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Algérie, un patrimoine culturel à l’abandon

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le 23.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	Malgré ses richesses naturelles et historiques, l’Algérie peine toujours à mettre en avant ses atouts touristiques.
Malgré ses richesses naturelles et historiques,...

Par Nouha Benkouider (*)

L’exploitation de son patrimoine représenterait pourtant une manne financière alimentant plusieurs secteurs économiques et projets de développement pour le pays. Dans une précédente étude, Jumia Travel mettait en avant le potentiel touristique de l’Algérie et démontrait la nécessité de créer des organismes pour la protection et la promotion du patrimoine national sous un label servant à donner au pays le statut touristique international qu’il mérite.

Aujourd’hui, le site de réservation d’hôtel en ligne fournit une autre analyse du secteur, et le constat est déplaisant. L’histoire a doté l’Algérie de nombreux vestiges dont sept sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Ces empreintes d’un autre temps sont pourtant sur le point d’être déclassés par l’organisme qui constate avec désarroi l’état d’abandon dont ils souffrent : Timgad est un site en péril, Madaure, Tébessa, Lambèse, Medracen et la Mansourah ne sont pas entretenus et continuent de se dégrader. La Casbah n’est plus que l’ombre d’elle-même et les vieilles villes de Constantine ou d’Oran, malgré une petite restauration de façade, sont encore loin de renaître. Outre son patrimoine historique, le pays dispose pourtant d’un potentiel extraordinaire : 282 sites thermaux, dont 61% de sources d’eau minérale naturelle au Nord et 39% de sources d’eau souterraine au Sud, un emplacement stratégique dans le bassin méditerranéen qui lui offre la possibilité de se lier en partenariat avec les pays voisins pour des projets de lignes maritimes, et une diversité culturelle très attractive. Jusqu’à présent, 1 670 projets touristiques ont été accrédités, mais seulement 584 sont en cours de réalisation.

Développement local et gisement d’emplois

Cette lenteur pénalise le secteur et accentue le besoin d’accorder le droit d’exploitation à des firmes privées, en vue d’encourager la création de plus d’entreprises algériennes, mais aussi la concurrence entre les prestataires du secteur, menant ainsi inéluctablement à l’amélioration des infrastructures et une meilleure maîtrise des coûts du produit touristique. La réalisation de ces projets apporterait également une solution au chômage, car un complexe touristique de 120 hectares pourrait employer 390 salariés, voire plus. A l’échelle nationale, ce nombre serait multiplié et induirait la diminution du chômage dans les secteurs liés indirectement au tourisme. Le développement du secteur passe par l’amélioration de ses infrastructures, la protection de notre héritage culturel et son exportation, ainsi que le maintien de standards qualitatifs à la hauteur des exigences internationales, et ce, dans l’optique d’orienter les Algériens vers le tourisme national, de le rendre plus attractif, et changer le regard que portent les étrangers sur l’Algérie.


 

(*) Public relations & SM manager at Jumia Travel

 
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