspectateurs et reflètent le visage hideux du terrorisme», explique-t-il. Tournée en grande partie au Liban, avec des acteurs de différents pays  arabes, la série dénonce les «méthodes utilisées par l’EI pour attirer des adeptes sous le couvert de la religion musulmane», souligne le groupe dans un communiqué, en présentant la superproduction. Selon des extraits visionnés, les épisodes montrent des violences crues de femmes de Daech, comme l’exécution de sang-froid par une inspectrice de l’organisme de la Hisba (police) d’une commerçante, dont la seule faute est de proposer à la vente des assiettes portant des images d’animaux. Dans un autre épisode, un groupe du même corps fouille les femmes à un barrage, leur reprochant de ne pas porter de gants et d’utiliser des téléphones portables, un «outil satanique». De même, «les parfums mènent à l’adultère» et «le maquillage est réprouvé par l’islam». Dans un troisième épisode, on voit des enfants soldats s’entraîner au tir à balles réelles, en visant des prisonniers de Daech. Pour Fadi Ismaïl, directeur général de la société de production, «les scènes choquantes de la série télévisée peuvent attirer ou révulser le téléspectateur mais sans jamais le laisser indifférent».

 
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