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«Blanche Algérie» en théorie «Noire Algérie» en pratique

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le 19.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	C’est trop beau de voir un tel processus sur papier en tant que la règle de l’art et de droit de «Blanche Algérie», mais la réalité est tout autre, le droit n’existe pas sinon  il est piétiné, ignoré ou je ne sais quoi pour devenir en fin de compte  «Algérie blanche»…
C’est trop beau de voir un tel processus sur papier en tant que la...

Par Benallal Mohamed

Elu à l’APC de Bensaf


«Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.»          A. Einstein

Beni Saf pouvait, peut et pourrait avec ses propres moyens d’hier et d’aujourd’hui se positionner, s’ambitionner et se passionner sur plusieurs dimensions puisqu’elle représente en elle-même des diversités tant économiques, écologiques et culturelles contenues dans la ville. Beni Saf est une ville côtière qui unit géographiquement l’eau salée de la Méditerranée, celle de la mer bleue avec du solide teinté en vert amazonien, c’est une ville balnéaire, une ville de fer, une ville de pêche, une ville de tourisme, une ville du basket, et enfin chose qui se ne dit pas et ne devrait pas se faire, c’est une ville devenue sale par la bassesse et la démission sinon la défaillance de ses occupants et surtout ses responsables locaux qui salissent et qui refusent de nettoyer et de reconnaître la ville en tant que gisement de richesse. Actuellement,

Beni Saf vit dans des crises multidimensionnelles, la crise environnementale est la plus affûtée. Par une prolifération généralisée de déchets urbains et même industriels sur les parages de la ville suivie d’une détérioration du cadre de vie chagrinante et même pitoyable, une morbidité de son patrimoine, un dépérissement de ses vestiges historiques. La pollution est au rouge avec le crachat de la poussière dégagée par la cimenterie que l’on désire encore agrandir pour mieux nous asphyxier. Des actions lentes ne sont pas prises en considération, alors comment veut-on parler d’actions d’urgence rapide ? «Un problème créé ne peut être résolu en réfléchissant de la même manière qu’il a été créé.» A. Einstein. Une nouvelle «petite politique» mise en place par les pouvoirs publics visant à inciter les gens et non les citoyens à adhérer à des actions de bienfaisance moyennant une gratification pour le respect du bien «propre», l’entretien du milieu, d’une part, et lutter contre le chômage local, d’autre part, pour que le cadre contextuel soit harmonieux, ordonné et propre dans ses dimensions urbanistiques, environnementales et sociales pour aller le plus loin possible et effacer tout ce qui est exécrable, fâcheux, impropre, préjudiciable, invivable, incorrect, affreux, agressif, caustique, corrompu, critiquable, déplorable, désagréable, et enfin vilain. «Les grands esprits ont toujours rencontré une opposition farouche des esprits médiocres.» A. Einstein.

Ces différents qualificatifs parementés dans le quotidien par des verbes conjugués en action dans la forme négative pour cultiver le mal. Ce mal quotidien combiné malheureusement avec l’économie pour générer par des dispositifs créateurs d’emplois supplémentaires afin que la croissance économique vive dans un cadre de vies excellentes où la propreté redessine une nouvelle moralité apaisante dans un nouveau cadre de vie sain. Pour ces responsables locaux, il leur manque la logique de la pensée et la dialectique de l’action positive. «La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne.

La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : rien ne fonctionne… et personne ne sait pourquoi !» A. Einstein. Ce qui est conçu dans la haute sphère décisionnelle est acceptable, ce qui est décidé au niveau moyen est circonspect ou précautionneux, et ce qui est fait dans le terrain au niveau local est autrement de ce qui a été conçu et décidé avec un seul dénominateur commun, l’argent coule toujours et très souvent sans contrepartie et dont la régulation, l’évaluation et la surveillance sont quasi absentes, malgré la teneur des clauses du code des marchés, celui qui surveille l’argent contrôle forcément les hommes. Devant cet état de fait, les collectivités locales ont pris en charge ce cadre de l’opération «Blanche Algérie» gérée par l’Agence de développement social (ADS) que l’APC et la commune de Beni Saf appellent ou nomment «l’Algérie blanche», alors qu’en réalité elle ne l’est pas…

L’action «Blanche Algérie» consiste à mettre en œuvre tout un dispositif d’insertion socioprofessionnelle facilitant la création de micro-entreprises dans le but de fournir des prestations permettant la préservation et la prévention d’un environnement géographique et social sain et propre et, d’autre part, résorber le chômage au niveau des quartiers d’une commune donnée. La destination de «Blanche Algérie» se fait prioritairement et principalement au profit de chômeurs pour le bien de la cité.

L’impact demeure, d’une part, l’amélioration du cadre de vie du citoyen et, d’autre part, la lutte contre le chômage, tout en offrant des opportunités d’intégration des jeunes chômeurs par le biais de la création de leur propre micro-entreprise, ou leur permettre d’exercer un travail rémunéré au SNMG, la finalité consiste aussi à restaurer la moralisation de la valeur travail dans sa norme universelle, sociétale et réglementaire. Un dispositif piloté par l’administration communale. Le dispositif se conjugue par un comité de pilotage communal, il est institué par la réglementation qui est méconnue par la majorité des élus locaux et même par l’administration locale. Ce comité est en principe (réglementairement) installé dans chaque commune par le président d’APC, et se compose de :

Deux élus locaux ;


l un représentant du bureau communal de l’action sociale ;
l le gestionnaire du filet social ;
l trois représentants de quartier ou d’association. Ce comité inexistant dans le fait est chargé par principe réglementaire de :
l élaborer la fiche technique spécifique du projet (de définir le périmètre géographique et environnemental) d’intervention ;
l proposer les dossiers de candidatures et la transmettre au comité de pilotage de wilaya pour étude et validation.

C’est trop beau de voir un tel processus sur papier en tant que la règle de l’art et de droit de «Blanche Algérie», mais la réalité est tout autre, le droit n’existe pas sinon il est piétiné, ignoré ou je ne sais quoi pour devenir en fin de compte «Algérie blanche»… Que la tutelle ne suit, n’évalue et ne surveille pas les choses comme il se doit, car l’écart manquant de ce qui est contenu dans la règle de droit et ce qui est pratiqué dans le vif du terrain est cataclysmique, mais personne ne dit mot et l’argent coule en dehors du service qui devrait être en principe effectué. Ce comité n’existe pas ! donc, pas d’évaluation ni de contrôle pour l’amélioration et l’efficacité est ailleurs dans la rente ! Les artisans, entrepreneurs, ou micros-entreprises sont, suite à l’entérinement de leurs dossiers administratifs, affectés pour intervenir au niveau des quartiers de la commune pour l’entretien, l’assainissement (curage, débouchage, réparation, désinfection…), l’entretien des espaces verts, ainsi que les places publiques du quartier ou de la ville, le nettoyage des rues. Il est aussi signifié de procéder au tri et à l’acheminement des déchets ménagers.

Ces différentes opérations sont contenues dans le cahier des charges du maître de l’ouvrage. La culture est ailleurs, mais l’argent est dans la poche. Ces actions quotidiennes et continuelles et en rapport avec les habitants du quartier, de l’iman du quartier, des sages du quartier, des enfants du quartier, enfin des habitants du quartier encouragent, favorisent, suscitent et incitent à la fois de nouvelles et bonnes habitudes pour une nouvelle culture environnementale dans chacun des quartiers composant la commune ou bien la ville, mais en vain, personne de ces acteurs sociaux cités n’est au courant de ce phénomène ou procédé géré par la petite maffia de la commune. Le prix du projet «Blanche Algérie» affecté à un tâcheron (artisan-micro-entreprise-entrepreneur) est fixé conventionnellement en HT à : 726 300,00 DA pendant une période de 3 mois renouvelable quatre fois, tout en employant sept ouvriers, en principe des chômeurs pour assurer cette mission ou tâche contenue dans le cahier des charges.

Ces 7 ouvriers percevront le SNMG, soit 18 000 DA/mois. Ils devront être en principe issus du même quartier. Les moyens (fournitures et outillages, tenues de travail…) devront être prises en charge en commun par la commune et le ministère de la Solidarité nationale. En pratique, les travailleurs sur le terrain sont rémunérés en deçà du SNMG et la plupart ne sont pas assurés auprès de la CNAS, ceux qui figurent dans les états de situation pour la facturation n’ont jamais travaillé, les dossiers de certains soi-disant travailleurs figurant dans les états comptables sont puisés des dossiers du service social communal, cas recensé à la commune de Beni Saf. En 2005 fut créé le dispositif «Blanche Algérie». L’objectif recherché par cette opération qui a été lancée en 2005 est bien sûr la création d’emplois destinés aux jeunes chômeurs de 18 à 40 ans qui n’ont aucune situation.

C’est une forme noble pour l’insertion de chômeurs et surtout des nécessiteux (théorie keynésienne), c’est aussi la création de micro-entreprises spécialisées dans l’environnement dont notre quotidien qui a tant besoin pour vivre dans un cadre de vie sain, propre à la croissance tant touristique, environnementale et surtout économique. L’aveu de la ministre de la solidarité, qui avait avancé lors de la session du printemps de l’APN que pour la seule année de 2015 (source quotidiens nationaux), il y avait 5999 micro-entreprises de «Blanche Algérie», soit la création de 47 992 postes de travail. En 2016, 3042 micro-entreprises créées avec la création de 24 336 postes de travail pour un coût de 10,5 milliards de DA.

Le bilan devrait être fait depuis 2005 pour bien montrer l’insuccès, le ratage, la faillite et la déconfiture totale de ce programme non maturé. La richesse créée par la valeur ajoutée positive, le dénuement par la valeur ajoutée négative ! Par ailleurs, un autre raisonnement global et par récurrence nous conduit à dire :

sachant par hypothèse que dans chaque commune, par supposition, l’Etat consacre : 10 «Blanche Algérie (B. A.)» - soit 1541 communes d’Algérie x1 0 B. A. = 15 410 B. A. Chaque B. A. emploie 7 ouvriers, soit : 7 x
15 410 B. A. = 107 870 postes d’emploi

Pour un coût de 15 410 x 3 399 084 DA/an = 52 379 884 440 DA/an
Le coût avancé depuis 2005 à 2015 = 520 379 884 440 A, abstraction faite de l’opération ou programme «TUP-HIMO». D’autres dispositifs d’emploi ont été mis en application (PID, CID, Daip, Dais, Ansej et Angem), et le résultat en termes de créations de valeur ajoutée de préservations de l’environnement reste mitigé selon la presse (source), cette façon de voir et calculer ce coût n’est qu’une allusion pour estimer un coût inflationniste dont la valeur ajoutée du service est en deçà sinon négative.
 

La médiocrité et le laxisme comme critères de gestion

En effet, l’ administration en tant que maître de l’ouvrage (DAS,) octroie au maître de l’œuvre (P/APC) qui gère injustement ce dispositif que le cocontractant( tâcheron) devrait en principe, et ce, conformément au cahier des charges, insérer les jeunes demandeurs d’emploi pour une prestation contenue dans son contrat, les artisans en profitent conjointement avec le maître de l’œuvre d’un partage de la manne conventionnelle sans fournir de prestations convenues et c’est l’Etat qui prend en charge les rémunérations pour des recrutements ouvriers fictifs, c’est-à-dire signalés dans les situations, mais c’est le tâcheron qui détourne la cagnotte destinée aux ouvriers figurant dans les situations mais n’ont fourni aucun travail, car le P/APC appose sa signature du service fait en complicité avec le responsable du service technique qui devrait avoir en principe un programme préétabli pour tout suivi. L’absence de programme établi, le non-respect des articles contenus dans la fiche technique du cahier des charges font que le paiement se fait dans son intégralité conformément aux clauses de la fiche technique du cahier des charges, et le résultat du service reste en deçà par un manquement flagrant.
 

La fraude à ciel ouvert

Cette situation se pratique réellement et frauduleusement de la façon décrite au niveau de la commune de Beni Saf où dans la liste d’émargement des ouvriers bénéficiaires figurent des personnes fictives qui en principe devront percevoir leur gratification de
18 000 DA (art. 07 du cahier des charges), la situation des travaux n’est pas conforme à la réalité, alors que l’attachement n’est que la photocopie de ladite situation des travaux mesurés au mètre carré près. Les opérations citées dans la fiche technique du cahier des charges, à savoir le plasticage, le chaulage des arbres, le curage des avaloirs et l’entretien des espaces vert et des aires de jeu ne sont pas effectuées. En plus de «Blanche Algérie», soit plus d’une vingtaine d’ouvriers, le P/APC procède à la concession pour le nettoyage des plages, une autre dépense inutile approuvée par l’APC et le chef de daïra.

L’administration porte le chapeau de la complicité Les dires du premier responsable (P/APC) de Beni Saf en pleine séance de travail nous a confirmé que le rapprochement entre travail effectif des ouvriers et la désignation des tâches de la fiche technique n’a jamais était fait, le SG ne sait à quoi s’en tenir ; les situations étaient signées sans aucun rapprochement (absence de programme, de suivi, de contrôle et d’évaluation) et cela insinue bien des choses dans leurs anormalités que les salaires des ouvriers ne sont jamais versés à qui de droit.

Et si jamais ils font un petit service quand un ministre ou un «grand» responsable fait une brève visite, les ouvriers non déclarés sont payés à la journée en dessous du prix réglementaire. Le contrôle est une valeur issue de la compétence. L’absence de suivi et de contrôle de la part, que ce soit de la direction générale de l’ADS ou bien de l’APC pose problème et même de la tutelle, un chef de daïra qui ne conçoit guère ce mal ! En tout état de cause, ces dysfonctionnements constatés dans le principe de ce mécanisme crée des préjudices en termes pécuniaires, humains et en valeur morale, puisque cet investissement consenti dans ce sens pour la jeunesse désœuvrée s’avère vain et inutile quand tout contrôle n’est pas pris en considération pour une meilleure efficacité et cela fausse même les statistiques de l’Etat quant au nombre d’emplois fictifs déclarés officiellement.

Le parfait n’existe pas, mais au moins... Il est certain qu’il existe des contraintes comme partout ailleurs, dans n’importe quelle opération ; dans certaines communes, elles recèlent probablement un déficit de «tâcherons» qui se fait sentir grandement. Il existe aussi et surtout cette grande difficulté quant à la constitution d’un chantier de 7 ouvriers conforme aux clauses du cahier des charges, mais avec deux ou trois ouvriers, ce qui est constaté réellement, dans l’équipe restreinte, elle peut éventuellement fonctionner et le paiement se ferait proportionnellement au nombre d’ouvriers et non masquer la réalité avec du faux pour percevoir un trop-perçu généralement destiné pour la constitution de pots-de-vin. L’absence de contrôle et de suivi des chantiers reste la pierre angulaire. Car si le contrôle se fait normalement, le programme procure des avantages appréciables pour la promotion des jeunes chômeurs au statut même de tâcheron, mais aussi au niveau du contexte géographique et environnemental du quartier et même social s’il est suivi par une communication et information environnementale, chose qui manque le plus,  mais elle est faisable si les choses marchent avec les idées et non avec l’argent.

Nouvelle disposition pratique

Par ailleurs, au niveau de la commune de Beni Saf, il a été mis en place une nouvelle organisation pour faire impliquer plus les délégués communaux où chaque délégué est tenu de prendre en charge un quartier distinct, tout en agissant en qualité de premier responsable du quartier (articles 134-135 du code communal), et ce, dans tous les domaines ayant un rapport avec le cadre de vie des citoyens du quartier (environnement-social-économique-culturel-sportif…) et en particulier la gestion directe de l’opération «Blanche Algérie» pour l’entretien des espaces verts, du nettoyage, du chaulage et autres faisabilités utiles au quartier de façon à ce que les clauses du cahier des charges et les articles de la fiche technique soient conformes dans leur application, dans la pratique et dans sa faisabilité conformément au PV de réunion des délégués et des artisans de «Blanche Algérie» daté le 12/11/2015.
 

Une meilleure traçabilité

Dans le même ordre d’idées, et plus particulièrement le P/APC de Beni Saf avec ses vice-présidents concernés, surnomment ce dispositif de la façon suivante «Algérie Blanche». Ils le géraient de manière sournoise en dehors des règles, des normes et de l’administration, mais aussi de les règles de l’art afin de tirer le maximum de dividendes à leur profit avec la connivence des tâcherons complices (cousins-épouses-amis…) moyennant un pourcentage-rentier. Certains délégués communaux de Beni Saf voulaient l’appellation d’origine, c’est-à-dire «Blanche Algérie» conformément à la règle de droit et mentionné dans les textes originaux avec en plus la conformité du cahier des charges et sa «praticabilité» sur le terrain à la virgule près.

La morale piétinée par les valeurs négatives

Devant cet état de fait, tous les défauts et vices antérieurs sont apparus en face, ils ont été suivis de toutes de tractations pour que la situation reste inchangée, c’est-à-dire vous avez bien compris Monsieur ! Eh bien non, vous travaillez selon les règles contenues dans le cahier des charges et vous serez gratifiés après le service fait selon le nombre d’ouvriers avec un respect total de la lettre de la direction des activités sociales et la solidarité de la wilaya de Aïn Témouchent n° 2042/2015 datée du 23/11/2015 portant sur les 8 heures de travail journalier alors que d’habitude ils ne faisaient en pratique que moins de 3 heures par jour pour ceux qui activaient occasionnellement dans le travail de «Algérie Blanche».

Enfin, certains délégués communaux ont voulu pour que leur quartier soit moins sale, ils demandent qu’«Algérie blanche» redevienne «Blanche Algérie» conformément à la règle de l’art et sollicitent vivement l’ouverture d’une enquête approfondie pour cette «Algérie Blanche» qui a sali bien des quartiers, les idées, les mœurs et la moralité des gens de la ville de Beni Saf… L’APC et le SG de la commune de Beni saf ont toujours refusé de débattre de la règle de ce dispositif et d’apporter des éléments de réponse pour que la transparence du mécanisme de l’Algérie blanche soit bien adapté et la conformité de ces actions !    

 
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